3. Ahl ul Bayt et 'Ali dans le Coran et le hadith (sunnite)

Verset coranique de la Purification des Ahl ul Bayt (Famille du Prophète) 

Allah dit : « Obéissez à Dieu et à Son Prophète ! Dieu ne veut que vous éviter l’impureté, ô vous gens de la Maison (Ahl-ul-Bayt), et vous purifier excellemment. » (Coran, 33 : 33) 

Lorsque ce verset (33 :33) a été révélé au Prophète dans la demeure de Umm Salma, il invitera Fatima, Hassan, Hossein, à se glisser sous une couverture, placera Ali derrière lui et le couvrira aussi. Puis le Saint Prophète dira :

« Ô Dieu ! Ce sont là mes Ahlul Beyt – Les Gens de ma Demeure, tiens-les à l’écart de toute souillure, accorde-leur la pureté et purifie-les minutieusement. Alors, Umm Salma qui était présente demandera : « Ô Messager de Dieu ! Est-ce que je fais partie des membres dela Demeure ? » Il répondra : « Tu possèdes ta position propre en bonté et bienfait. »

(Sunan At-Tarhmidhi, source sunnite, Tafsir Al-Qur’an, no. 3129) 

Abû-l-Hamrâ’, cité par al-Tabarî, témoigne: « Pendant six mois, le Messager d’Allah s’arrêta au niveau de la porte de ‘Alî et de Fâtimah, pour dire: “O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.”»
(Source sunnite : Jâmi’ al-Uçûl, tome IX, p. 156, rapporté d’al-Tirmithî, , dans son “Çahîh“, lequel cite Anas ibn Mâlik, qui dit : « Lorsque ce Verset a été révélé, le Messager d’Allah passait par la porte de Fâtimah chaque fois qu’il allait à la Prière -et ce pendant près de six mois- et il disait: “A la Prière! O Ahl-ul-Bayt! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.”.» Cité également par al-Hâkim dans “Al-Mustadrak”, tome III, p. 158, qui l’a qualifié de”sain” (Çahîh).

Hadith al-Thaqalayn  (Les deux Poids : le Coran et Ahl ul Bayt) 

Le Messager de Allah (P) a dit : «  Certes, je laisse parmi vous ce par quoi, si vous vous y accrochez, vous ne serez pas égarés 1 : le Livre de Allah (Exalté soit-Il), une corde tendue 2 (du ciel à la terre), et le cercle réduit de mes proches (‘itratî), les Gens de ma Demeure. Et ils ne se sépareront pas 3 jusqu’à ce qu’ils me rejoignent dans le Bassin 4. » 

[1] La condition pour ne pas être égarés est que le Livre est la Vérité complète et qu’il ne contient aucune erreur. Cette condition se rapporte donc également aux Imams qui ont été créés infaillibles afin de ne commettre aucune erreur, sinon il n’y a aucune garantie qu’en suivant leur exemple et leur enseignement on ne soit pas égaré. 
(2) Corde à laquelle on s’accroche pour s’élever avec effort. 
(3) Ils ont été créés ensemble depuis le début, et on ne peut comprendre le Coran que par les Gens de la Demeure, à savoir les Imams. Lire le Coran tout seul n’est donc pas suffisant. 
(4) Le Jour du jugement, les gens attendront d’être jugés, seront trempés de sueur, plus ou moins en fonction de leurs actes. Seul le Prophète a reçu un Bassin pour y boire, protégé par les anges qui n’autoriseront que certains humains à s’y désaltérer, en fonction des signes qu’ils auront reçus.  Dans une autre version, le Saint Prophète (saw) dit : « Je vous laisse les Deux Poids (al-Thaqalayn) : le Livre d’Allah, et ma Famille, les Gens de ma Maison (Ahl ul Bayt). Celui Qui est Doux [Allah] m’a informé qu’ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils reviennent vers moi près du Bassin [le Jour du Jugement]. Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi. » (Cité par Ahmad ibn Hanbal) Selon al-Chibrâwî al-Châfi’i, dans son livre : Al-At-hâf bi-Hobb al-Achrâf  « Muslim, Al-Tirmithî… et al-Hâkim) ont rapporté ce témoignage de Zayd ibn al-Arqam : « Un jour, le Messager d’Allah a prononcé un discours au milieu de nous.  Après avoir loué et remercié Allah, il a dit : « Ô Gens ! Je suis un être humain. Bientôt un Messager de mon Seigneur viendra et je répondrai. Je vous laisse les (deux) Thaqalayn : le premier est le Livre d’Allah, dans lequel il y a la Bonne Orientation et la Lumière. Prenez donc le Livre d’Allah et attachez-vous y fermement ! Et il ajouta : « Et les Gens de ma Maison. Je vous rappelle Allah par les Gens de ma Maison (Ahl ul Bayt) ! » 

Verset coranique de la Walaya de ‘Ali 

« Vous n’avez pas de Maître (Waliy) en dehors d’Allah et de Son Prophète, et de ceux qui ont accepté la Vérité : ceux qui font la Prière et qui font l’aumône pendant qu’ils s’inclinent humblement. Ceux qui prennent pour Maîtres Allah, Son Prophète et ceux qui ont accepté
la Vérité : voilà ceux qui forment le parti d’Allah, et qui seront les vainqueurs
! » (Sourate al-Mâ’idah, 5 : 55-56)

Selon Al-Zamakh-Charî, dans “Al-Kach-châf”: « Ce Verset a été révélé à propos de ‘Alî (qu’Allah ennoblisse son visage) lorsqu’un mendiant l’a sollicité pendant qu’il était en position d’Inclination dans sa Prière, et qu’il a laissé tomber pour lui sa bague -qui flottait à son petit doigt- sans interrompre sa Prière.[1] (A-Zamakh-charî, “Al-Kach-châf”, tafsîr Sourate al-Mâ’idah, V.55.) 

Citant Al-Kalbî, et parlant des circonstances de la Révélation de ce Verset : «Vous n’avez pas de Maître en dehors d’Allah et de Son Prophète, et de ceux qui croient : ceux qui font la Prière et qui font l’aumône pendant qu’ils s’inclinent humblement. », Al-Wâhidî a écrit: « La fin de ce Verset concerne ‘Alî (que la Satisfaction d’Allah lui soit acquise), car il a donné sa bague à un mendiant pendant qu’il se trouvait dans la phase d’Inclination de sa Prière.» Al-Wâhidî, “Les Circonstances de la Révélation”, Sourate al-Mâ’idah, Verset 55. Un grand nombre d’ouvrages de tafsîr et de hadith ont affirmé que ce Verset a été révélé à propos de ‘Alî.

Verset coranique : Les détenteurs de l’autorité (Uwlî l-Amr) sont ‘Ali et les Imams de sa descendance  

Les récits et les narrations successives et concordantes ont confirmé l’institution de ‘Ali (a. s.) successeur du Messager (SAW) et que les détenteurs de l’autorité signalés par le verset coranique précité n’étaient que ‘Ali et les Imams parmi sa descendance. « Ô vous qui croyez! Obéissez à Allah! Obéissez à Son Messager et à ceux qui détiennent l’autorité (Uwlî l-Amri) parmi vous ». (4 : 59) Les récits suivants le confirment aussi: D’après Shawâhid At-Tanzil, ‘Ali demanda au Messager d’Allah: «Qui sont-ils?». «Tu es le premier d’entre eux», répondit-il. D’après Mujâhid, «les détenteurs de l’autorité parmi vous», il s’agit de ‘Ali b. Abî Tâlib que le Messager d’Allah (SAW) désigna après lui à Médine. Allah ordonna alors à Ses serviteurs de lui obéir, de ne pas être en désaccord avec lui.  «Que dis-tu de ce verset « Ô vous qui croyez! Obéissez à Allah! Obéissez à Son Messager et à ceux qui détiennent l’autorité (Uwlî l-Amri) parmi vous » (4 : 59)?, demanda Abû Baçîr à Abî Ja’far. – Ce verset fut révélé à propos de ‘Ali b. Abî Tâlib, répondit-il. – Les gens disent: qu’est ce qui L’empêcha de nommer ‘Ali et Ahl-ul-Bayt dans Son Livre?, redemandai-je.  – Dis-leur: Allah a descendu sur Son Messager les Versets relatifs à la prière sans préciser s’il s’agissait de trois ou de quatre “Ra’kat” inclinantes. Et c’était le Messager d’Allah qui en donna l’explication. Le verset (4 :59) fut révélé à propos de ‘Ali, Hassan et Hussayn et le Messager d’Allah (SAW) dit à sa Communauté: « Je vous recommande le Livre d’Allah et Ahlul-Bayt. J’ai demandé à Allah de ne les séparer qu’une fois revenus à moi au Bassin (paradisiaque) et IL m’a exaucé ». 

Hadith sur Ahl ul Bayt, successeurs du Prophète (saw) 

Selon al-Tabarânî, dans “Al-Awsat”, Ibn Hajar a dit : « La dernière chose que le Prophète a dite est ceci : “Trouvez, dans les Gens de ma Famille (Ahl ul-Bayt), ma Succession.” » Selon Zayd ibn al-Arqam, cité par Muslim, al-Tirmithî et al-Nasâ’î, le Prophète a dit : « Je vous rappelle Allah par les Gens de ma Famille (Ahl ul-Bayt).» Selon l’Imam ‘Ali, cité par al-Khatîb dans son “Ta’rîkh”, le Prophète dit : « Mon intercession en faveur de ma Ummah dépend de l’amour [qu’elle éprouve] envers les Gens de ma Maison (Ahl ul-Bayt). »  Selon Ibn ‘Abbâs, cité par al-Tabarânî, le Messager d’Allah a dit : « Aucun serviteur n’aura fini de rendre ses comptes avant que quatre questions lui aient été posées : comment il a passé sa vie, comment il a occupé son corps, comment il a gagné et dépensé son argent, quelle affection il éprouve envers nous Ahl-ul-Bayt. » Selon al-Tabarânî, citant al-Muttalib ibn ‘Abdullah ibn Hantab, citant son père, le Prophète a dit, dans un discours prononcé à Jahfah : « Ne suis-je pas plus responsable de vous que vous-mêmes ? -Si, ô Messager d’Allah» répondirent les présents. – Je vous demande donc – dit-il alors – deux choses : [de vous attacher au] le Coran et [aux] les Gens de ma Famille. » « Le plus savant de ma Umma après moi est ‘Alî. » “Manâqibal-Imâm ‘Alî Ibn Abî Tâlib (p)” d’Ibn al-Maghâzilîal-Châfi’î

Hadith al-Safînah 

Le Messager d’Allah (pslf) a dit : « Les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt) sont auprès de vous comme le Bateau de Nûh : celui qui est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.» 

Le Hadith Safina est une autre preuve quant à la nécessité de s’attacher aux descendants du Prophète (SAW). Ce hadith a été relaté par les plus grands ulémas, presque sans exception et sans que la chaîne de transmission soit interrompue : Hajjaj Muslim dans Sahih, l’Imam Ahmad ibn Hanbal dans son Musnad, Hafiz Abu Nu’aim dans Hilyatu’l-Auliya, Ibn Abdi’l-Birr dans Isti’ab, Abu Bakr Khatib Baghdadi dans Ta’rikh-e-Bagdad, Muhammad Talha Shafi’i dans Matalibu’s-Su’uli, Ibn Athir dans Nihaya, Sibt Ibn Jauzi dans Tadhkira, Ibn Sabbagh-e-Makki dans Fusulu’l-Muhimma, ‘Allama Nuru’d-din Samhudi dans Ta’rikhu’l-Medina, Seyyed Mu’min Shablanji dans Nuru’l-Absar, l’imam Fakhru’d-din Razi dans Tafsir-e-Mafatihu’l-Ghaib, Jalalu’d-din Suyuti dans Durru’l-Mansur, Imam Tha’labi dans Tafsir-e-Kashfu’l-Bayan, Tabrani dans Ausat,  Hakim dans Mustadrak, volume 3, page 151,  Sulayman Balkhi Hanafi dans Yanabiu’l-Mawadda, chapitre 4, Seyyed Ali Hamadani dans Mawaddatu’l-Qurba, Mawadda 2, Ibn Hajar Makki dans Sawa’iqu’l-Muhriqa, Tabari dans son Tafsir aussi bien que son histoire, Mohammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’t-Talib, chapitre 100, page 233.Beaucoup d’autres grands savants sunnites ont rapporté du Prophète (SAW) : « Mes Ahl-bayt sont comme l’arche de Noé. Celui qui y monte est sauvé; celui qui s’en détourne sera noyé et perdu. » L’Imam Muhammad Idris Shafi’i a fait référence à l’authenticité de ce hadith dans ses couplets qu‘Allama Fazil Ajib a inscrits dans son Zakhiratu’l-Ma’al L’Imam Shafi’i, l’un des savants religieux distingués des écoles sunnites, admet que l’attachement à la famille pure du Prophète (SAW) est le moyen d’être délivré car, des soixante-treize branches que compte l’Islam, seule celle qui suit le courant de pensée des descendants du Prophète (SAW) est sûre d’être délivrée.    Si le hadith al-Thaqalayn place les Ahl-ul-Bayt aux côtés du Saint Coran, en raison de leur Charge de le protéger, de l’expliquer et d’éclairer ses équivoques, ses secrets et son contenu, le hadith al-Safînah indique à la Ummah qu’ils sont, après le Prophète, le Bateau de sa Délivrance et la source de son Salut.Par conséquent, ne pas monter à bord de ce Bateau conduirait les retardataires et les manquants au naufrage et au dépérissement; manquer de les suivre (les Ahl-ul-Bayt) équivaut à manquer le Bateau de sauvetage conduisant aux rivages de la Guidance et du Salut. Selon Râfi’, le serviteur d’Abû Tharr, cité par al-Chibrâwî al-Châfi’î (sunnite): «Un jour, Abû Tharr est monté sur le seuil de la Ka’bah et a tenu l’anneau de la porte, en s’écriant : “O gens ! Celui qui me reconnaît, tant mieux. Et celui qui ignore qui je suis, qu’il sache que je suis Abû Tharr ! J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Les Gens de ma Maison sont comme le Bateau de Nûh [Noé]. Celui qui y monta fut sauvé, et celui qui le manqua fut jeté dans le Feu.” J’ai également entendu le Messager d’Allah dire : “Considérez que les Ahl-ul-Bayt sont par rapport à vous ce que la tête est au corps, et ce que les yeux sont à la tête, car le corps ne peut trouver le bon chemin que grâce à la tête, et la tête ne peut trouver son chemin que grâce aux yeux.”» Selon Abû No’aym, citant Sa’îd ibn Jubayr, citant Ibn ‘Abbâs, le Messager d’Allah a dit : «Les Gens de ma Maison sont auprès de vous comme le Bateau de Nûh : celui qui est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.» 
Toujours selon Abû No’aym : «Ce hadith est relaté par al-Hâkim dans “Mustadrak al-Çahîhayn” (tome II, p. 343) en disant que ce hadith est sain (Çahîh) selon la condition de Muslim, et il est raconté par al-Muttaqî dans “Kanz al-‘Ummâl” (tome VI, p. 216) et par al-Haythamî dans son “Majma'” (tome IX, p.168). Il est aussi relaté par Muhib al-Dîn al-Tabarî dans ses “Thakhâ’ir” (P. 20). Il est relaté par al-Khatîb al-Baghdâdî dans son “Ta’rîkh” (tome XII, p. 19).»

Selon Abû No’aym encore, citant une chaîne remontant à Anas ibn Mâlik, qui a témoigné : «Le Messager d’Allah a dit : “Moi et les Gens de ma Maison sommes comme le Bateau de Nûh : celui qui y est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.”» Abû No’aym écrit aussi, à propos de ce hadith : «Il est également relaté par al-Çiyûtî dans “al-Dur al-Manthûr”, à l’Appendice du tafsîr de cette Parole d’Allah : “Nous avons dit : “Entrez dans cette cité; mangez de ses produits à satiété, partout où vous voudrez; franchissez-en la porte en vous prosternant et dites : “Pardon !” Nous vous pardonnerons vos péchés…”» avec ce commentaire : «Selon Ibn Chaybah, ‘Ali ibn Abî Tâlib a dit : “Nous sommes pour cette Ummah comme le Bateau de Nûh et comme la porte du Pardon.”» 
Encore et toujours selon Abû No’aym, rapporteur de ce hadith : «Il est relaté par al-Muttaqî dans “Kanz al-‘Ummâl” (tome VI, p. 216) dans la version suivante : “Les Gens de ma Maison sont pour vous comme le Bateau de Nûh : celui qui y est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué a péri; et comme la porte du pardon chez les Banî Ismâ’îl“, et avec ce commentaire : “rapporté par al-Tabarânî, citant Abî Tharr.”» 

Hadith al-Amân min al-Ikhtilâf 

Dans ce hadith, le Prophète explique le rôle doctrinal et politique des Ahl-ul-Bayt. En effet, le danger le plus grave qui menace la Ummah est toujours la division et le désaccord dans l’opinion et la tendance politique. Le Prophète craignait pour sa Ummah un tel malheur. Aussi travailla-t-il en vue de son unité et de sa cohésion idéologique et politique. Pour ce faire, il incita la Ummah à s’attacher aux Gens de sa Maison et à se référer à eux en cas de différend. C’est pour cela qu’il présentait les Ahl-ul-Bayt comme étant liés au Saint Coran, dont ils ne se sépareraient pas jusqu’au Jour du Jugement, et comme “l’arche de Nûh” et “la porte du Pardon”.Et, dans le présent hadith, il les décrit comme étant le cadre rassembleur et l’axe unificateur de la Ummah, et indique que l’attachement à eux et la maeche sur leurs traces constituent une garantie contre les dissensions et les différends.  « De même que les étoiles sont une garantie pour les habitants de la terre contre la noyade, de même les Gens de ma Maison sont une garantie pour eux contre les désaccords.» Selon l’Imam ‘Ali, cité par Muhib al-Dîn al-Tabarî : «Le Prophète a dit : “Les étoiles sont une assurance pour les habitants des cieux : si elles venaient à disparaître, ceux-ci disparaîtraient également. De même, les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt) sont une assurance pour les habitants de la terre : s’ils venaient à disparaître, les habitants de la terre disparaîtraient aussi.”» Al-Tabarânî note que ce hadith a été rapporté par Ahmad ibn Hanbal dans “Al-Manâqib”. 

Quelques hadiths sunnites importants 

Seyyed Ali Hamadani Shafi’i rapporte dans son Mawaddatu’l-Qurba, Mawadda IV, d’Atba ibn Amir Jahni qui dit:

” Nous avons offert l’allégeance au Saint Prophète reconnaissant le fait qu’il n’y a aucun dieu si ce n’est Allah. Il est unique et n’a aucun associé et certes Muhammad est son prophète et Ali est son successeur. Ainsi si nous omettons un quelconque de ces trois choses, nous deviendrons des mécréants. ” Dans le même Mawaddatu’l-Qurba, on enregistre également que le saint Prophète exclama: “Certes, Allah a nommé un successeur pour chaque prophète: Seth, successeur d’Adam; Joshua, successeur de Moise; Simon successeur du Christ et Ali est mon successeur, mon successeur est supérieur à tous les autres successeurs. J’appelle le peuple à la vérité et Ali l’élucide. ” Ahmad Ibn Hanbal dit : “Ce qui nous a été transmis concernant les mérites de `Alî, n’a été égalé par les mérites d’aucun des Compagnons du Messager de Dieu“. (A1-Hâkim) Citant Ibn `Abbâs, Ibn `Asâkir atteste : « Le livre de Dieu n’a révélé à propos d’aucune autre personne autant qu’il a révélé concernant `Alî. Trois cents versets ont été révélés au sujet de ‘Ali. » 

Al-Tabarânî et Abû Hatim rapportent qu’Ibn `Abbâs a dit: ” Jamais le Seigneur n’a révélé les termes “Ô vrais Croyants” sans que `Alî y soit compris comme étant leur maître et leur chef. Le Seigneur a réprouvé à divers endroits les Compagnons du Prophète, mais il n’a jamais mentionné `Alî sans approbation“. 
Dans Târîkh al-Kholafâ’, de Jalâl-ul-Dîn As-Suyûtî Concernant les mérites de `Alî : 
Al-Tirmithî, AI-Nasâ’î et Ibn Majah, citant Habchi Ibn Jonada, ont rapporté que le Messager de Dieu avait dit : ” `Alî est de moi et je suis de `Ali’Al-Tabarânî rapporte, dans “Awsat”, citant Jâbir Ibn `Abdullâh, que le Messager de Dieu a dit : “Les gens sont de souches diverses, mais moi et `Alî, sommes d’une seule souche“. 

Al-Tabarânî rapporte dans “Awsat” et “Çaghîr” qu’Om Salma a relaté : “J’ai entendu le Messager de Dieu dire : “`Alî est avec le Coran et le Coran est avec `Alî. Ils ne se sépareront pas avant qu’ils arrivent à la fontaine de Kawthar au Paradis”. 

Ibn Sa`d rapporte que `Alî a dit : “Par Allah, jamais un verset du Coran n’a été révélé sans que je voie maintenant ce qu’il a révélé, où il a été révélé et à propos de qui il a été révélé, car mon Seigneur m’a doté d’un cœur sage et d’une langue éloquente“. 
Ibn Sa`d et d’autres rapportent d’Ibn Tofayl, que `Alî a dit: “Interrogez-moi sur le Coran, car il n’y a pas un verset dont je ne sache pas s’il a été révélé la nuit ou le jour, dans les plaines ou sur les montagnes“. 

Al-Tirmithî et al-Hâkim rapportent de `Alî que le Prophète a dit : “Je suis la Cité du Savoir, et `Alî en est la Porte“. 
Ibn Mas`ûd rapporte que le Prophète a dit : “Regarder `Alî est un acte de dévotion”. Muslim rapporte que `Alî a dit : “Par Celui qui a fendu les graines et créé l’âme, le Prophète m’a promis que ne m’aimera qu’un vrai Croyant et que ne me détestera qu’un hypocrite”. Al-Tirmithî rapporte qu’Abû Sa`îd al-Khudri a dit : ” Nous avions l’habitude de reconnaître les hypocrites à leur haine pour `Alî.” 

Al-Tabarânî, citant le témoignage d’Om Salma, rapporte que le Prophète a dit : “Celui qui aime `Alî m’aura aimé et celui qui déteste `Alî m’aura détesté, et celui qui m’aura détesté aura détesté le Seigneur”.  Ahmad rapporte, et al-Hâkim le confirme, qu’Om Salma a dit : “J’ai entendu le Messager de Dieu dire : “Celui qui injurie `Alî, m’injurie aussi”. 

Sa`îd Ibn al-Mussyyab rapporte que `Omar Ibn al-Khattâb avait l’habitude d`implorer Dieu de le préserver d’une situation difficile dans laquelle le père d’al-Hassan (`Alî) n’aurait pas été présent pour la résoudre, et qu’il dit un jour : “Personne parmi les Compagnons, à part `Alî, n’avait l’habitude de dire “Interrogez-moi“.” 



[1] Si vous vous demandez comment il [ce Verset] peut être relatif à ‘Alî (qu’Allah ennoblisse son visage), alors que le terme désigne un pluriel, je vous répondrai : si le terme désigne un pluriel, bien qu’il s’agisse d’un seul homme, c’est pour inciter les gens à faire comme lui -dans le but d’obtenir la récompense qu’il a obtenue – et pour rappeler que la nature des Croyants devrait être tellement soucieuse de la piété, de la bienfaisance et du secours envers les pauvres, que même quand ils sont en train de faire
la Prière, ils ne devraient pas ajourner l’accomplissement d’une action de bienfaisance – qui ne supporte aucun retard- jusqu’à la fin de leur Prière.» 
Les Mérites de l’Imam Ali (as)…. 
Le plus proche des gens au Prophète (saw) est Ali (as). Al Khawarismi Al Hanafi a rapporté dans son livre (p.97) d’après Al Cha’bî qui a dit : “Abou Bakr regardait Ali Ibn Abi Taleb venir et il a dit : Celui qui veut avoir le plaisir de voir la personne la plus proche personne du Prophete (saw) , le plus généreux , dont la peine auprès d’Allah est la plus grande, et ayant des peines plus grandes que lui, qu’il regarde celui-ci, en montrant Ali Ibn Abi Taleb, car j’ai entendu le Prophète (saw) dire : Il est bon envers les gens et il est humble et bon.Ce hadeeth a été également rapporté par Al Mottaqi Al hanafî dans « Kanz Al ‘Ummal », vol. 2, p.393 de « Moustadrak Al Hâkem ».
L’a également rapporté Al Mouhhib Al Tabari Al Châfi’i dans « Al Riâdh Al Nadhara », vol.2, p.163, et d’autres avec des différences minimes. 

Si tous les gens s’étaient regroupé pour aimer (ou pour l’amour de) Ali Ibn Abi Taleb, Allah (swt) n’aurait pas créé le feu 
Al Qandouzi Al Hanafi’ a rpporté dans son Livre “Yanabî’ Al Mawadda” : d’après Al Hamadanî, d’après Omar Ibn Al Khattab :
Le Prophète (saw) a dit : “Si tous les gens s’étaient regroupé pour aimer (ou pour l’amour de) Ali Ibn Abi Taleb, Allah (swt) n’aurait pas créé le feu”. Al ‘Allama Al ‘Askari a dit dans son livre ” Maqâm Al Imâm Amir Al Mo’minine ‘Indal Khilafa” page 53 : Ce hadeeth a été rapporté d’après Omar Ibn Al Khattab et par d’autres et par un groupe de savants sunnites parmi eux :  Al Khawarizmi dans son livre “Maqtal Al Hussein” v.2, p.38 il a rapporté ce hadeeth d’après Ibn ‘Abbas qui a dit :

” Le Prophete (saw) a dit : Si tous les gens s’étaient regroupé pour aimer (ou pour l’amour de) Ali Ibn Abi Taleb, Allah (swt) n’aurait pas créé le feu”. et parmi eux encore :  Mouhammed Sâleh Al Hanafi dans son livre “Al Kawâkeb Addarî”, p. 122, d’après Omar Ibn Al khattab qui a dit :

” Le Prophete (saw) a dit : Si tous les gens s’étaient regroupé pour aimer (ou pour l’amour de) Ali Ibn Abi Taleb, Allah (swt) n’aurait pas créé le feu”. Ô Ali On rentrera ensemble au Paradis main dans la main. 


Al Mouhhib Al Tabrî a rapporté dans “Dhakhâer Al ‘Oqba”, p.97,
d’après Omar qui a dit : “J’ai entendu le Messager d’Allah (saw) dire à Ali (as) Ô Ali Le Jour de La Réssurection tu rentreras avec moi là où je rentrerai, main dans la main”. 
L’a également rapporté : Al Mottaqi dans “Kanz Al ‘Ummal”, vol.6, p.109 de “Tarîkh Ibn ‘Asaker”, et de “Fadhâel Al Sahâba” de Abî Na’îm, et de Abou Bakr Al Shâfi’î dans “Al Gîlânîyât”. 

Et ont rapporté ce hadeeth et des hadeeths avec le même sens, un groupe de savants sunnites parmi eux :  Al Kanjî Al Châfi’î dans “Kifâyat Al Tâleb”, p.76 et voici ce qui y est dit d’après Anas : Le Prophète(saw) a dit : Le Jours de La Réssurection, nous sera apportée une chamelle des chamelles du Paradis, Ô Ali tu monteras dessus, et nous serons ensemble jusqu’à ce que tu rentres au Paradis”. 

Ali est à moi, ce que je suis à Dieu 
Ibn Al Hajar a rapporté dans son livre “Al Sawâ’iq Al Mouhriqa”, p.108, que Ibn Asammân a rapporté dans son livre “Al Mouwâfaqa”,
d’après Ibn Abbas qui a dit : “Lorsque Abou Bakr et Ali sont venus pour visiter la tombe du Prophete(saw) 6 jours après sa mort, Ali a dit à Abou Bakr : Je t’en prie (de rentrer dans la pièce où se trouve la tombe honorée[du Prophète], Abou Bakr a alors dit : Je ne rentrerai pas avant une personne à propos de laquelle j’ai entendu le Prophète(saw) dire : Ali est à moi, ce que je suis à Dieu. Ce hadeeth a été rapporté pas de nombreux savants sunnites dans leurs livres. Parmi eux : Al Mouhhib Al Tabarrî Al Shâfi’î dans “Dhakhâer Al ‘Oqba”, p.64 et dans “Al Riâdh Al Nadhra”, vol.2, p.163. 

Allah (swt) a donné à mon frère Ali Ibn Abi Taleb des vertus indénombrables. 
Al Kanjî Al Châfi’î a rapporté dans “Kifâyat Al Tâleb”, p.124
d’après As-Sâdeq (as), d’après Ali Ibn Al Hussein, d’après son père Le Commandeur des Croyants Ali (as) a dit : Le Prophète (saw) a dit : Allah (swt) a donné à mon frère Ali Ibn Abi Taleb des vertus indénombrables, celui qui mentionne une de ses vertus la reconnaissant (acceptant sa véracité) Allah lui pardonne les péchés qu’il a commis et qu’il aura commis, et celui qui écrit une de ses vertus, les anges lui demanderont le pardon tant qu’une copie de cet écrit demeurera, et celui qui entend une de ses vertus, Allah Lui pardonne les péchés qu’il a commis par l’ouïe et celui qui regarde le livre (l’écrit) de ses vertus, Allah Lui pardonne les péchés qu’il a commis par la vue. 

Il a dit ensuite : Le fait de regarder mon frère Ali est un acte d’adoration, prononcer son nom est un acte d’adoration, et Allah n’accepte la foi que de son serviteur qui le suit et qui désavoue ses ennemis. 

«Tu n’es qu’un Avertisseur. Un Guide est donné à chaque peuple.» (Sourate al-Ra’d, 13 : 7)  «Vous n’avez pas de Maître en dehors d’Allah et de Son Prophète et de ceux qui croient : ceux qui s’acquittent de la Prière, ceux qui font l’aumône tout en s’inclinant humblement. » (Sourate al-Mâ’idah, 5 : 55-56) 

Il est dit à ce propos que le Prophète a posé sa main sur sa poitrine et a dit : «Je suis un Avertisseur, et le Guide de tout peuple.» Puis, pointant sa main vers l’Imam ‘Alî, il a ajouté : «Tu es celui qui guide, ô ‘Alî ! C’est par toi que seront guidés les Croyants après moi.». “Mustadrak al-Çahîhayn”, tome III, p. 129« Je suis l’avertisseur et le guide après moi est ‘Alî.» “Musnad Ahmad”: 1/151, 3/213; “Al-Tarmathî”: 2/135; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 20; “Kanz al-‘Ommâl”: 1/247; “Ibn al-Maghâzilî”: 222. « Mon porte-étendard dans ce bas-monde et dans l’Au-delà est ‘Alî » “Kanz al-‘Ommâl”: 6/122; “Al-Tabarî”: 2/201; “Al-Khawârizmî”: 250; “Al-Fadhâ’il” d’Ahmad: 253; “Ibn al-Maghâzilî”: 42/200; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 13; “Mustadrak al-Çahîhayn” d’al-Hâkim al-Nîsâpûrî: 3/125; “Al-Bayhaqî”: 7/65; “Yanâbî’ al-Mawaddah: 282; “Musnad Ahmad”: 4/369; “Ibn al-Maghâzilî”: 254. «

Quiconque désire vivre comme moi et mourir comme moi, qu’il choisisse pour Maître, après moi, ‘Alî. » “Musnad Ahmad”: 5/94; “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 3/128; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/217; “Al-Tabarânî”. « Tout Prophète a un successeur et un héritier; or mon successeur et héritier est ‘Alî. » “Kanz al-‘Ommâl”: 6/158; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 11/173; “Chawâhid al-Tanzîl”: 2/223; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 94 «

Nous avons été créés du même arbre, moi et ‘Alî. » “Al-Tarmithî”: 13/178; “Ibn al-Maghâzilî”: 122; “Osod al-Ghâbah”: 4/26; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/216« Le plus savant de ma Umma après moi est ‘Alî. » “Manâqibal Imâm ‘Alî Ibn Abî Tâlib (p)” d’Ibn al-Maghâzilî al-Châfi’î « Le meilleur juge de ma Ummah est ‘Alî. » “Ibn al-Maghâzilî”: 70; “Arjah al-Matâlib”: 544. 

« C’est se soustraire en Enfer que d’aimer ‘Alî. » “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 2/241; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 6/58; “Akhtab Khawârizm”: 86; “Ibn al-Maghâzilî”: 90. 

« De quiconque je suis le Maître, son Maître est aussi ‘Alî. » “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/109; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/157; “Al-Daylamî”.« Je recommande (par testament) à quiconque aura eu foi en moi et m’aura cru, la Wilâyah (l’autorité et l’amitié) de ‘Alî. » “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 1/230; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/168; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 1/316; “Ibn al-Maghâzilî”: 49; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 266. « Bienheureux est cet arbre du Paradis, dont la racine se trouve dans la maison de ‘Alî et dont les branchages est ‘Alî. » “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/109; “Musnad Ahmad”: 4/370; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 25; “Al-Tarmathçi”; “Al-Tabarânî”. «

‘Alî est celui qui départage le Vrai et le Faux. » “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 3/132; “Musnad Ahmad”: 1/331; “Yanâbî’ al-Mawaddah”. « ‘Alî est le plus grand véridique. » “Al-Bohayqî”: 4/53; “Kanz al-‘Ommâl”: 7/176; “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 2/276; “Ibn al-Maghâzilî”: 93. «

‘Alî est la porte de Hottah: quiconque y entre aura été croyant. » “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/122; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/156; “Al-Daylamî”.« ‘Alî est l’Imam des pieux, le Commandeur des croyants et le leader des adorateurs assidus dont les visages, les mains et les pieds sont marqués par les traces du wudhû’ et témoignent le Jour de la Résurrection de leur piété. » “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/129; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/153.« ‘Alî est à moi ce que Hâroun (Aaron) était à Mousâ (Moïse) (Ali occupe auprès de moi la même position que Hâroun occupa auprès de Moussâ). » “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/137; “Ibn al-Maghâzilî”: 65, 104; “Hulyat al-Awliyâ'”: 1/63; “Akh-tab Khawârizm”: 229. «

‘Alî a un droit sur la Ummah égal au droit d’un père sur son fils. » “Sahîh Muslim”: 2/361; “Al-Tarmathî”: 2/299; “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/130; “Musnad Ahmad”: 3/198; “Al-Nasâ’î”; “Osod al-Ghâbah”: 3/40.« ‘Alî est avec le Coran, et le Coran est avec ‘Alî. » “Al-Bokhârî”: 5/19; “Muslim”: 2/360; “Al-Tarmathî”: 5/304; “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/109; “Ibn Mâjah”: 1/28; “Musnad Ahmad”: 3/338. « ‘Alî et ses Chiites (adeptes) sont ceux qui gagneront (Le Paradis). » “Ibn al-Maghzilî”: 47; “Mîzân al-I’tidâl” 2/313. 

« ‘Alî occupe parmi les hommes une place équivalente à celle qu’occupe le verset: «Dis: Allah est Un» dans le Coran. » “Sahîh Muslim”: 1/48; ” Al-Tarmithî”: 2/299; “Al-Nasâ’î”: 8/117; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 27; “Musnad Ahmad”: 6/292; “Ibn al-Maghâzilî”: 191. 

« ‘Alî est à moi ce que ma tête est à mon corps. »”Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/141; “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 1/583; “Ta’rîkh Baghdâd” d’Al-Khatîb al-Baghdâdî: 2/51; “Hulyat al-Awliyâ'”: 2/182; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/219.  J’attends de nos frères sunnites, qu’ils nous expliquent la portée de tous ces Ahadith ayant tous deux points communs importants, ils sont sunnites et présentent Ali comme seul successeur légitime au Messager de Dieu. Vous voulier connaître les origines du Chiisme, vous êtes maintenant en plein dedans sans même quitter les sources sunnites. 

Après quoi, je demanderais à ces même frères, d’essayer de nous transmettre des Ahadith au sujet d’Abou Bakr, s’ils le peuvent. Vraiment nous attendons et avec impatience.  Personne ne peut être comparé à nous gens de la maison: 

Al Qandouzî Al Hanafî a rapporté dans “Yanabî’ Al Mawadda” p.253 à d’après la Mawadda(sens plus fort et différent de l’amour) envers les proches d’ Al Hamadânî Al Châfiî, ce dernier a rapporté d’après Abî wâthel, d’après Ibn ‘Omar qui a dit : ” Si nous comptions les compagnons du Prophète (saw) nous disions : Abou Bakr, Omar, Uthman, un homme dit alors : Ô Abd Al Rahmân qu’en est il de Ali? il dit : Ali fait partie de la famille du Prophète personne ne peut lui être comparé, il est avec le Prophète (saw) au même degré que lui Allah dit dans son Coran : “Quant aux croyants dont les enfants ont adopté la foi, nous les réunirons avec leur prostérité” et Fatima est avec le Prophètep(saw) au même degré que lui et Ali est avec elle.  Al ‘Allâma Al ‘Askarî a dit dans son livre maqâm Al Imâm p.57 à propos de ce hadeeth : beaucoup de paroles du Prophète (saw) assurent et témoignent de ce dernier, et également d’autre savants sunnites et imamites parmi lesquels : Al Mohib Al Tabarî Al Châfi’î dans “Dhakhâir Al Oqbâ” p.17 ce dernier a dit sous le titre de : “Personne ne peut être comparé à eux” : d’après Ans qui a dit : le Prophète d’Allah (saw) a dit : nous les gens de la maison personne ne peut-être comparé à nous. 

A rapporté ce hadeeth Obeid Allah Al Hanafî dans : “Arjeh Al Moutâleb” p.330, il a rapporté un hadeeth plus ou moins similaire à celui présent dans “Dhakhâir Al Oqbâ”, la seule différence est qu’il a dit : il a été rapporté par Ibn Mourdawiyya dans “Al Manâqeb” et il dit également dans ce livre à la p.330 :” Ali (as) a dit en étant sur le minbar : nous les gens de la maison Prophètique personne ne peut-être comparé à nous.”  L’a rapporté Al Dîlamî dans “Firdaous Al Akhbar” et dans “Yanabî ‘ Al Mawadda” p.253 après le hadeeth rapporté par Ibn ‘Omar il a dit : Abd Allah Ibn Hanbal a demandé à son père à propos de la préférence(degré)[des compagnons] il dit alors : Abou Bakr, Omar et Uthman et il ensuite il se tut, Abd Allah dit alors : Ô père où est (mets tu) Ali Ibn Abi Taleb ? il dit : il fait partie de la famille du Prophète ceux là ne peuvent pas être comparé à lui. 

Et a rapporté ce hadeeth Al Mottaqî Al Hanafî dans “Kenz Al ‘Ummal” vol.6, p.218.
Dans “Firdaous Al Akhbar” de Dîlamî il dit : “Nous les gens de la demeure personne ne peut-être comparé à nous”. 

L’Imam Ali (p) sur lui-même et sur les mérites et les vertus des Ahl-ul-Bayt (p) Je ne vous appelle jamais à un acte d’obéissance (à Allah) sans l’avoir accompli préalablement moi-même, ni ne vous interdis un acte de désobéissance, sans l’avoir préalablement interdit à moi-même. J’avais l’habitude d’entendre toujours la réponse du Messager d’Allah- que les prières et le salut d’Allah soient sur lui- quand je lui posais une question, et quand je n’en posais pas, il prenait l’initiative de m’enseigner. Les membres de ma famille et moi, sommes une sécurité pour les gens de la Terre, tout comme les étoiles sont une sécurité pour les gens du Ciel. O vous les hommes ! Interrogez-moi avant de me perdre, car je suis plus au courant des chemins du ciel, que vous ne le soyez des chemins de la terre. Interrogez-moi avant de me perdre, car par Allah, il n’y a pas un seul verset du Coran sans que je sache à propos de quel sujet il a été révélé, et où il a été révélé : dans une vallée ou sur une montagne. En outre Allah m’a gratifié d’un cœur connaisseur et une langue parlante.

Il n’y a pas un Verset qui soit révélé sans que je ne sache à propos de qui ou de quoi il fut révélé, où et quand il fut révélé : pendant la nuit ou le jour, dans une montagne ou une plaine ; et Allah m’a favorisé par un cœur compréhensif et une langue bien parlante. 

Je suis libre d’accomplir ou non un acte de bienfaisance envers quelqu’un à qui je n’ai pas fait une bienfaisance, mais je suis tenu de compléter la bienfaisance envers quelqu’un en faveur duquel j’ai entrepris un acte de bienfaisance, car si je le complète, je l’aurai préservé et si je l’interromps, je l’aurai perdu, et si je le perds, c’est comme si je ne l’avais pas fait ! 

Je suis très éloigné d’une attitude où j’interdirais aux gens ce que je ne m’interdis pas préalablement ou je leur commanderais ce que je n’applique pas préalablement dans mes actes, ou j’accepterais d’eux ce qui n’est pas agréé par mon Seigneur. Ils (Les Ahl-ul-Bayt) sont la vie de la science et la mort de l’ignorance. Leur mansuétude vous indique leur science, leur apparence leur intérieur, et leur silence la solidité de leur logique. Ils ne diffèrent pas de la Vérité ni ne divergent sur elle. Ils sont les piliers de l’Islam et ses entrées de la protection. Par eux le bon droit a recouvert sa place et le faux est chassé de sa position et sa langue déracinée. Ils ont compris la Religion dans un esprit de conscience et de protection et non par des ouï-dire et des récits, car les rapporteurs de la science sont nombreux mais ses gardiens sont rares. Nous (les Ahl-ul-Bayt), sommes la porte de l’absolution des péchés, la porte de la paix : quiconque y entre sera sauvé et aura le salut, et quiconque la rate, périra. 

Celui qui nous (les Ahl-ul-Bayt) aime dans son cœur et qui, sous la contrainte, fait semblant de nous détester dans sa langue (pour dissimuler son amour envers nous devant nos ennemis), ira au Paradis. Qui nous aime, qu’il prépare un habit contre le malheur. 

Notre cause est si difficile et éprouvante que ne peut supporter qu’un serviteur dont Allah a éprouvé le cœur en vue de la foi. De même nos hadiths ne peuvent être perçus que par des cœurs fidèles et des esprits nobles. 

Sachez que nous, les Ahl-ul-Bayt, sommes les portes de la mansuétude, les lumières des ténèbres, et le phare des nations. Que c’est étrange !! On revendique la succession du Prophète parce qu’on est Compagnon, mais on la refuse à ceux qui sont à la fois ses Compagnons et ses proches parents !!! 

Coran :  Al-Mawaddah (42 :23) 

Allah nous demande Lui-même dans le verset suivant d’aimer fidèlement et de nous attacher à la famille proche du Prophète (pslf) : 
 «Dis : “Je ne vous demande aucune rétribution pour cela, si ce n’est votre amour et attachement (Mawaddah) avec les Proches (Al-Qurbâ). “»  (Sourate al-Chûrâ, 42 : 23) 
Bukhari, Muslim, l’Imam Ahmad ibn Hanbal, Tibrani, et Sulayman Balkhi Hanafi ­tous ont enregistré ce hadith. Bukhari et Muslim: chacun dans leurs Sahihs, Imam Tha’labi dans son Tafsir, Imam Ahmad ibn Hanbal dans le Musnad, Tibrani dans Mu’jamu’l-Kabir, Sulayman Balkhi Hanafi dans Yanabiu’l-Mawadda, chapitre 32, sous l’autorité d’Ibn abi Hatim, Ibn Hajar Makki dans Sawa’iq Muhriqa, Tabari dans Tafsir, Wahidi dans Asbabu’n-nuzul, Ibn Maghazili dans Manaqib, Muhibu’d-din Tabari dans Riyazu’n-nuzra, Mu’min Sablanji dans Nuru’l-Absar, Zamakhshari dans Tafsir, l’Imam Fakhru’d-din Razi dans Tafsir Kabir, Seyyed Abu Bakr ibn Alawi Abou Bakr Shahadudin dans Rishfatu’s-sadi Bahr-e-Faza’il-e-Baniu’l-Nabi’i’l-Hadi, le chapitre 1, pages 22-23 sous l’autorité du Tafsir de Baghawi, Tafsir de Tha’labi, Jalalu’d-din Suyuti dans Iya’u’l-Mayyit sous l’autorité des Tafsirs d’Ibn Mundhir, Ibn abi Hatim, Ibn Mardawaih, et Mu’jamu’l-Kabir de Tibrani; et Ibn abi Hatim et Hakim – en bref, la majeure partie des ulemas (excepté quelques partisans loyaux des bani Umayya et ennemis des Ahlu-bait), ont enregistré d’Abdullah ibn Abbas et d’autres que lorsque le verset suivant du Coran saint a été révélé: ” Dis: je ne vous demande aucun salaire, si ce n’est l’amour envers mes proches, à celui qui accomplit une bonne action, nous répondrons par quelque chose de plus grand encore. Dieu est celui qui pardonne “(42:23) un groupe de compagnons ont demandé” 0 Prophète d’Allah, qui sont ceux de vos proches dont l’amour a été rendu obligatoire sur nous par Allah?” le Prophète a répondu: “Ils sont Ali, Fatima, Hasan, et Husayn.” Un certain hadith contiennent les mots “et leurs fils” signifiant Hasan et Husayn. Ainsi, selon al-Zamakh-charî, dans son “Tafsîr al-Kach-châf“: «… On raconte qu’une fois, les polythéistes s’étaient réunis et s’étaient dit les uns aux autres : “croyez-vous que Muhammad soit interrogé sur le salaire qu’il touche…?” Et alors fut révélé le Verset: «Dis : “Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour et attachement envers les proches.”» (Al-Fakhr al-Râzî, “Al-Tafsîr al-Kabîr” : tafsîr Sourate al-Chûrâ, Verset 23.) Et al-Zamakh-charî d’ajouter: «Et on relate que lorsque ce Verset a été révélé, on demanda au Prophète: O Messager d’Allah ! Qui sont tes proches que nous avons l’obligation d’aimer? – ‘Alî, Fâtimah, et leurs fils, répondit le Prophète.» Selon Al-‘Allâmah al-Bahrânî, éminent savant sunnite, citant “Al-Musnad” d’Ahmad ibn Hanbal, citant Sa’îd ibn Jubayr, Ibn ‘Abbâs a dit : «Lorsque cette Parole : Dis : “Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour et attachement envers les proches a été révélée, on demanda : O Messager d’Allah ! Qui sont tes proches que nous avons l’obligation d’aimer? – ‘Alî, Fâtimah, et leurs fils, répondit le Prophète.» (“Ghâyat al-Marâm”, le tafsîr de ce Verset.) 

1.               Tafseer al-Qurtubi, volume 16 page 20 the verse of Muwaddat

2.                Hilayat al Awliya page 201 Volume 3 the verse of Muwaddat  
3.                Tafseer Durre Manthur page 7 Volume 348, the verse of Muwaddat 
4.                Tafseer Kashaf Volume 1 page 1156 the verse of Muwaddat 
5.                Tafseer Kabeer Volume 7 page 309 the verse of Muwaddat 
6.                Tafseer Ruh al Ma’ani, Volume 25 page 31 the verse of Muwaddat 
7.                Tafseer Gharaib al Qur’an Part 25 the verse of Muwaddat page 28 
8.                Tafseer Fathul Qadeer Volume 4 page 472 the verse of Muwaddat 
9.                Tafseer Jauhar page 129 
10.            Tafseer al-Baghawi, Volume 1 page 190 
11.            Tafsir al-Nasafi,.Volume 4 page 101 
12.            Tafseer Khazan Volume 6 page 104 the verse of Muwaddat 
13.            Mustadrak al Hakim Volume 3 page 172 
14.            Sawaiq al Muhriqa, Volume 2 page 427l 
15.            Ya Nabi al Muwaddah Bab Saneeh wa Salehsoon page 106 
16.            Usdul Ghaba, Volume 1 page 1292 
17.            Kanz al-Ummal page 217 Volume 1 
18.            Ma’ani al-Quran, Volume 6 page 309 19.    
 Tafseer Ibn Katheer, verse of Mawwaddah 
 
20.             Tafseer Tabari, verse of Mawwaddah 

Coran : La purification de Ahl-ul-Bayt (33 :33) 

«Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam (Jahiliyah). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à son messager. Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, O vous les Ahl-ul-Bayt [les Gens de la Maison du Prophète], et vous purifier pleinement.» Le Saint Coran, Sourate al-Ahzâb, 33 : 33 Allah dit : « Obéissez à Dieu et à Son Prophète ! Dieu ne veut que vous éviter l’impureté, ô gens de la Maison ( Ahl-ul-Bayt), et vous purifier excellemment. » (Coran, 33 : 33) Allàh (swt) n’a envoyé aucun verset du Coran sans raison. Chaque sourate et ayàt a un fondement bien établi. Ainsi le verset n° 33 du Sourate “Al Ahzàb”(33) est descendu pour le respect des “Ahl-ul-bayt” du Saint Prophète (as).  En effet, dans Sunan At-Tharmidhi, Tafsir Al-Quran, no. 3129, on trouve l’explication suivante : « Lorsque le verset : « Ô vous les gens de la Maison (Ahl-ul-Bayt) ! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement » (Coran 33/33) a été révélé au Prophète dans la demeure de Umm Salma, il invitera Fatima, Hassan, Hossein, à se glisser sous une couverture, placera Ali derrière lui et le couvrira aussi. Puis le Saint Prophète dira : « Ô Dieu ! Ce sont là mes Ahl-ul-Bayt Les Gens de ma Demeure, tiens-les à lécart de toute souillure, accorde-leur la pureté et purifie-les minutieusement. Alors, Umm Salma qui était présente demandera : « Ô Messager de Dieu ! Est-ce que je fais partie des membres de la Demeure ? » Il répondra : « Tu possèdes ta position propre en bonté et bienfait. » » De même, Abû-l-Hamrâ’, cité par al-Tabarî, témoigne: «Pendant six mois, le Messager d’Allah s’arrêta au niveau de la porte de ‘Alî et de Fâtimah, pour dire: “O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.”» (Source sunnite : Jâmi’ al-Uçûl, tome IX, p. 156, rapporté d’al-Tirmithî, , dans son “Çahîh“, lequel cite Anas ibn Mâlik, qui dit : – «Lorsque ce Verset a été révélé, le Messager d’Allah passait par la porte de Fâtimah chaque fois qu’il allait à la Prière -et ce pendant près de six mois- et il disait: “A la Prière! O Ahl-ul-Bayt! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.”.» Cité également par al-Hâkim dans “Al-Mustadrak”, tome III, p. 158, qui l’a qualifié de”sain” (Çahîh). Il ressort clairement de ce verset n° 33, qui  s’adresse aux Ahl-ul-bayt à la deuxième personne du pluriel, au masculin et non au féminin (‘ankum = de vous / yotahirrukum = vous purifier), que les personnes visées sont les cinq dont les noms ont été cités plus haut, et non pas les épouses du Prophète. Car s’il s’agissait effectivement des épouses du Prophète, la Parole d’Allah (swt) se serait adressé à elles en employant le féminin : ‘ankun-na = de vous [épouses du Prophète] / yotahirkun-na = vous purifier [vous, les épouses du Prophète].  Allamah Ibn al-Najar al-Hanbali (d. 972 H) in ‘Sharh al-kawkab al-Munir’ Volume 1 page 399: 

أَهْلُ الْبَيْتِ ( هُمْ : عَلِيٌّ وَفَاطِمَةُ ) بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ( وَنَجْلَاهُمَا ) هُمَا حَسَنٌ وَحُسَيْنٌ ( رَضِيَ اللَّهُ تَعَالَى عَنْهُمْ ) لِمَا فِي التِّرْمِذِيِّ { أَنَّهُ لَمَّا نَزَلَ قَوْله تَعَالَى { إنَّمَا يُرِيدُ اللَّهُ لِيُذْهِبَ عَنْكُمْ الرِّجْسَ أَهْلَ الْبَيْتِ } أَدَارَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الْكِسَاءَ .وَقَالَ : هَؤُلَاءِ أَهْلُ بَيْتِي وَخَاصَّتِي .


Hadith al-Thaqalayn (Les deux Poids) 

Interprétation : Le Messager de Allah (que Allah, par Sa Miséricorde, lui accorde plus de proximité ainsi qu’à sa famille) a dit : «  Certes, je laisse parmi vous ce par quoi, si vous vous y accrochez, vous ne serez pas égarés 1 : le Livre de Allah (Exalté soit-Il), une corde tendue 2 (du ciel à la terre), et le cercle réduit de mes proches (‘itratî), les Gens de ma Demeure. Et ils ne se sépareront pas 3 jusqu’à ce qu’ils me rejoignent dans le Bassin 4. » [1] La condition pour ne pas être égarés est que le Livre est la Vérité complète et qu’il ne contient aucune erreur. Cette condition se rapporte donc également aux Imams qui ont été créés infaillibles afin de ne commettre aucune erreur, sinon il n’y a aucune garantie qu’en suivant leur exemple et leur enseignement on ne soit pas égaré. 2 Corde à laquelle on s’accroche pour s’élever avec effort. 3 Ils ont été créés ensemble depuis le début, et on ne peut comprendre le Coran que par les Gens de la Demeure, à savoir les Imams. Lire le Coran tout seul n’est donc pas suffisant.  4 Le Jour du jugement, les gens attendront d’être jugés, seront trempés de sueur, plus ou moins en fonction de leurs actes. Seul le Prophète a reçu un Bassin pour y boire, protégé par les anges qui n’autoriseront que certains humains à s’y désaltérer, en fonction des signes qu’ils auront reçus.  Les différentes versions du hadith al-Thaqalayn : Le Saint Prophète a dit : «Je suis sur le point d’être rappelé [par Allah] et de répondre [à ce Rappel]. Je vous laisse les Deux Poids [al-Thaqalayn] : le Livre d’Allah, et ma Famille, les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt). Celui Qui est Doux [Allah] m’a informé qu’ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils reviennent vers moi près du Bassin [le Jour du Jugement]. Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi.» (Cité par Ahmad ibn Hanbal, Source SunniteSelon al-Chibrâwî al-Châfii, dans son livre : Al-At-hâf bi-Hobb al-Achrâf  « Muslim, Al-Tirmithî… et al-Hâkim…(sources sunnites) ont rapporté ce témoignage de Zayd ibn al-Arqam : « Un jour, le Messager dAllah a prononcé un discours au milieu de nous. Après avoir loué et remercié Allah, il a dit : « Ô Gens ! Je suis un être humain. Bientôt un Messager de mon Seigneur viendra et je répondrai. Je vous laisse les (deux) Thaqalayn : le premier est le Livre dAllah, dans lequel il y a la Bonne Orientation et la Lumière. Prenez donc le Livre dAllah et attachez-vous y fermement ! Et il ajouta : « Et les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt). Je vous rappelle Allah par les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt) ! »  Le Prophète (SAW) dit : « O les gens!  Je laisse en votre possession deux objets (d’autorité) inestimables (Thaqalayn) : Le Livre d’Allah et ma descendance (Ahl-ul-Bayt). Accrochez-vous à ces deux choses et jamais vous ne vous égarerez  du droit chemin (certes, ces deux choses ne doivent jamais être séparées jusqu’à ce qu’elles me reviennent à la Fontaine de Kauthar). » Les savants qui ont rapporté cette tradition sont les suivants : Muslim dans son Sahih, volume VII, page 122, Abu Dawud dans son Sahih, Tirmidhi dans son Sunan, partie 2, page 307, Nisa’i dans son Khasa’is, page 30, l’Imam Ahmed ibn Hanbal dans son Musnad, volume III, pages 14-17, volume IV, pages 26 et 59 et volume V, pages 182 et 189, Hakim dans Mustadrak, volume III, pages 109 et 148, Hafiz Abu Nu’aim Isfahani dans son Hilyatu’l-Auliya, volume I, page 355,  Sibt Ibn Jauzi dans son Tadhkira, page 182, Ibn Athir Jazari dans son Usudu’l-Ghaiba,  volume II, page 12 et volume III, page 147, Hamidi dans Jama ‘Baina’s-Sahihain, Razin dans son Jama ‘Baina’s-Siha-e-Sitta, Tibrani dans son Ta’rikh-e-Kabir, Dhahabi dans son Talkhis-e-Mustadrak, Ibn Abd Rabbih dans son Iqdu’l-Farid, Muhammad ibn Talha Shafi’i dans Matalibu’s-Su’ul, Khatib Khawarizmi dans Manaqib, Sulayman Balkhi Hanafi dans Yanabiu’l-Mawadda, pages 18, 25, 29, 30, 31, 32, 32, 34, 95, 115, 126, 199 et 230, avec des légères nuances, Seyyed Ali Hamadani dans le deuxième Mawadda de son Mawaddatu’l-Qurba, Ibn Abi’l-Hadid dans Sharh Nahju’l-Balagha. Shablanji dans Nuru’l-Absar, page 99, Nuru’d-din Sabbagh Maliki dans Fusulu’l Muhimma, page 25,  Hamwaini dans Fara’idu’s-Simtain, Imam Tha’labi dans Tafsir Kashfu’l-Bayan,  Sam’ani et Ibn Maghazili Shafi’i dans Manaqib, Muhammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’l-Talib, chapitre I et également chapitre LXII, page 130, Muhammad Sa’ad Katib dans Tabaqa, volume 4, page 8, Fakhru’d-din Razi dans Tafsir Kabir, volume 3,  page 18, Ibn Kathir Damishqi dans Tafsir, volume 4, sous le verset de Mawadda, page 113, Ibn Hajar Makki dans Sawa’iq-e-Muhriqa,  pages 75, 87, 90, 99 et 136 avec quelques variations dans les propos.  Plusieurs savants ont rapporté ce hadith important du Saint Prophète (SAW) sans aucune interruption dans la chaîne de transmission au point qu’il ait atteint  le statut de hadith authentique. 

Ibn Hajar dans Sawa’iq (Bab-e-Wasiyyatu’n-Nabi, page 135), cite un hadith du Prophète: ” Le Coran et ma progéniture, si vous vous maintenez attachés à ces deux choses, vous ne vous égarerez jamais.” À l’appui de ceci, Ibn Hajar cite un autre hadith du Prophète au sujet du Saint Coran et de son progéniture : n’allez pas au delà des limites du Coran et de ma progéniture, ne les négligez pas car vous serez détruits. Ne leur enseigner pas puisqu’ils savent plus que vous. Puis, ibn Hajar commente le hadith montrant que les descendants du Prophète sont supérieurs à tous les autres dans la connaissance.

Hadith al-Thaqalayn 

« Je suis sur le point d’être rappelé [par Allah] et de répondre [à ce rappel]. Je vous laisse les Thaqalayn [les deux Poids] : le Livre d’Allah et ma Famille, les Gens de ma Maison. Celui Qui est Doux [Allah] m’a informé qu’ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils reviennent vers moi près du Bassin [jusqu’au Jour du Jugement]. Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi. » Selon al-Chibrâwî al-Châfi’î (un des plus grands savants sunnites), dans son livre “Al-At-hâf bi-Hobb al-Achrâf» : «Muslim, al-Tirmithî… et al-Hâkim… ont rapporté ce témoignage de Zayd ibn al-Arqam :  “Un jour, le Messager d’Allah a prononcé un discours au milieu de nous. Après avoir loué et remercié Allah, il a dit : ” O gens ! Je suis un être humain. Bientôt, un Messager de mon Seigneur viendra, et je répondrai. Je vous laisse les [deux] Thaqalayn : le premier est le Livre d’Allah, dans lequel il y a la Bonne Orientation et la Lumière. Prenez donc le Livre d’Allah et attachez-vous y fermement !” Et il ajouta : “Et les Gens de ma Maison. Je vous rappelle Allah par les Gens de ma Maison !”» (64)  Toujours selon al-Châfi’î: «Et selon une autre version “Je vous laisse deux choses : si vous les suivez, vous ne serez jamais égarés. Ce sont le Livre d’Allah et les Gens de ma Maison [selon un autre récit : “ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils viennent vers moi près du Bassin. Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi“].”» Al-Châfi’î a écrit également : « Ibn Hajar a dit, dans “al-Çawâ’iq” : “Le Prophète a dénommé “Thaqalayn” le Coran et sa Famille, car le “Thaqal” est toute chose de première importance et envers laquelle on a beaucoup de gratitude. Or, ces deux-là le sont aussi, car chacun d’eux est le “métal” [la substance même, l’essence] des Sciences religieuses et des Secrets rationnels légaux. C’est pourquoi il a incité à suivre leur exemple. On dit aussi qu’ils ont été appelés “al-Thaqalayn” à cause de l’obligation de respecter leurs droits. Et puis, celui des deux sur lequel l’accent a été mis représente ceux qui connaissent le Livre d’Allah et qui sont très attachés à la Sunnah de Son Messager, car ce sont eux qui ne se séparent pas du Livre jusqu’au Bassin”» Al-‘Allâmah al-Chaykh Muhammad Jawâd al-Balâghî a écrit, dans son tafsîr “Alâ’ al-Rahmân fî Tafsîr al-Qur’ân» : «… ainsi que ce hadith al-Thaqalayn, qui est un hadith concordant et absolument sain, rapporté par les sunnites dans leurs recueils en attribuant sa source aux Compagnons qui l’avaient entendu de la bouche de Prophète : Je vous laisse les Thaqalayn, ou les Khalifatayn [les deux Successeurs] : le Livre d’Allah et ma Famille, les Gens de ma Maison. Tant que vous vous y attacherez, vous ne serez jamais égarés. Car ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils viennent vers moi auprès du Bassin.”» Ce hadith est également mentionné par Abû No’aym al-Içfahânî, dans “Manqabat al-Mutah-harîn”, d’après la chaîne de Jubayr ibn Mat’am et celle d’al-Barâ’ ibn ‘Azib. Il est aussi relaté par Mawaffaq ibn Ahmad (le plus célèbre tribun de Khawârizm, citant ‘Amr ibn al-‘Aç. Il est rare qu’un Musnad ou un Jâmi’ ou un livre d’hagiographie sunnite ne mentionne pas ce hadith, et ce depuis qu’il a été transmis de la mémoire des mémorisateurs aux Çuhûf (journaux) des traditionnistes, dans lesquels il est rapporté d’un Compagnon ou plus, et parfois de plus de vingt Compagnons, soit brièvement -comme dans “al-Çawâ’iq”, ou accompagné des chaînes détaillées de transmetteurs, comme dans les oeuvres d’al-Sakhâwî, d’al-Çiyûtî, d’al-Samhûdî et de bien d’autres. Toujours selon al-Balâghî :  «Les Imâmites [les Chi’ites] l’ont aussi relaté dans leurs livres, en mentionnant leurs chaînes de transmetteurs concordantes, remontant à al-Bâqir, al-Redhâ, al-Kâdhim et al-Çâdiq, qui citaient leurs pères citant le Messager d’Allah, ainsi que d’autres chaînes remontant à Amîr al-Mu’minîn [‘Ali ibn Abî Tâlib], ‘Umar, Ubay ibn Jâbir, Abû Sa’îd, Zayd ibn al-Arqam, Zayd ibn Thâbit, Huthayfah ibn ‘Usayd, Abû Hurayrah et bien d’autres, citant le Messager d’Allah . D’après al-‘Allâmah al-Fairûzabâdî, le hadith de Thaqalayn a été relaté par : Muslim dans son “Çahîh”, Ahmad ibn Hanbal dans son “Çahîh” (tome IV, p. 366), al-Bahayqî dans ses “Sunan” (tome II, p. 148 et tome VII, p.30) al-Darâmî dans ses “Sunan” (tome II, p. 45 et tome VII p. 102), al-Tahâwî dans “Muchkil al-Athâr” (tome IV, p. 368), al-Tirmithî dans son “Çahîh”tome II, p. 308), Ibn al-Athîr al-Jazarî dans “Asad al-Ghâbah” (tomeII, p. 12), al-Çiyûtî dans “al-Dur al-Manthûr” en marge du tafsîr (exégèse) du Verset d’al-Mawaddah (Sourate al-Chûrâ). Il est également relaté dans “Mustadrak al-Çahîhayn” (tome III, p. 109). L’a relaté également al-Nisâ’î (ou Nasâ’î) dans ses “Khaçâ’iç” (p. 21), et dans”Mustadrak al-Çahîhayn” (tome III, p. 148), ainsi que dans “Musnad Ahmad ibn Hanbal” (tome III, p. 17) où il est rapporté du Prophète par Abû Sa’îd al-Khidrî : « Je suis sur le point d’être rappelé et de répondre [à ce rappel]; je vous laisse les Thaqalayn : le Livre d’Allah – Il est Puissant et Glorifié- et ma Famille. Le Livre d’Allah, une Corde tendue du Ciel à la terre, et ma Famille, les Gens de ma Maison (Ahl ul Bayt). Celui Qui est Doux m’a informé qu’ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils reviennent vers moi auprès du Bassin. Regardez donc bien comment vous vous comporterez avec eux après moi.» Ce hadith est relaté aussi par Ahmad ibn Hanbal dans son “Musnad” (tome IV, p. 371 et tome V, p. 181), Abû No’aym dans “Hulyat al-Awliyâ'” (tome I, p. 355), et “Kanz al-‘Ummâl” (tome I, p. 96), al-Haythamî dans son “Majma'” (tome IX, p. 64 et tome IX, p. 163) et dans “al-Çawâ’iq al-Muhriqah” d’Ibn Hajar (p. 75).  Il y a donc concordance des sources concernant aussi bien la signification que les t
ermes de ce hadith qui associe les Ahl-ul-Bayt au Livre d’Allah. Cela constitue, également, une preuve incontestable pour les Musulmans de l’obligation de considérer les Ahl-ul-Bayt comme leur Référence après le Saint Coran, et comme les Gardiens du Livre d’Allah, jusqu’au Jour du Jugement. 
Il a été clairement relaté dans le hadith-e-Thaqalain (reconnu par les deux les écoles) qui “si vous êtes attachés à mes Ahlu-bait, jamais vous ne serez égarés. ” 

Même Ibn Hajar Makki enregistre ses résultats dans son Sawa’iq Muhriqa à la page 92, en liaison avec le verset du Saint Coran: “et arrêtez-les, parce qu’ils seront interrogés.” (37:24)

Et cheik Sulayman Balkhi Hanafi a également cité de Sawa’iq dans son Yanabiu’I-Mawadda, le chapitre 95 à la page 296, (imprimée à Istanbul) indiquant que ce hadith a été relaté de différentes manières.

Ibn Hajar s’exprime: “Certes, le hadith de l’attachement aux deux grandes choses (Thaqalain) a été relaté de différentes manières. Il a été relaté part plus de 25 compagnons du saint Prophète.”

Ibn Hajar indique concernant le verset ci-dessus de Saint Coran que le Jour du jugement, le peuple sera remis en cause au sujet de la Wilaya d’Ali et des descendants du Prophète. Il écrit que selon quelques sources, ce hadith a été relaté à l’occasion d’Arafat, certains indiquent qu’il leur a été relaté alors que le saint Prophète était sur son lit de mort dans son appartement. D’autres témoignent qu’il a été inclus dans sa dernière adresse après son Hajj final.

Ibn Hajar donne son avis concernant les différentes occasions de ce hadith : “il n’y a aucune contradiction dans la possibilité que le Prophète, dans son désir de montrer la gloire de Coran et de ses descendants saints, a répété ce hadith à d’autres différentes occasions. On signale du Prophète : ‘Je laisse parmi vous deux grandes choses: si vous les suivez, vous ne serez jamais trompés. Le livre d’Allah (Coran) et ma descendance.’  Même Ibn Hajar, après citation de ce hadith, écrit: “Le Prophète a appelé le Coran et sa progéniture, ‘deux grandes choses parce que ces deux sont si importantes qu’elles complètent chaque aspect.” Le Prophète a également relaté: Louange à Allah qui a rempli les cœurs de l’amour des Ahlu-bait.” Et le Prophète a également mentionné dans un hadith cité plus haut: ” …. N’essayez jamais de leur enseigner (ma progéniture) quelque chose puisqu’ils sont plus instruits que vous. Considérez-les supérieurs à tous vos ulémas parce qu’Allah les a créés purs et les a présentés à la Communauté avec des puissances surnaturelles et d’autres mérites innombrables.” Il y a un point dans le hadith qui soumet à une contrainte l’attachement des Ahlu-bait: à savoir, que les générations successives des Ahlu-bait ne seront pas divisées, avant le Jour du jugement.  

Il est étonnant que certains admettent que les membres des Ahlu-bait possèdent une grande étude mais violent les ordres du saint Prophète et prennent en tant que chefs religieux ceux qui n’ont eu aucun droit de préférence. Pouvons-nous changer le Saint Coran? Pouvons-nous choisir un autre livre ?

Hadith Ahl ul-Bayt 

Selon al-Tabarânî, dans “Al-Awsat”, Ibn Hajar a dit : «La dernière chose que le Prophète a dite est ceci : “Trouvez, dans les Gens de ma Famille (Ahl ul-Bayt), ma Succession.“» Selon Zayd ibn al-Arqam, cité par Muslim, al-Tirmithî et al-Nasâ’î, le Prophète a dit : «Je vous rappelle Allah par les Gens de ma Famille (Ahl ul-Bayt).»  Selon l’Imam ‘Ali, cité par al-Khatîb dans son “Ta’rîkh”, le Prophète dit : «Mon intercession en faveur de ma Ummah dépend de l’amour [qu’elle éprouve] envers les Gens de ma Maison (Ahl ul-Bayt).» Selon Ibn ‘Abbâs, cité par al-Tabarânî, le Messager d’Allah a dit : «Aucun serviteur n’aura fini de rendre ses comptes avant que quatre questions lui aient été posées : comment il a passé sa vie, comment il a occupé son corps, comment il a gagné et dépensé son argent, quelle affection il éprouve envers nous Ahl-ul-Bayt.» Selon al-Tabarânî, citant al-Muttalib ibn ‘Abdullah ibn Hantab, citant son père, le Prophète a dit, dans un discours prononcé à Jahfah : « Ne suis-je pas plus responsable de vous que vous-mêmes ? -Si, ô Messager d’Allah» répondirent les présents. – Je vous demande donc – dit-il alors – deux choses : [de vous attacher au] le Coran et [aux] les Gens de ma Famille.» « Le plus savant de ma Umma après moi est ‘Alî. » “Manâqibal-Imâm ‘Alî Ibn Abî Tâlib (p)” d’Ibn al-Maghâzilîal-Châfi’î

Hadith al-Safînah 

Le Messager d’Allah (saw) a dit : « Les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt) sont auprès de vous comme le Bateau de Nûh : celui qui est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.» Le Hadith Safina est une autre preuve quant à la nécessité de s’attacher aux descendants du Prophète (SAW). Ce hadith a été relaté par les plus grands ulémas, presque sans exception et sans que la chaîne de transmission soit interrompue : Hajjaj Muslim dans Sahih, l’Imam Ahmad ibn Hanbal dans son Musnad, Hafiz Abu Nu’aim dans Hilyatu’l-Auliya, Ibn Abdi’l-Birr dans Isti’ab, Abu Bakr Khatib Baghdadi dans Ta’rikh-e-Bagdad, Muhammad Talha Shafi’i dans Matalibu’s-Su’uli, Ibn Athir dans Nihaya, Sibt Ibn Jauzi dans Tadhkira, Ibn Sabbagh-e-Makki dans Fusulu’l-Muhimma, ‘Allama Nuru’d-din Samhudi dans Ta’rikhu’l-Medina, Seyyed Mu’min Shablanji dans Nuru’l-Absar, l’imam Fakhru’d-din Razi dans Tafsir-e-Mafatihu’l-Ghaib, Jalalu’d-din Suyuti dans Durru’l-Mansur, Imam Tha’labi dans Tafsir-e-Kashfu’l-Bayan, Tabrani dans Ausat,  Hakim dans Mustadrak, volume 3, page 151,  Sulayman Balkhi Hanafi dans Yanabiu’l-Mawadda, chapitre 4, Seyyed Ali Hamadani dans Mawaddatu’l-Qurba, Mawadda 2, Ibn Hajar Makki dans Sawa’iqu’l-Muhriqa, Tabari dans son Tafsir aussi bien que son histoire, Mohammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’t-Talib, chapitre 100, page 233. Beaucoup d’autres grands savants sunnites ont rapporté du Prophète (SAW) : « Mes Ahl-bayt sont comme l’arche de Noé. Celui qui y monte est sauvé; celui qui s’en détourne sera noyé et perdu. » L’Imam Muhammad Idris Shafi’i a fait référence à l’authenticité de ce hadice dans ses couplets qu‘Allama Fazil Ajib a inscrits dans son Zakhiratu’l-Ma’alL’Imam Shafi’i, l’un des savants religieux distingués des écoles sunnites, admet que l’attachement à la famille pure du Prophète (SAW) est le moyen d’être délivré car, des soixante-treize branches que compte l’Islam, seule celle qui suit le courant de pensée des descendants du Prophète (SAW) est sûre d’être délivrée.   Tafsir al-Kabir, de Fakhr al-Razi, sous le commentaire du verset 42:23 (Mawaddah), Part 27, p167  Si le hadith al-Thaqalayn place les Ahl-ul-Bayt aux côtés du Saint Coran, en raison de leur Charge de le protéger, de l’expliquer et d’éclairer ses équivoques, ses secrets et son contenu, le hadith al-Safînah indique à la Ummah qu’ils sont, après le Prophète, le Bateau de sa Délivrance et la source de son Salut. Par conséquent, ne pas monter à bord de ce Bateau conduirait les retardataires et les manquants au naufrage et au dépérissement; manquer de les suivre (les Ahl-ul-Bayt) équivaut à manquer le Bateau de sauvetage conduisant aux rivages de la Guidance et du Salut. Selon Râfi’, le serviteur d’Abû Tharr, cité par al-Chibrâwî al-Châfi’î (sunnite): «Un jour, Abû Tharr est monté sur le seuil de la Ka’bah et a tenu l’anneau de la porte, en s’écriant : “O gens ! Celui qui me reconnaît, tant mieux. Et celui qui ignore qui je suis, qu’il sache que je suis Abû Tharr ! J’ai entendu le Messager d’Allah dire : “Les Gens de ma Maison sont comme le Bateau de Nûh [Noé]. Celui qui y monta fut sauvé, et celui qui le manqua fut jeté dans le Feu.” J’ai également entendu le Messager d’Allah dire : “Considérez que les Ahl-ul-Bayt sont par rapport à vous ce que la tête est au corps, et ce que les yeux sont à la tête, car le corps ne peut trouver le bon chemin que grâce à la tête, et la tête ne peut trouver son chemin que grâce aux yeux.”»  Selon Abû No’aym, citant Sa’îd ibn Jubayr, citant Ibn ‘Abbâs, le Messager d’Allah a dit : «Les Gens de ma Maison sont auprès de vous comme le Bateau de Nûh : celui qui est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.» Toujours selon Abû No’aym : «Ce hadith est relaté par al-Hâkim dans “Mustadrak al-Çahîhayn” (tome II, p. 343) en disant que ce hadith est sain (Çahîh) selon la condition de Muslim, et il est raconté par al-Muttaqî dans “Kanz al-‘Ummâl” (tome VI, p. 216) et par al-Haythamî dans son “Majma'” (tome IX, p.168). Il est aussi relaté par Muhib al-Dîn al-Tabarî dans ses “Thakhâ’ir” (P. 20). Il est relaté par al-Khatîb al-Baghdâdî dans son “Ta’rîkh” (tome XII, p. 19).» Selon Abû No’aym encore, citant une chaîne remontant à Anas ibn Mâlik, qui a témoigné : «Le Messager d’Allah a dit : “Moi et les Gens de ma Maison sommes comme le Bateau de Nûh : celui qui y est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.”»  Abû No’aym écrit aussi, à propos de ce hadith : «Il est également relaté par al-Çiyûtî dans “al-Dur al-Manthûr”, à l’Appendice du tafsîr de cette Parole d’Allah : “Nous avons dit : “Entrez dans cette cité; mangez de ses produits à satiété, partout où vous voudrez; franchissez-en la porte en vous prosternant et dites : “Pardon !” Nous vous pardonnerons vos péchés…”» avec ce commentaire : «Selon Ibn Chaybah, ‘Ali ibn Abî Tâlib a dit : “Nous sommes pour cette Ummah comme le Bateau de Nûh et comme la porte du Pardon.”» Encore et toujours selon Abû No’aym, rapporteur de ce hadith : «Il est relaté par al-Muttaqî dans “Kanz al-‘Ummâl” (tome VI, p. 216) dans la version suivante : “Les Gens de ma Maison sont pour vous comme le Bateau de Nûh : celui qui y est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué a péri; et comme la porte du pardon chez les Banî Ismâ’îl“, et avec ce commentaire : “rapporté par al-Tabarânî, citant Abî Tharr.”» 

Hadith al-Amân min al-Ikhtilâf 

Dans ce hadith, le Prophète explique le rôle doctrinal et politique des Ahl-ul-Bayt. En effet, le danger le plus grave qui menace la Ummah est toujours la division et le désaccord dans l’opinion et la tendance politique. Le Prophète craignait pour sa Ummah un tel malheur. Aussi travailla-t-il en vue de son unité et de sa cohésion idéologique et politique. Pour ce faire, il incita la Ummah à s’attacher aux Gens de sa Maison et à se référer à eux en cas de différend. C’est pour cela qu’il présentait les Ahl-ul-Bayt comme étant liés au Saint Coran, dont ils ne se sépareraient pas jusqu’au Jour du Jugement, et comme “l’arche de Nûh” et “la porte du Pardon”. Et, dans le présent hadith, il les décrit comme étant le cadre rassembleur et l’axe unificateur de la Ummah, et indique que l’attachement à eux et la maeche sur leurs traces constituent une garantie contre les dissensions et les différends. « De même que les étoiles sont une garantie pour les habitants de la terre contre la noyade, de même les Gens de ma Maison (Ahlu Bayt) sont une garantie pour eux contre les désaccords.» Selon l’Imam ‘Ali, cité par Muhib al-Dîn al-Tabarî : «Le Prophète a dit : “Les étoiles sont une assurance pour les habitants des cieux : si elles venaient à disparaître, ceux-ci disparaîtraient également. De même, les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt) sont une assurance pour les habitants de la terre : s’ils venaient à disparaître, les habitants de la terre disparaîtraient aussi.”» Al-Tabarânî note que ce hadith a été rapporté par Ahmad ibn Hanbal dans “Al-Manâqib”.  

Hadith de l’Oiseau rôti 

Allama Seyyed Hamid Husain a consacré un volume entier de son Abaqatu’l-Anwar pour ce hadith. Il a rassemblé toutes les sources fiables de vos ulémas et a clairement prouvé l’authenticité de ce hadith. Selon ce hadith, une femme apporta un oiseau rôti au Prophète. Avant de le manger, le Prophète, soulevant ses mains, a appelé Allah: “0 Allah! de votre création entière, envoyez la personne qui est la plus chère de vous et de moi afin qu’il puisse manger ce oiseau rôti avec moi. Ali est alors entré et manga l’oiseau avec le saint Prophète. Certains de vos livres, tels que Fusulu’l-Muhimma de Maliki, Ta’rikh de Hafiz Nishapuri, Kifayatu’t-Talib de Ganji Shafi’i et le Musnad d’Ahmad Hanbal, etc .. Anas relate: ” le Prophète n’avait pas fini son invocation qu ‘Ali entra dans la maison, mais j’ai maintenu sa venue secrète. Lorsqu’ Ali voulu entrer pour la troisième fois, le Prophète m’a ordonné de le laisser entrer. Ali entra, le Prophète lui a dit: que la pitié d’Allah soit sur toi. Ali lui dit qu’il était venu chez lui par trois fois mais on lui a accordé d’entrer seulement cette fois ci. le Prophète a demandé ce qui l’avait incité à se comporter de la sorte. J’ai répondu : “la vérité est que sur l’écoute de votre invocation, j’ai souhaité qu’un tel honneur pourrait m’incomber au sort de quelqu’un d’autres.”  Maintenant je vous demande si l’invocation du saint Prophète a été acceptée ou rejetée par Allah ? Evidemment, Allah l’a accepté puisqu’il a promis dans le Saint Coran qu’il accepterait l’invocation du Prophète. D’ailleurs, Allah a su que le Prophète ne ferait pas une demande inadéquate. Ainsi Allah a toujours accepté ses invocations. Allah a envoyé Ali, pour mériter d’être la meilleure personne de sa création. Les savants sunnites ont confirmé cet événement. Muhammad ibn Talha Shafi’i dans son Matalib-Su’ul, le chapitre 1, la partie 5 et 15, a établi la position élevée d’Ali en tant qu’aimé d’Allah et du Prophète sur la base du hadith de l’oiseau, il dit: ” l’intention de Prophète était que le peuple devrait comprendre la distinction unique et élevée d’Ali, qui a atteint le plus haut rang des pieux.” Plus tard, Hakim Abu Abdulhah Hafiz Nishapuri mentionne le hadith ta’ir par 86 narrateurs, il a également enregistré les noms de ces 86 narrateurs (voir Kifayatu ‘t- Talib, le chapitre 32). Votre “hadith” cité comparé aux hadith relatés par vos propres ulémas de haut rang (sauf quelques fanatiques têtus) doit être rejeté par des hommes instruits et doués de logique. 

Coran : le verset de la Walaya (5 : 55) 

Allah dit dans le Coran : « Vous n’avez pas de Maître (Waliy) en dehors d’Allah et de Son Prophète, et de ceux qui ont accepté la Vérité : ceux qui font la Prière et qui font l’aumône pendant qu’ils s’inclinent humblement. Ceux qui prennent pour Maîtres Allah, Son Prophète et ceux qui ont accepté la Vérité : voilà ceux qui forment le parti d’Allah, et qui seront les vainqueurs ! » (Sourate al-Mâ’idah, 5 : 55-56) Selon Al-Zamakh-Charî, dans “Al-Kach-châf”: « Il [ce Verset] a été révélé à propos de ‘Alî (qu’Allah ennoblisse son visage) lorsqu’un mendiant l’a sollicité pendant qu’il était en position d’Inclination dans sa Prière, et qu’il a laissé tomber pour lui sa bague -qui flottait à son petit doigt- sans interrompre sa Prière. Si vous vous demandez comment il [ce Verset] peut être relatif à ‘Alî (qu’Allah ennoblisse son visage), alors que le terme désigne un pluriel, je vous répondrai : si le terme désigne un pluriel, bien qu’il s’agisse d’un seul homme, c’est pour inciter les gens à faire comme lui -dans le but d’obtenir la récompense qu’il a obtenue – et pour rappeler que la nature des Croyants devrait être tellement soucieuse de la piété, de la bienfaisance et du secours envers les pauvres, que même quand ils sont en train de faire la Prière, ils ne devraient pas ajourner l’accomplissement d’une action de bienfaisance – qui ne supporte aucun retard- jusqu’à la fin de leur Prière.» (A-Zamakh-charî, “Al-Kach-châf”, tafsîr Sourate al-Mâ’idah, V.55.) Citant Al-Kalbî, et parlant des circonstances de la Révélation de ce Verset : «Vous n’avez pas de Maître en dehors d’Allah et de Son Prophète, et de ceux qui croient : ceux qui font la Prière et qui font l’aumône pendant qu’ils s’inclinent humblement. », Al-Wâhidî a écrit: «La fin de ce Verset concerne ‘Alî (que la Satisfaction d’Allah lui soit acquise), car il a donné sa bague à un mendiant pendant qu’il se trouvait dans la phase d’Inclination de sa Prière.» Al-Wâhidî, “Les Circonstances de la Révélation”, Sourate al-Mâ’idah, Verset 55. Un grand nombre d’ouvrages de tafsîr et de hadith ont affirmé que ce Verset a été révélé à propos de ‘Alî. « Dans la mosquée, lorsque ‘Alî offrit au mendiant son anneau, le Prophète appela Allah, lui demandant d efaire de ‘Alî son associé dans son message : « O Allah ! Je suis Mohammad, votre élu, le Prophète. Rends-moi fort et facilite ma tâche. Affecte auprès de moi un assistant de ma famille, ‘Alî : Accrois ma force par lui. » Abû Dharr al-Gifârî qui était présent témoigne à ce propos : « Par Allah ! Le Saint Prophète n’avait pas encore fini sa prière de demande que l’ange Gabriel apparut et révéla ce verset : « Vous n’avez d’autres alliés qu’Allah, Son messager et les croyants qui accomplissent la Salât, s’acquittent de la Zakât et s’inclinent devant Allah. » (5 :55) La prière du Prophète a été exaucée et ‘Alî a été nommé son vizir. » Muhammad Talhah al-Shâfi’î, dans Matâlib-us-Su’ûl, page 19, al-Hâfidh Abû Nu’aim al-Içfahani dans Manaqatu0l-Mutahharîn, Cheik ‘Alî al-Ja’farî dans Kanz-ul-Barâhîn, l’imam Ahmad ibn Hanbal dans le Musnad, Jalâl-ud-Dîn al-Suyûtî dans al-Durr-ul-Manthûr et d’autres savants sunnites ont relaté ce récit dans leurs travaux.  Ibn al-Maghâzilî, le jurisconsulte Shâfi’ite dans son Manâqib, Jalâl-ud-Dîn al Suyûti dans al-Durr-ul-Manthûr, le théologien renommé Ahman al-Tha’labî dans Kashf-ul-Bayân, Sibt Ibn al-Jawzî dans Tathkirat Khawâc-al-Ummah, en rapport avec le verset de la Wilâyah cite d’Abû Tharr al-Ghifârî et Asmâ’ Bint Umais (épouse d’Abû Bakr) qu’ « ils ont dit qu’un jour où ils priaient dans la mosquée alors que le Prophète était présent, un mendiant demanda l’aumône. Personne ne lui donna rien. ‘Alî qui était en état d’inclinaison rituelle (ruku’), pendant lequel il ne pouvait parler) fit signe au mendiant vers son doigt, et ce dernier lui en enleva alors l’anneau. Le Prophète vit ce qui se produisit, leva la tête vers le ciel et dit : « O Allah, mon frère Moïse Vous a prié : « O Mon Seigneur, rends-moi fort et facilite ma tâche. Nommez-moi un assistant de ma famille, Aaron, mon frère. » Allah lui octroya une aide et renforça ses mains. Il leur donna une telle puissance et une telle poigne que personne ne pouvait les maîtriser. « … Moïse dit à son frère Aaron : « Remplace-moi auprès de mon peuple, fais ce qui est bien, ne suis pas la voie des pervers. » (7 :142) Les hadîths que nous avons cités confirment l’institution de ‘Ali par le Prophète (SAW) comme Walî sur les croyants en conformité avec le verset coranique suivant: «Vos n’avez pas de maître en dehors d’Allah et Son Messager et de ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui font l’aumône tout en s’inclinant humblement (en génuflexion)». (V. 55/V) D’après Ibn ‘Abbâs, Abî Dhar, Anas b. Mâlik, l’Imam ‘Ali et d’autres Compagnons: «Un Musulman pauvre entra un jour dans la Mosquée du Messager (SAW) et quémanda quelque chose. ‘Ali qui était en train de faire une prière facultative fut néanmoins sensible à l’appel du mendiant et lui fit signe par la main droite derrière le dos afin qu’il prît la bague de son auriculaire. L’homme l’a fait, invoqua Allah pour ‘Ali puis s’en alla. Avant que l’assistance ne sorte de la Mosquée, Jabrâ’îl (a. s.) descendit avec le verset précédent».(245) Hassân b. Thâbit, le poète, dit alors des vers à ce sujet:  Ô Abâ Hassan! Que mon âme et mon coeur soient sacrifiés pour toi, Ainsi que tout homme lent ou actif dans le chemin de la guidance. C’est toi qui donna en pleine génuflexion Ô le meilleur incliné! que les âmes du peuple soient sacrifiées pour toi Allah révéla à ton sujet la meilleure Wilâyah  Qu’Il affirma dans les législations confirmées. Critique de la signification donnée au verset  D’aucuns ont dit que les pronoms personnels dans la partie du verset relative à ceux qui font la prière, l’aumône … sont au pluriel tandis que l’homme désigné est une seule personne (l’Imam ‘Ali)? L’auteur fait à ce propos la remarque suivante: «cette critique n’est qu’une conjecture! Car ce qui n’est pas correct c’est l’emploi du terme singulier pour désigner un pluriel. En revanche, l’inverse, comme dans le verset en question, est fort possible et permis dans les conversations arabes. Cela se trouve aussi dans différents lieux du Saint Coran. Prenons en l’exemple de ce qu’il y a dans la sourate Al- Munâfiqîne (les Hypocrites): «Au Nom d’Allah le Clément le Miséricordieux. Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent: «Nous attestons que tu es le Messager d’Allah.» Allah sait que tu es Son Messager. Et Allah sait que les hypocrites sont menteurs … Quand on leur dit: «Venez le Messager d’Allah va demander pardon pour vous», ils détournent la tête. Et tu les vois s’éloigner, remplis d’orgueil … Ce sont eux qui dirent: «Ne dépensez rien pour ceux qui sont auprès du Messager d’Allah afin qu’ils se séparent de lui». Les trésors des cieux et de la terre appartiennent à Allah. Mais les hypocrites ne comprennent pas. Ils disent: «Si nous revenions à Médine, le plus puissant de cette ville en expulsera le plus faible». La puissance appartient à Allah, à Son Messager et aux Croyants. Mais les hypocrites ne savent pas». (Vs. 1-8/LXIII) Dans son exégèse, At-Tabarî dit: «Seul ‘Abdullah b. Abî Salûl était visé par tous ces versets. Selon les récits rapportés et les livres des savants, toute la sourate fut révélée à son sujet».(246)  A son tour, As-Suyûtî rapporte, citant Ibn ‘Abbâs que celui-ci dit: «Tout ce qui fut révélé dans cette sourate, ne concernait que ‘Abdullah b. Ubay».(247) Son histoire, en résumé, est relatée par les biographes et dans les oeuvres exégétiques: «Jahjâh al-Ghifârî, travailleur salarié de ‘Umar b. al-Khattâb et Sinân al-Juhaniy l’allié de Banîl-Khazraj se bousculèrent après la bataille de Banî Mustaleq, au sujet de l’eau (qu’ils voulaient puiser) et en venaient à se battre. Al-Juhaniy cria alors: «Au secours ô Al-Ançar!». Et Jahjâh cria, à son tour, «Au secours! ô les Muhâjirîne!». Sur ce, ‘Abdullah b. Ubay se fâcha en présence d’un groupe d’Ançarites qui étaient avec lui – parmi eux il y avait Zayd b. Arqam, encore un jeune homme à cette époque. Ibn Ubay dit: «L’ont-ils fait? Ils nous ont bousculés, concurrencé dans notre propre pays! Par Allah! Le proverbe qui s’applique à nous en rapport avec ces Quraïshites est celui qui dit: Engraisse bien ton chien pour qu’il te morde, par Allah, si nous revenions à Médine le plus puissant de cette ville en expulserait le plus faible . Ensuite, parlant à l’assistance il dit: «Voici ce que vous avez fait de vous-mêmes! Vous les avez hébergés chez vous, et partagé vos biens avec eux; par Allah, si vous les empêchez d’avoir accès à ce qu’il y a entre vos mains, ils quitteront sûrement votre pays». Zayd b. Arqam rapporte alors ses propos au Messager d’Allah, qui était entouré de ses Compagnons, parmi eux ‘Umar b. al-Khattâb».(248) Dans le même sens, on peut citer les versets suivants: Le Prophète en disant: «il est tous oreilles» (V. 61/IX). «Ceux auxquels les gens disaient: (les gens les impies) ont sûrement réuni leurs forces contre vous …». (V. 173/III) «… Ils disaient: «y a-t-il quoi que ce soit qui nous concerne en cette affaire? …». (V. 154/III) Et d’autres versets encore où le pluriel est employé mais une seule personne est visée.  

Coran : ‘Ali était du Prophète (SAW) ce qu’était Hârûn de Mûssâ 

Les versets 29-35 de la sourate Tâhâ parlent du rang du Prophète Hârûn (a. s.) à côté de son frère le prophète Mûssâ (a. s.). Or, le Messager d’Allah (SAW) dit à l’Imam ‘Ali (a. s. ): «N’es-tu pas content d’avoir pour moi le même statut qu’avait Hârûn pour Mûssâ, sauf qu’il n’y aura pas de prophète après moi».  A propos de ce statut, Allah – gloire à Lui – dit: «Donne-moi un assistant de ma famille; Mon frère Aaron; Accrois ainsi ma force; Associe-le à ma tâche, afin que nous Te glorifiions sans cesse et que, sans cesse nous t’invoquions. Oui, Tu nous vois parfaitement». (Vs. 29-35/XX) Allah exauça Mûssâ (a. s.) et dit dans le Saint Coran : «Certes, Nous avons donné l’Ecriture à Mûssâ et Nous avons placé à côté de lui son frère Aaron (Hârûn) comme assistant». (V. 35/XXV) 

Hadith : ‘Ali était du Prophète (SAW) ce qu’était Hârûn de Mûssâ (a. s.) 

Le Messager d’Allah (p) dit à ‘Ali: «Tu es de moi ce qu’était Hârûn de Mûssâ sauf qu’il n’y a pas de prophète après moi». (Al-Bukhârî, Sahîh, 2/200 “Mérites de ‘Ali”; Muslim, Sahîh, 7/120; At-Tirmidhî, Sunan, 13/171; At-Tayâlisî, Al-Musnad, 1/28-29, h/ 205, 209, 213; Ibn Majâh, Sunan, “Les mérites de ‘Ali”, h/ 115; Ahmed, Al-Musnad, 1/170, 173, 175, 177, 179, 182, 184, 185, 330, 3/32, 338, 6/369, 438) Il a été authentifié par vos propre ulémas distingués, comme Suyuti, Hakim Nishapuri et d’autres qui ont prouvé son sérieux avec des sources unanimes. Certains d’entre eux sont les suivants: (1) Bukhari dans son Sahih, volume III, le livre de Ghazawa, Qazwa Tabuk, p. 54 et dans son livre Bida’u’l-Khalq, p. 180; (2) Muslim dans son Sahih, imprimé en Egypte, 1290 A.h., volume II, sous la rubrique, “les mérites d’Ali;” pages 236-7; (3) l’Imam Ahmad ibn hanbal dans le Musnad, le volume I, des “raisons pour appeler Husain,” page 98, 118, 119 et du même livre, partie 5, page 31; (4) Abu Abdu’r-Rahman Nisa’i dans Khasa’isi’l-Alawiyya, page 19; (5) Muhammad Sura Tirmidhi dans son Jami ‘; (6) Hafiz Ibn Hajar Asqalani dans Isaba, volume II, page 507; (7) Ibn Hajar Makki dans Sawa’iq Muhriqa, chapitre 9, pages 30 et 34, (8) Hakim Abu Abdullah Muhammad Abdullah Nishapuri dans Mustadrak, volume III, page 109; (9) Jalalu’d-din Suyuti dans Ta’rikhu’l-Khulafa, page 65; (10) Ibn Abd Rabbih dans Iqdu’l-Farid, volume II, page 194; (11) Ibn Abdu’l-Birr dans Isti’ab, volume 2, page 473; (12) Muhammad ibn SaId Katib Waqidi dans Tabaqatu’l-Kubra; (13) l’Imam Fakhru’d-din Razi dans Tafsir Mafatihu’l-Ghaib; (14) Muhammad Jarir Tabari dans son Tafsir; aussi bien que dans son Ta’rikh; (15) Seyyed Mu’min Shablanji dans Nuru’l-Absar, page 68; (16) Kamalu’d-din Talha Shafi’i dans Matalibu’s-Su’ul, page 17; (17) Seyyed ali ibn Shahabu’d-din Hamadani dans Mawaddatu’l-Qurba, vers la fin de Mawadda 7; (18) Ibn Sabbagh Maliki, dans Fusulu’l-Muhimma, pagine 23 et 125; (19) Ali ibn Burhanu’d-din Shafi’i dans Siratu’l-Halabiyya, volume II, page 49; (21) cheik Sulayman Balkhi Hanafi dans Yanabiu’l-Mawadda, chapitre et (22) Mulla Ali Muttaqi dans Kanzu’l-Ummal, pages du volume VI 152-153; (23) d’Ahmad Ali Khatib dans Ta’rikh Bagdad; (24) Ibn Maghazili Shafi’i dans Manaqib; (25) Ibn Athir Jazari Ali dans Usudu’l-Ghaiba; (26) Ibn Kathir Damishqi dans son Ta’rikh; (27) d’Ala’u’d­Daula Ahmad ibn muhammad dans Urwatu’l-Wuthqa; (28) Ibn Athir Mubarak Muhammad Shaibani dans Jami’u’l-Usul; (29) Ibn Hajar Asqalani dans Tahdhibu’t­Tahdhib. Beaucoup d’autres savants éminents ont relaté ce hadith avec de légères variations par plusieurs compagnons du Prophète, comme: (1) Umar ibn khattab, (2) Sa’d ibn abi waqqas, (3) ‘Abdullah ibn abbas, (4) Jabir ibn Abdullah Ansari, (5) Abu huraira, (6) Abu Sa’id Khudri, (7) Jabir ibn Sumra, (8) Malik ibn Huwairi, (9) Bara’a ibn ‘Azib, (10) Zaid ibn Arqam, (11) Abu Rafi’, (12) Abdullah ibn ubai, (13) Abu Suraiha, (14) Hudhaifa ibn assad, (15) Anas ibn malik, (16) Abu Ayyub Ansari, (17) Sa’id ibn Musayyab, (18) Habib ibn Abi Thabit, (19) Sharhbil ibn sa’d, (20) Umme Salma (épouse du Prophète saint), (21) Asma bint Umais (épouse d’Abu Bakr), (22) Aqil ibn abi talib, (23) Mu’awiya ibn abou soufian et une foule d’autres. En bref, tous se sont reliés avec de légères variations dans les mots que le saint Prophète a dit: “0 Ali, tu es pour moi comme Aaron était pour Moise, sauf qu’il n’y aura aucun Prophète après moi.” Tous ces ulémas sont-ils suffisants pour montrer que ce hadith a été unanimement accepté comme authentique? Confirmeriez-vous maintenant que vous étiez sous un malentendu?  Puisque vous assumez une attitude de doute en vue de la véracité de ce hadith, vous devriez consulter, le chapitre 7 de Kifayatu’t-Talib fi Manaqib-e-Ali, compilé par muhammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i ,qui est un de vos ulémas le plus renommé de votre école. Après citation du sixième hadith dans l’éloge d’Ali, cet auteur présente (page 149) ses observations sur ce hadith comme suit: “c’est un hadith dont l’authenticité a été reconnue par tous. Il a été relaté par des Imams et des Huffaz les plus instruits (ceux qui connaissent le Qur’an par coeur), comme Bukhari dans son Sahih, Muslim dans son Sahih, Abu Dawud dans son Sunan, Abu Isa Tirmidhi dans son Jami’, Abu Abdu’r-Rahman dans son Sunan, Ibn Maja Qazwini dans son Sunan. Tous ont unanimement reconnu son authenticité. Hakim Nishapuri a indiqué que ce hadith a écrit avec une chaîne de transmission parfaite. 

Ce que signifie “minnî” (de moi) dans les récits prophétiques 

Le hadîth précédent montre clairement le sens de cette locution employée dans d’autres récits: comme Hârûn était l’associé de Mûssâ (a. s.) dans la prophétie et son auxiliaire dans la transmission du message, ‘Ali qui a pour le Sceau des prophètes (SAW) le même statut qu’avait Hârûn pour Mûssâ à l’exception de la prophétie garde l’autre qualité c’est à dire la fonction d’auxiliaire dans la transmission. Le Prophète (SAW) clarifia lui-même le sens du terme “minnî” le Jour de ‘Arafat durant le pèlerinage d’Adieu: «‘Ali est de moi et je suis de ‘Ali. Ne transmettra mon message que moi-même ou ‘Ali». Ibn Mâjah, Sunan, “Kitâb al-Muqaddamah”, chap. “Les Mérites des Compagnons”, tom. 1, p. 92; Al-Tirmidhî, Kitâb al-Manâqib, 13/169; Ahmed, Musnad, pp. 164-165, tom. 4 

Quand le Messager (SAW) fit-il de ‘Ali son assistant (wazîr) 

Ce fut le jour où il invita Banî ‘Abdil-Muttalib et leur proposa ceci: «Qui parmi vous m’assistera en cette affaire …». Seul l’Imam ‘Ali répondit positivement à sa demande. Le Messager d’Allah (SAW) le prit alors pour wazîr (assistant, auxiliaire, ministre) dans son entreprise (céleste).  Dans son Tafsîr (exégèse), As-Suyûtî rapporte qu’après la révélation des versets précédents concernant Hârûn et Mûssâ, le Messager d’Allah (SAW) invoqua Allah et dit: «Ô Seigneur! Accrois ma force par mon frère ‘Ali» et Allah l’exauça. Ibn ‘Umar rapporte que le Messager d’Allah (SAW) dit à l’Imam ‘Ali: «Tu es mon frère et mon wazîr (assistant, ministre), tu rembourses ma dette et tu remplis ma promesse …». (Al-Haythamî, Majma’uz-Zawâ’id, 9/121; Al- Muttaqî, Kanz, 6/155, citant At-Tabarânî) 

Coran : (7 :142) Le Calife, l’Adjoint du Prophète (SAW) 

  

Quand le Messager sortit à la tête de l’expédition pour Tabûk et désigna ‘Ali pour le remplacer à Médine, celui-ci lui dit: «Me laisses-tu avec les enfants et les femmes?» Le Prophète lui dit alors: «N’es-tu pas content que tu aies pour moi le même statut qu’avait Hârûn pour Mûssâ sauf qu’il n’y a pas de prophète après moi? Alors qu’Allah dit à propos de Hârûn, Moïse dit à son frère Aaron: «Remplace-moi auprès de mon peuple, fais ce qui est bien et ne suis pas le chemin des Pervers ». (V. 142/VII)  Dans l’une des deux versions du récit précédent, rapportées par Ahmed b. Hanbal dans son Musnad, (223. Ahmed, Al-Musnad, 1/111) le Messager (SAW) dit «… et mon Calife». 

Hadith : La porte de la science 

Jâbir b. ‘Abdillah rapporte du Prophète (pslf) : « Je suis la Cité de la science et ‘Ali en est la porte (le portail); quiconque désire se rendre à la cité doit passer par la porte ». En commentant ce hadîth, Al- Hâkim dit: «C’est un hadîth authentique de par sa chaîne de transmission». Al-Hâkim, Al-Mustadrak, 3/126 et d’autres références. Dans une autre version: « Quiconque veut la science qu’il aille voir la porte ». Al-Hâkim, Al-Mustadrak, 3/127-129.   « Le Messager d’Allah (SAW) saisit la main de ‘Ali le Jour de Hudaybiyyah et dit: «Voici le Prince des Vertueux, le tueur des Pervers, est victorieux celui qui le soutient; est abandonné celui qui l’abandonne. – Il le disait à haute voix – je suis la Cité de la science et ‘Ali sa porte. Quiconque veut la maison qu’il passe par la porte». Al-Khatib, Târîkh Baghdâd, 2/377. D’après Ar-Râzî (Tafsîr) et Al-Muttaqî al-Hindî (Kanz-Al-‘Ummâl) ‘Ali (a. s.) dit: « De la science, le Messager d’Allah m’enseigna mille portes (voies). Chacune de ces portes s’est ramifiée en mille portes ». Abût-Tufayl dit: «J’ai assisté à un sermon donné par ‘Ali et je l’ai entendu dire: «Demandez-moi à savoir, car par Allah! des événements (choses) qui se produisent d’ici jusqu’au Jugement dernier, il n’y a pas un seul au sujet duquel vous me questionnerez que je ne vous en donne le récit. Demandez-moi à propos du Livre d’Allah car, par Allah, il n’y a pas de verset que je ne sache! Je vous dirai s’il fut révélé de jour ou de nuit dans une plaine ou sur une montagne …». Tafsîr d’Ibn Jarîr, 26/116, Tabaqât, Ibn Sa’d, 2/2/101; Thdhîb, Al-Tahdhîb, 7/337; Fat-h al-Bârî, 10/221, Huliyat al-Awliyâ’, 1/67-68; Kanz al-‘Ummâl, 1/228. L’Imam ‘Ali (P) disait souvent : « Demandez-moi avant que vous ne me perdiez. Il n’y a pas un seul verset qui soit descendu sans que je ne sache à quel moment et dans quel contexte il est descendu. » 

Coran : shia (chiites) (28 : 15, 26 : 117, 37 : 81) 

Allah dit : « Un jour, entrant dans la ville à l’insu de ses habitants, Moïse y trouva deux hommes qui se battaient. L’un d’eux était de son Clan (Shia) et l’autre du clan adverse. L’homme qui était de son Parti (Shia) lui demanda son appui contre son ennemi. » (Coran, 28 :15)  Dans le verset ci-dessus du Coran, un est appelé le Shia (partisan) de Moïse (p) et l’autre est appelé l’ennemi de Moïse, et en ce temps-là, le peuple était soit le Shia, soit l’ennemi de Moïse (p). Ainsi Shia est un mot officiel employé par Allah dans son Livre pour ses Prophètes les plus élevés, aussi bien que pour leurs disciples. Et Allah dit encore : « Il était du nombre de Nos serviteurs fidèles, et Nous avons ensuite noyé les autres. Parmi ses adeptes (min shî’atihi) figurait Abraham.” (Coran, 37 : 81-83) 

Hadiths sur la shia (chiites) 

Ahmad Ibn Hanbal rapporte : Le Messager de Allah dit à Ali : “O Ali! En vérité, toi et tes compagnons, et tes partisans (shi’atuka) seront au Paradis.” Références sunnites: Fadha’il al-Sahaba, Ahmad Ibn Hanbal, v2, p655 Hilyatul Awliyaa, Abu Nu’aym, v4, p329 Tarikh, by al-Khateeb al-Baghdadi, v12, p289 Al-Awsat, al-Tabarani  Majma’ al-Zawa’id, al-Haythami, v10, pp 21-22 Al-Darqunti, qui dit que cette tradition fut transmise par nombres d’autorités. Al-Sawa’iq al-Muhriqah, by Ibn Hajar Haythami , Ch. 11, section 1, p. 247   Le Saint-Prophète (pslf) a dit : « O ‘Alî! N’es-tu pas content d’être avec moi au Paradis, qu’al-Hassan et al-Hussain et notre progéniture soient derrière nos dos et nos femmes derrière notre progéniture et nos partisans (shi’atuna) à notre droite et à notre gauche ? » Ahmad Ibn Hanbal dans “Al-Manâqib”. Le Saint-Prophète (pslf) a dit : « O ‘Alî! Les quatre premières personnes qui entreront au Paradis sont moi, toi, al-Hassan et al-Hussain. Suivront derrière nos dos notre progéniture et derrière notre progéniture nos épouses, et à notre droite et à notre gauche nos partisans (shi’atuna). » (Rapporté par al-Tabarânî, voir: “Al-Sawâ’iq al-Muhriqah”, p.96.)  Le Saint-Prophète (pslf) a dit : « Parmi ma Communauté soixante-dix mille entreront au Paradis sans rendre des comptes (et le Prophète (P) de se tourner vers ‘Alî (p) et de lui dire) : «Ce sont parmi tes partisans (shi’atuka) et tu es Imam». » Rapporté par Ibn al-Maghâzilî al-Châfi’î en citant le témoignage d’Anas Ibn Mâlik, ainsi que al-Khawârizmî dans ses “Manâqib” et al-Qandûzî al-Hanafî dans “Al-Yanâbî'”. Le Saint-Prophète (pslf) a dit : « Nos partisans(shi’atuna)  sont ceux qui nous suivent, qui suivent nos traces et adoptent comme modèles de comportement nos actes. »  (“Uçûl al-Kâfî”: 2/73.) ‘Abdullah Ibn Jâbir témoigne: Nous étions un jour chez le Prophète (P). Lorsque ‘Alî (p) est arrivé le Prophète (P) a dit: « Par Celui (Allah) Qui dispose de mon souffle, celui-ci (‘Alî) et ses partisans (shi’atu), ce sont eux les Gagnants le Jour de la Résurrection ». Sur ce, le verset suivant fut révélé (au Prophète (P)) : «Ceux qui ont accepté la vérité et qui accomplissent des oeuvres bonnes: voilà le meilleur de l’humanité» (Sourate al-Bayyinah; 98:7) (“Ta’rikh Ibn ‘Asâkir”: 2/442.) Egalement Jabir Ibn Abdillah al-Ansari rapporta que :  Le Messager dAllah (pslf) dit : « Les partisans (shi’a) de Ali sont les vrais vainqueurs le Jour de la Résurrection. » Références sunnitesAl-Manaqib Ahmad, comme mentionné dans: Yanabi al-Mawaddah, de al-Qundoozi al-Hanafi, p62 Tafsir al-Durr al-Manthoor, de al-Hafidh Jalaluddin al-Suyuti, qui cite la tradition comme suit: “Nous étions avec le Saint-Prophète lorsque Ali arriva vers nous. Le Saint-Prophète dit : « Lui et ses chi’itu (partisans) recevront le salut le jour du Jugement. »  The “day of rising” may also refer to the day of rising of al-Mahdi (AS). But in more general term, it means the day of judgment. Also it is narrated that: The Messenger of Allah said: “O Ali! On the Day of Judgment I shall resort to Allah and you will resort to me and your children will resort to you and the Shia will resort to them. Then you will see where they carry us. (i.e. to
Paradise)” 
Référence sunnite : Rabi al-Abrar, by al-Zamakhshari Furthermore, it is narrated that: The Messenger of Allah said: “O Ali! (On the day of Judgment) you and your Shia will come toward Allah well-pleased and well-pleasing, and there will come to Him your enemies angry and stiff-necked (i.e., their head forced up). Références sunnites: al-Tabarani, on the authority of Imam Ali al-Sawa’iq al-Muhriqah, by Ibn Hajar al-Haythami, Ch. 11, section 1, p236 A more complete version of the tradition which has also been reported by the Sunnis, is as follows: 
Ibn Abbas (RA) narrated: When the verse “Those who believe and do righteous deeds are the best of the creation (Quran 98:7)” was revealed, the Messenger of Allah (PBUH&HF) said to Ali: “They are you and your Shia.” He continued: “O Ali! (On the day of Judgment) you and your Shia will come toward Allah well-pleased and well-pleasing, and your enemies will come angry with their head forced up. Ali said: “Who are my enemies?” The Prophet (PBUH&HF) replied: “He who disassociates himself from you and curses you. And glad tiding to those who reach first under the shadow of al-‘Arsh on the day of resurrection.” Ali asked: “Who are they, O the Messenger of Allah?” He replied: “Your Shia, O Ali, and those who love you.” Références sunnites: al-Hafidh Jamaluddin al-Dharandi, on the authority of Ibn Abbas al-Sawa’iq al-Muhriqah, by
Ibn Hajar, Ch. 11, section 1, pp 246-247 
Then Ibn Hajar provides a bizarre commentary for the first tradition, saying: The Shia of Ali are the Ahlussunnah since they are those who love Ahlul-Bayt as Allah and His Prophet ordered. But others (i.e., other than Sunnis) are the enemies of Ahlul-Bayt in reality for the love outside the boundary of law is the great enmity, and that was the reason for their fate. Also, the enemies of Ahlul-Bayt were al-Khawarij and their alike from Syria, not Muawiyah and other companions because they were Muteawweloon, and for them is a good reward, and for Ali and his Shia is a good reward! Sunni reference: al-Sawa’iq al-Muhriqah, by
Ibn Hajar, Ch. 11, section 1, p236 
And this is how Sunni scholars cope with the prophetic traditions in favor of “Shia of Ali”! They say that they are the real Shia! Let us look at one more tradition in this regard: The Messenger of Allah said to Ali: “The first four individuals who will enter the Paradise are me, you, al-Hasan, and al-Husain, and our progeny will be behind us, and our wives will be behind our progeny, and our Shia will be on our right side and in our company.” Références sunnites: al-Manaqib, by Ahmad al-Tabarani, as quoted in: al-Sawa’iq al-Muhriqah, by Ibn Hajar Haythami , Ch. 11, section 1, p246  From the above pieces of evidence, the word “Shia” is used by Allah in Quran for His prophets as well as their followers. Further, His blessed Prophet, Muhammad (PBUH&HF) has repeatedly used this word for the followers of Imam Ali (AS). The word Shia is used here in its special meaning, and moreover, it is not in plural form (Parties), rather the above verses and traditions are referring to a special party, i.e., one single party. If Shia meant sectarian, neither Allah would use it for His high rank prophets nor Prophet Muhammad (PBUH&HF) would have praised them. 

Coran : La meilleure Communauté (3 : 110) 

« Vous êtes la meilleure communauté qui ait jamais été donnée comme exemple aux hommes. En effet, vous recommandez le BienBienMal, vous  interdisez le MalMalBien et vous croyez en Dieu. » (Coran, 3 :110) La meilleure communauté est aussi Ahl-ul-Bayt. Certains savants sunnites ont rapporté de Abu Ja’far (Imam Baqir (AS)) que : « Abu Ja’far (AS) dit au sujet du verset ‘Vous êtes la meilleure communauté qui ait jamais été donnée comme exemple aux hommes…(3:110)’: “Les Membres de la Demeure du Prophète (Ahl-ul-Bayt).” Références sunnites: Ibn Abi Hatam, as mentioned in:  al-Durr al-Manthoor, de Jalaluddin al-Suyuti under commentary of verse 3:110 of holy Quran. 

Hadith des cinq piliers de l’Islam 

Le Prophète (PSLF) rapporte : « L’Islam est bâti sur cinq piliers : Les deux témoignages (l’Unicité de Allah, la reconnaissance du Prophète (PSLF), les deux inséparables… »  Un homme lui demanda : « Les deux témoignages ont les connaît. Mais que sont les deux inséparables ? » Le Prophète répondit : « La Prière et l’Aumône (Assalât wa Zakât). L’un n’est pas accepté sans l’autre. Puis, le Jeûne de Ramadhan, puis le Pèlerinage à qui peut le faire. Et le cinquième AlWalayat : l’amour et l’obéissance à ma famille (Ahl-ul-Bayt). » 

Coran : inclinés et prosternés, marques de leur prostration (48 :29) 

Allah indique clairement dans le Saint Coran: ” Muhammad est l’Apôtre d’Allah, ceux qui sont avec lui, ceux qui sont forts envers les mécréants, compatissants les uns envers les autres. Tu les vois inclinés et prosternés (dans la prière), cherchant la grâce d’Allah et sa satisfaction. Sur leurs visages sont leurs marques de leur prostration. “(48:29) D’abord, ce verset prouve la supériorité d’Abu bakr. En second lieu, il défend la position des quatre califes par opposition à la réclamation des chiites qu’Ali était le premier. Ce verset déclare sans équivoque qu’Ali était le quatrième calife. Shirazi : Ce verset ne donne aucune indication évidente au sujet du mode de la nomination des califes ou au sujet de l’excellence d’Abu bakr. Par conséquent, vous devez me préciser à quel endroit du verset cette signification est cachée.  Cheik: Dans le commencement de ce verset, l’expression “ceux qui sont avec lui” se rapporte à ce grand homme qui était avec le saint Prophète dans la caverne. L’ordre de la califat ressort également de ce verset. La formulation “qui sont avec lui” est Abu bakr qui avait accompagné le Prophète dans la caverne, la nuit de l’Hijra. L’expression “sont fort contre les mécréants” signifie Umar qui était très dur avec les mécréants. La locution “compatissant entre eux” se rapporte à Uthman qui était très aimable. Le caractère littéraire “sur leurs visages sont leurs marques, les traces de leur prosternation” se rapporte à Ali. Il est clair qu’Ali soit le quatrième calife et non le premier, puisqu’ Allah l’a mentionné en quatrième position. Shirazi: Je me demande comment je devrais répondre afin que je ne puisse pas être accusé d’interprétation personnelle. Vos grands ulémas n’ont jamais interprété comme vous. Si ce verset signifiait l’ordre du califat, le premier jour après la mort du saint prophète. Pourquoi Ali, les Bani Hashim et les compagnons ont formulé des objections et refusèrent de jurer l’allégeance au calife? Des arguments auraient été proposés de la part du nouveau calife. Il aurait put citer ce verset saint. Il est évident que votre interprétation provient de votre propre pensée. Aucun grands commentateurs de vos écoles comme Tabari, Imam Tha’labi, Fazil Nishapuri, Jalalu’d-din Suyuti, Qazi Baidhawi, Jarullah Zamakhshari, Fakhru’d­din Razi, ou autres ne l’ont interprété ainsi. Je ne comprends pas comment vous pouvez justifier cette signification. Où et par qui, une telle signification a été donnée? Ce verset, du point de vue littéraire et technique, va également à l’encontre de ce que vous dites. Cheik: Je n’ai jamais compté que vous vous tiendriez hardiment en opposition à la signification évidente d’un tel verset. Naturellement, si vous avez n’importe quoi à dire contre ceci, vous pouvez nous le faire connaître de sorte que la vraie position puisse être établie. Shirazi : Vu la construction grammaticale du verset, si nous interprétons sa signification comme la votre: soit Muhammad est Abu bakr, Umar, Uthman et Ali ou qu’Abu bakr, Umar, Uthman et Ali sont Muhammad! les étudiants en science religieuse savent que cette sorte d’interprétation est grammaticalement imprécise. Si ce verset se rapportait aux quatre califes, il y aurait eu la conjonction “et” pour coordonner votre signification, mais il n’en n’est pas ainsi. Tous les commentateurs de vos propre écoles disent que ce verset se rapporte à tous les croyants. De plus, les qualités énumérées dans ce verset se rapportent apparemment à une seule personne, qui est restée avec le saint Prophète dès le début non pas à quatre personnes seulement. 

Coran : Les détenteurs de l’autorité (4 : 59) ‘Ali et les Imams de sa descendance (a. s.) 

Les récits et les narrations successives et concordantes ont confirmé l’institution de ‘Ali (a. s.) successeur du Messager (SAW) et que les détenteurs de l’autorité signalés par le verset coranique précité n’étaient que ‘Ali et les Imams parmi sa descendance. «Ô vous qui croyez! Obéissez à Allah! Obéissez à Son Messager et à ceux qui détiennent l’autorité (Uwlî l-Amri) parmi vous ». (4 : 59) Les récits suivants le confirment : D’après Shawâhid At-Tanzil, ‘Ali demanda au Messager d’Allah: «Qui sont-ils ? » «Tu es le premier d’entre eux», répondit-il. D’après Mujâhid, «les détenteurs de l’autorité parmi vous», il s’agit de ‘Ali b. Abî Tâlib que le Messager d’Allah (SAW) désigna après lui à Médine. Allah ordonna alors à Ses serviteurs de lui obéir, de ne pas être en désaccord avec lui.  «Que dis-tu de ce verset « Ô vous qui croyez! Obéissez à Allah! Obéissez à Son Messager et à ceux qui détiennent l’autorité (Uwlî l-Amri) parmi vous » (4 : 59)?, demanda Abû Baçîr à Abî Ja’far. – Ce verset fut révélé à propos de ‘Ali b. Abî Tâlib, répondit-il. – Les gens disent: qu’est ce qui L’empêcha de nommer ‘Ali et Ahl-ul-Bayt dans Son Livre?, redemandai-je. – Dis-leur: Allah a descendu sur Son Messager les Versets relatifs à la prière sans préciser s’il s’agissait de trois ou de quatre “Ra’kat” inclinantes. Et c’était le Messager d’Allah qui en donna l’explication. Le verset (4 :59) fut révélé à propos de ‘Ali, Hassan et Hussayn et le Messager d’Allah (SAW) dit à sa Communauté: «Je vous recommande le Livre d’Allah et Ahlul-Bayt. J’ai demandé à Allah de ne les séparer qu’une fois revenus à moi au Bassin (paradisiaque) et IL m’a exaucé». 

Coran : Ahl ul Dhikr (21 : 7) ‘Ali et les Imams de sa descendance (a. s.) 

Le Saint Coran déclare: ” Interrogez les gens auxquels le rappel a été adressé, si vous ne savez pas.” (21 :7) Les Ahle-dhikr signifie les gens du rappel, Ali et les Imams qui sont les égaux du Saint Coran. Cheik Sulayman Balkhi Hanafi-dans son Yanabiu’l­Mawadda, le chapitre 39, copiant du Tafsir-e-Kashfu’l-Bayan de l’Imam Tha’labi, relate de Jabir ibn Abdullah Ansari qui rapporta: “Ali a dit: Nous, les descendants du Prophète sommes les gens du rappel.” (Dhikr). Le “rappel,” est un des noms du Saint Coran, cette famille sont les gens du Coran (Dhikr). Ali mentionna: “Demandez-moi avant que je vous laisse. interrogez-moi au sujet du Livre saint puisque je connaît chaque significations de ces versets, lorsqu’il fut révélé la nuit, pendant le jour, sur un champ ou dans les montagnes. Par Allah, aucuns versets du Saint Coran n’a été révélé sans que je sache son interprétation où il fut descendu et sur quelles personnes il fut révélé. Allah m’a doté d’une langue éloquente et d’un esprit sage.”  Par conséquent, il faut baser des arguments sur des versets du Saint Coran conforme à leurs significations authentiques et aux interprétations données par ceux capables d’un commentaire fiable. Autrement, chacun donnerait sa propre interprétation, selon sa connaissance et sa foi, cela aurait seulement comme conséquence des divergences et d’idées contradictoires. 

Coran : Mubbahilah – Mubâhalah  (3:61) 

 «Si quelqu’un te contredit après ce que tu as reçu en fait de Science, dis : “Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes: nous ferons alors une exécration réciproque en appelant la Malédiction d’Allah sur les menteurs.”» (Sourate Âle ‘Imrân, 3 : 61)

Il s’agit d’un événement historique immortel, que les historiens et les mufassir ont relaté, et qui a mis en évidence l’immunité de la Famille du Prophète (‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn) aux yeux d’Allah, et sa place sublime dans la Ummah.

Citant Sa’d Ibn Abî Waqqâç, Muslim relate que lorsque le verset: «Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, etc…» (Sourate Âle ‘Imran, verset 61) fut révélé, le Messager de Dieu convoqua ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn et dit: «Ô Mon Dieu! ils sont ma Famille ». 

Cet événement, comme nous le rapportent les historiens et les exégètes, est la “Mubâhalah”. Il a eu lieu lorsqu’une délégation(50)(26) de Chrétiens de Najrân crut pouvoir discuter avec le Prophète et tenter de le contredire.

Alors, Allah ordonna à Son Messager, dans ce Verset, d’appeler ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn, et de se diriger avec eux vers la vallée, et de demander aux Chrétiens de convoquer leurs fils et leurs femmes pour venir avec eux, afin de prier Allah de faire descendre Sa Malédiction sur les menteurs d’entre les deux parties.

Selon al-Zamakh-charî, dans “Al-Kach-châf”:

«Lorsque le Prophète les [les Chrétiens] appela à l’invocation de l’exécration(51), ils dirent : “Attendez, que nous nous concertions.”

Puis, lorsqu’ils entreprirent leur concertation, ils demandèrent à leur vicaire : “O ‘Abdul Maçih ! Qu’en penses-tu ?” Celui-ci répondit: “O assemblée des Chrétiens ! Muhammad est un Prophète Envoyé (…). Par Allah ! Aucun peuple n’a jamais affronté un Prophète dans une invocation d’exécration sans que périssent ses vieillards, et sans qu’il ne soit privé de ses enfants ! Si vous le faites, vous périrez tous (…). Préservez donc la paix avec cet homme, et rentrez chez vous.” Lorsque le Prophète revint, en étreignant al-Hussayn et en tenant la main d’al-Hassan, laissant Fâtimah marcher derrière lui, et ‘Alî derrière elle, et qu’il dit à ces derniers : “Si j’invoque Allah, dites : Amîn !”, l’archevêque de Najrân s’écria : “O assemblée des Chrétiens ! Je vois des visages par lesquels si Allah voulait déplacer une montagne, Il le pourrait ! N’invoquez pas l’exécration d’Allah, sinon vous périrez et aucun Chrétien ne restera à la surface de la terre jusqu’au Jour du Jugement !” Sur ce, les Chrétiens dirent au Prophète : “O Abû-l-Qâsim(52)(28) ! Nous avons décidé de ne pas te provoquer en invocation d’exécration, de t’approuver pour ta Religion, et de rester fidèles à la nôtre.”

Le Prophète leur dit : “Si vous refusez l’invocation de l’exécration, convertissez-vous donc à l’Islam, et vous aurez les devoirs et les droits des Musulmans.” Comme ils refusaient son offre, il leur dit : “Je vous combats donc !”

Ils répondirent : “Nous ne pouvons pas combattre les Arabes. Mais nous concluons avec toi un traité de réconciliation en vertu duquel tu t’abstiendras de nous attaquer, de nous menacer et de nous détourner de notre religion, et nous t’offrons en contrepartie deux mille dalmatiques, mille au mois de Çafar, et mille autres au mois de Rajab, ainsi que trente cuirasses ordinaires en fer.”

Le Prophète accepta l’offre de réconciliation et dit: “Par Celui Qui tient mon âme entre Ses mains! Le dépérissement planait sur les gens de Najrân. S’ils avaient invoqué l’anathème, ils auraient été transformés en singes et en porcs, et la vallée aurait éclaté en feu autour d’eux. Allah aurait déraciné Najrân ses habitants, et même les oiseaux juchés sur la cime des arbres.Avant l’écoulement d’une année, tous les Chrétiens auraient péri.”»

Poursuivant son interprétation du Verset de Mubâhalah, et l’exaltation de la position sublime des Ahl-ul-Bayt, en prenant le hadith de ‘Ayechah pour témoin, il écrit :

«Si le Prophète a fait passer leur invocation avant lui-même, c’est pour attirer l’attention sur leur position sublime, leur place proche [d’Allah], et pour montrer qu’ils ont la primauté sur soi-même, et qu’on a le devoir de se sacrifier pour eux. Il y a dans tout cela une preuve des plus solides de la Vertu des Gens du manteau (Ahl al-Kisâ’)(53). et une indication évidente de la véracité de la prédication du Prophète, car personne parmi les amis de l’Islam ou parmi ses détracteurs n’a prétendu qu’ils [les Chrétiens de Najrân] ont répondu positivement à l’invitation du Prophète.»(54)

L’événement met face à face le camp de la Foi et celui du polythéisme. Ceux qui représentaient le camp de la Foi représentaient naturellement l’avant-garde de la Bonne Direction, le sommet de la Ummah, le meilleur d’elle-même, et dont lque le Coran a défié les ennemis de l’Islam, et que ce sont leurs adversaires qu’il a traités de menteurs passibles de l’Anathème et de la Torture : «… en appelant la Malédiction d’Allah sur les menteurs.»

Sans la garantie de leur intégrité et de leur véracité, Allah ne leur aurait pas conféré un tel honneur, et le Saint Coran ne les aurait pas considérés comme tels.

Al-Fakhr al-Râzî a noté, dans son “Tafsîr al-Kabîr” le même récit qu’avait relaté al-Zamakh-charî. La concordance totale de leurs exégèses en ce qui concerne ce point est à cet égard significative. Après avoir rapporté ce que al-Zamakh-charî avait relaté, al-Râzî commente :

«Sachez que l’authenticité de ce récit fait l’unanimité des exégètes [mufassir] et des rapporteurs de hadith.»(55)

Al-‘Allâmah al-Tabâtabâ’î, parlant de la signification de ce Verset et affirmant que les personnes qu’il désigne -celles par lesquelles Allah a défié Ses ennemis- sont le Messager d’Allah, ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn, a écrit :

«Les rapporteurs de hadith l’ont transmis et admis [ce fait] unanimement. Les auteurs des recueils (Jâmi’) l’ont établi dans leurs recueils; parmi eux, citons Muslim, dans son “Çahîh”, al-Tirmithî, etc. De même, les historiens l’ont confirmé.

Puis les exégètes ont tenu unanimement à le citer et à le faire figurer dans leurs exégèses, sans aucune réserve ni objection. Parmi eux, il y a de nombreux rapporteurs de hadith et d’historiens, comme al-Tabarî, Abû-l-Fidâ’, Ibn Kathîr, al-Çiyûtî et bien d’autres.»

Il y a donc unanimité chez les exégètes pour préciser l’identité des Ahl-ul-Bayt, affirmer l’obligation de les aimer et souligner leur position sublime dans la Ummah.

Lorsque les deux Versets précités confèrent la qualité de Pureté aux Ahl-ul-Bayt -‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn- nous devons comprendre que cette Pureté s’applique à la totalité de leur être, la Pureté de la pensée, de l’âme, de la conscience et de la conduite. Une Pureté qui exclut toute souillure, tout élément contaminé et étranger à l’esprit de l’Islam. Leur Pureté s’identifie à celle de l’Islam dans toute son originalité et s’incarne dans leur pensée, leur conduite, leurs sentiments. Par conséquent, l’Islam qu’ils prêchent est à l’abri de toute contamination, de toute intrusion, de toute erreur et de toute déviation, Allah les ayant purifiés et dépouillés de tout péché, et ayant établi leur Droiture et leur Intégrité. C’est pour préserver la Pureté de l’Islam et permettre aux Musulmans de ne pas s’écarter de ses Enseignements, que le Saint Coran a rendu obligatoire l’amour et l’obéissance envers eux.

Dans le Verset de Mubâhalah, Allah défie, par les Ahl-ul-Bayt, les détracteurs de l’Islam. Et c’est parce qu’ils occupent une position privilégiée auprès de Lui qu’Il ordonne au Saint Prophète de se mettre à la tête de cette constellation pure pour lancer un défi aux ennemis d’Allah, un défi que personne ne saurait oser relever, puisque lancé par une élite de gens pieux dont la Prière de demande (Du’â’) est à coup sûr exaucé et entendu par Allah. Car Allah ne refuse pas la demande de ceux qu’Il a tant privilégiés, purifiés et rapprochés de Lui.

Dans ce Verset, il y a des détails linguistiques auxquels il est impératif de s’arrêter et qu’il est indispensable d’expliquer dans leur contexte précis si l’on veut éviter toute confusion et tout malentendu. Le Verset parle de “nous-mêmes”, de “nos femmes” et de “nos fils”, et le Prophète a amené ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn. Si le Prophète n’était pas sorti précisément avec ces quatre personnes, on aurait pu penser que “nos femmes” désigne les épouses du Prophète en général, “nos enfants”, Fâtimah et les autres filles du Prophète, et “nous-mêmes”, le Prophète tout seul. Mais, en sortant avec ces quatre personnes, à l’exclusion de toute autre, le Prophète a écarté toute ambiguïté et nous a fait savoir que l’élite et l’avant-garde des femmes de la Ummah, c’est Fâtimah, que l’élite des fils des Musulmans sont bien al-Hassan et al-Hussayn -que le Saint Coran a établis comme étant les fils du Prophète. Enfin, le Saint Coran a considéré ‘Alî comme faisant partie du Prophète lui-même (“nous-mêmes”).

50. La délégation se composait du vicaire, ‘Abdul Maçih (qui était l’émir des Chrétiens de Najrân, leur conseiller et leur porte-parole), du Sayyed (qui était leur administrateur), d’Abû Hâtam ibn ‘Alqamah (leur archevêque). Voir “Al-Fuçûl al-Muhimmah”, Ibn al-Çabbâgh al-Mâlikî, Introduction.

51. Dans son tafsîr “Al-Kach-châf”, al-Zamakh-charî écrit : «Puis nous invoquons l’exécration en disant : “Que l’Exécration d’Allah soit sur le menteur d’entre nous et vous.”»

52. Surnom (kunyah) du Saint Prophète.

53. Le terme “Ahl al-Kisâ'” (les Gens du Manteau) désigne ceux qui se sont réunis avec le Saint Prophète sous son manteau lorsque le Verset : «O vous, les Gens de la Maison ! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, et vous purifier totalement.», est descendu à leur propos. Ce sont ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn, comme nous l’avons déjà vu.

54. Al-Zamakh-charî, “Tafsîr al-Kach-châf”, Sourate Âl ‘Imrân, Verset 61. La même affirmation se trouve dans “Tafsîr al-Tha’âlibî”, qui cite Muhâhid et al-Kalbî.

55. Al-Fakhr al-Râzî, “Al-Tafsîr al-Kabîr”, le Verset de Mubâhalah.

Le verset de Mubahala est suffisant pour prouver son excellence. Il se rapporte à Ali en tant que l’âme du saint Prophète. Le saint Prophète saint était évidemment supérieur à toute l’humanité du commencemen jusqu’à sa fin. Par conséquent, le mot “anfusana” (nous-mêmes) dans le verset se rapportant à Ali montre qu’il était également supérieur à toute l’humanité du commencement jusqu’à sa fin. Maintenant, allez-vous admettre que l’expression “et ceux qui sont avec lui” se réfère à Ali? Il était avec le saint Prophète au commencement de l’Islam. 

Coran : Les Véridiques – As-Siddiq (4:69) 

Dans le chapitre Nisa (femmes) Allah indique: “et ceux qui obéissent à Allah et à son Apôtre, ceux-ci sont aux nombre de ceux qu’Allah a accordé ses bienfaits, avec les prophètes, les véridiques, les vertueux: voilà une belle assemblée.”(4:69)

Dans ce verset également, le véridique se rapporte à Ali. Il y a beaucoup de hadith relaté par les ulémas sunnites, indiquant qu’Ali était le plus véridique parmi la communauté du saint Prophète.

Ceux qui ont reconnu la vérité c’est Ali (39 :33) 

Allah révèle: “ceux qui ont apporté la vérité et ceux qui l’ont reconnue, voilà ce qui craignent Allah.”(39:33)

Jalalu’d-din Suyuti dans Durru’l-Manthur. Hafiz Ibn Mardawiyya dans Manaqib. Hafiz Abu Nu’aim dans Hilyatu’l-Auliya. Mohammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’t-Talib, ch.62 et Ibn Asakir dans son Ta’rikh, relatent sous l’autorité d’Ibn Abbas et Mujahid: ” Celui qui apporte la vérité est Muhammad et celui qui la reconnaît est Ali ibn Abi Talib.” 

Coran : Soyez avec les véridiques – As-Siddiq (9:119) 

Allah dit : « Ô croyants ! Craignez Dieu et joignez-vous à ceux qui sont véridiques (les justes) ! » (Coran, 9 : 119) Selon les commentaires des sunnites, les « véridiques, justes » signifie l’Imam Ali (p):    Références sunnites : Tafsir al-Durr al-Manthoor, by al-Hafidh Jalaluddin al-Suyuti, two reports: one from Ibn Mardawayh by Ibn Abbas and the second from Ibn Asakir by Abi Ja’far (AS). Le Tout Puissant, Allah indique dans le Saint Coran que nous devrions être avec Ali, c.-à-d., nous devrions le suivre. Il est devenu l’incorporation de la vérité en raison de son exactitude. De même, Ali s’est également appelé le véridique, comme Allah indique: “O vous qui croyez ! Faites attention à Allah et soyez avec les véridiques.” (9: 119) les véridiques se rapportent au Prophète Muhammad, Ali et la famille du Messager. Ce verset prouve que suivre Ali est obligatoire pour tous les musulmans. Les savants sunnites ont mentionné dans leurs livres et commentaires que ce verset a été révélé dans l’éloge de Muhammad et d’Ali. Les véridiques se rapportent à ces deux hommes saints, selon quelques rapports, il signifie Ali et d’autres rapports, indiquant la progéniture du saint Prophète.  L’Imam Tha’labi dans le commentaire Kashfu’l-Bayan. Jalalu’d-din Suyuti rapportant d’Ibn Abbas dans son Durru’l-Manthur. Hafiz Abu Sa’id Abdu’l-Malik ibn Muhammad Khargushi rapportant d’Asma’is dans son Sharafu’l-Mustafa et Hafiz Abu Nu’aim Ispahani dans son Hilyatu’l-Auliya relatent que le saint Prophète a dit: « Les véridiques sont Muhammad et Ali. »   Cheik Sulayman Hanafi dans son Yanabiu’l-Mawadda, ch 39, p.l191 rapportant d’Ahmad Khawarizmi, d’Hafiz Abu Nu’aim Ispahani et de Muwaffaq bin Hamwaini enregistrent sous l’autorité d’Ibn Abbas qui mentionna: “dans ce verset, les véridiques sont Muhammad et ses saints descendants.” 

Sheikhu’l-Islam ibn Ibrahim, un de vos savants éminents, dans son Fara’idu’s-Simtain. Mohammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans son Kifayatu ‘t- Talib, ch 62 et de de Muhadith dans son Ta’rikh rapporta de ses sources: “Soyez avec les véridiques, c.-à-d., avec Ali ibn Abi Talib.”

Coran : As-Siddiq (39 :33) 

Allah révèle: “ceux qui ont apporté la vérité et ceux qui l’ont reconnue, voilà ce qui craignent Allah.“(39 :33)

Jalalu’d-din Suyuti dans Durru’l-Manthur. Hafiz Ibn Mardawiyya dans Manaqib. Hafiz Abu Nu’aim dans Hilyatu’l-Auliya. Mohammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’t-Talib, ch.62 et Ibn Asakir dans son Ta’rikh, relatent sous l’autorité d’Ibn Abbas et Mujahid: ” celui qui apporte la vérité est Muhammad et celui qui la reconnaît est Ali ibn Abi Talib.” 

Coran : As-Siddiq (57 :19) 

Allah indique dans le chapitre Hadid (le fer) du Saint Coran: “et ceux qui croient en Allah et à ses apôtres, ils sont les véridiques en présence de leur seigneur, ils recevront leur récompense et une lumière.”(57:19)

L’Imam Ahmad Ibn Hanbal dans son Musnad et Hafiz Abu Nu’aim Ispahani dans Manazil Mina’l-Qur’an fi Ali relatent sous l’autorité d’Ibn Abbas que ce verset saint a été descendu dans l’éloge d’Ali, il fait parmi des véridiques.

Les véridiques : Ali (57 :19) 

Allah indique dans le chapitre Hadid (le fer) du Saint Coran: “et ceux qui croient en Allah et à ses apôtres, ils sont les véridiques en présence de leur seigneur, ils recevront leur récompense et une lumière.”(57:19)

L’Imam Ahmad Ibn Hanbal dans son Musnad et Hafiz Abu Nu’aim Ispahani dans Manazil Mina’l-Qur’an fi Ali relatent sous l’autorité d’Ibn Abbas que ce verset saint a été descendu dans l’éloge d’Ali, il fait parmi des véridiques.

Hadith : Le Véridique – As-Siddiq (9:119) 

Les ulémas sunnites ont transmis dans leurs livres que le saint Prophète a déclaré: “Il y a trois grands véridiques: Hizqil; le croyant du peuple de Pharaon. Habib Najjar de la sourate Yasin et Ali ibn Abi Talib, qui est supérieur à eux tous.” Ce hadith est enregistré par: L’Imam Fakhru’d-din Razi dans son Tafsir Kabir. Imam Tha’labi dans Kashfu’l-Bayan. Jalalu’d-din Suyuti dans Durru’I-Manthur.I’Imam Ahmad ibn Hanbal dans le Musnad. Ibn Shirwaih dans Firdaus. Ibn Abi’l-Hadid dans Sharh-e-Nahju’l-Balagha, vol. II, p,451. Ibn Maghazili Shafi’i dans Manaqib et Ibn Hajar Makki dans Sawa’iq-e-Muhriqa citant de Bukhari qui rapporte d’Ibn Abbas, excepté la dernière expression. Cheik Sulayman Balkhi dans son Yanabiu’l-Mawadda, ch 42 citant du Musnad de l’Imam ibn Hanbal. Abu Nu’aim Ibn Maghazili Shafi’i. le grand orateur Khawarizmi citant d’Abu Laila et d’Abu Ayyub Ansari dans son Manaqib. Ibn Hajar dans son Sawa’iq (et une foule de d’autres) relatent que le saint Prophète a dit: “Il y a trois véridiques: Habib Najjar, le croyant de la sourate Yasin qui a proclamé: ‘0 gens! suivez les prophètes’ Ilizqil, le croyant du peuple de pharaon qui a dit: ‘vous tuez un homme qui adore Allah?’ et Ali Ibn Abi Talib qui est le plus exalté d’eux tous. ” Il y a beaucoup de récits sunnites dans lesquels le Messager de Allah dit :  Le Prophète (pslf) a dit : « Les Véridiques (As-Siddiq) sont au nombre de trois: le Croyant d’Âle Yâssine, le Croyant d’Âle Pharaon et le meilleur d’entre eux, ‘Alî. » “Al-Manâqib” d’Ahmad: 194, 239; “Kanz al-‘Ommâl”: 5/31; “Al-Jâmi'” d’al-Suyçutî: 2/83; “Ibn al-Maghâzilî”: 245; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 126. « Les Véridiques sont donc trois : Hazqîl (qui était) le croyant de la famille de Pharaon (voir Coran 40:28), et Habîb al-Najjar (qui était) le croyant de la famille de Yâsin (voir Coran 36:20), et Ali Ibn Abi Talib qui était le plus vertueux d’entre eux. (voir Coran 9:119). » Références sunnites: Abu Nu’aym et Ibn Asakir, sur l’autorité de Abu Layla Ibn al-Najjar, sur l’autorité de Ibn Abbas al-Sawa’iq al-Muhriqah, de Ibn Hajar, Ch. 9, section 2, pp 192-193 

Coran : Pas de propre choix (33 : 36) 

Deux versets plus loin, Allah dit : « Il n’appartient pas à un croyant ni à une croyante de suivre leur propre choixGuidanceObéir à Dieu et au Prophète dans une affaire, une fois que Dieu et Son Prophète en ont décidé autrement. Quiconque désobéit à Dieu et à Son Prophète s’égare de toute évidence. » (Coran, 33 : 36) 

Coran : Ordonne la Prière à ta Famille (20 : 132) 

Selon al-Fakhr al-Râzî, dans “al-Tafsîr al-Kabîr” (source sunnite), après la Descente du Verset coranique : «Ordonne la Prière à ta Famille (ahlaka), et persévère toi-même dans la Prière.» (Sourate Tâhâ, 20 : 132), le Prophète allait chaque matin chez ‘Alî et Fâtimah, et disait: “A la Prière !” Il le fit pendant plusieurs mois. » 

Coran : preuve… un témoin lui récite (11 : 17) 

Allah dit : « Peut-on comparer ces gens-là à ceux qui se réfèrent à une preuve évidente émanant de leur Seigneur, et qu’un témoin envoyé par Lui vient leur réciter, corroborant ainsi l’Ecriture de Moïse, qui était révélée pour servir de guide et de bénédiction ? Ce sont ceux-là les vrais croyants ! » (11: 17) Muhammad Jarir Tabari dans son Tafsir et Seyyed Ali Hamdani, le théologien du Shafi’isme dans Muwadda nOS de Muwaddatu’l-Qurba relatent du Prophète: “Certes, Allah tout-puissant a aidé la foi de l’Islam par Ali, puisqu’il est de moi et je suis de lui. Ce saint verset a été révélé pour lui: Celui auquel une preuve de son Seigneur a été donné, d’autant plus qu’un témoin lui récite ?” (11: 17) 

Coran : Communauté du juste milieu (2 : 143) 

« C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu (wasatan) afin que vous soyez témoins parmi les hommes et que le Prophète vous soit témoin. » (2 : 143)  ou « Nous avons fait de vous une Communauté éloignée des extrêmes pour que vous soyez témoins contre les hommes, et que le Prophète soit témoin contre vous » La Sourate Al Baqara contient 286 Versets en total, pour lire le Verset se trouvant au milieu il faut juste aller au verset 143, c’est merveilleux de lire en arabe ce qui signifie “Nous avons fait de vous une communauté en milieu” 

Coran : Attachez-vous à la corde (3 :103) 

« Attachez-vous tous fermement à la corde (bihabli) de Allah, et ne vous divisez pas. » (Coran, 3 :103) La Corde de Allah dont nous ne devons jamais nous séparer sont les Ahl-ul-Bayt. Certains savants sunnites ont rapporté les paroles de l’Imam Ja’far al-Sadiq (p) : « Nous sommes la Corde de Allah au sujet de laquelle Allah a dit : Attachez-vous tous fermement à la corde (bihabli) de Allah, et ne vous divisez pas. » (3 :103) » Références sunnites: Al-Sawa’iq al-Muhriqah, by Ibn Hajar Haythami , Ch. 11, section 1, p233 Tafsir al-Kabir, by al-Tha’labi, under commentary of verse 3:103  Ainsi, Allah dénonce ceux qui se sont séparés de Sa Corde, et non ceux qui s’y accrochent fortement. Certains dirent que la Corde de Allah est le Coran. C’est également vrai. Mais en regardant la parole suivante, relatée par Umm Salama qui dit : « Le Messager de Allah dit : « Ali est avec le Coran, et le Coran est avec Ali. Ils ne se sépareront pas l’un de l’autre jusqu’à ce qu’ils reviennent tous deux au Bassin. »   Références sunnites: al-Mustadrak, al-Hakim, v3, p124 sur l’autorité de Umm Salama al-Sawa’iq al-Muhriqah, by
Ibn Hajar, Ch. 9, section 2, pp 191,194 
al-Awsat, by al-Tabarani; aussi dans al-Saghir Tarikh al-Khulafa, Jalaluddin al-Suyuti, p173 

Coran : Attachez-vous à la anse (Luqman :22) 

Allah  dit : ” Et quiconque soumet son être à Allah, tout en étant bienfaisant, s’accroche certes à l’anse la plus ferme.” Sourate Luqman, v.22) 

Coran : Allah accorde son amour à Ali (19 :96) – le quart du Coran concerne Ahl-ul-Bayt 

Le Prophète (saw) a nommé ‘Ali : « Amir al Mu’minin », la tête des croyants, donc chaque fois que le Coran parle des mu’minin, Allah désigne le Prophète, puis ‘Ali.

  ‘Abdullâh Ibn ‘Abbâs relate : « Le Prophète prit ‘Alî et moi par la main. Il accomplit quatre rak’at de prière puis leva les mains au ciel et dit : « O Allah ! Moïse, fils de ‘Imrân, T’avait prié de nommer pour lui un assistant et de lui faciliter la tâche. Je suis Muhammad. Je Te prie de me renforcer et de faciliter ma mission. Dénoue le nœud de ma langue afin qu’ils comprennent mes paroles, et assigne-moi un assistant de ma famille, ‘Alî. Accrois par lui ma force ! Et associe-le à ma mission. »  J’entendis alors une voix qui dit : « O Ahmad ! Ta demande est acceptée. » Alors le Prophète prit ‘Alî par la main et dit : « Lève les mains au ciel et prie Allah afin qu’Il puisse t’accorder quelque chose. » ‘Alî leva les mains et invoqua Allah : « O Allah, promets-moi de m’accorder Ton Affection. » Aussitôt, l’ange Gabriel apparut en apportant ce verset du chapitre « Maryam » : « Oui, le Miséricordieux accordera son amour à ceux qui auront cru et qui auront accompli de bonnes œuvres. » (19 :96)  Lorsque les compagnons du Prophète exprimèrent leur surprise, le Prophète leur dit : « Pourquoi êtes-vous étonnés ? Le Saint-Coran se compose de quatre parties : un quart du Coran nous concerne (nous les Ahl-ul-Bayt), un autre concerne les affaires légales, un autre mentionne les affaires illégales et le dernier quart porte sur les commandements et les ordonnances. Je jure par Allah qu’il y a beaucoup de versets dans le Saint Coran qui ont été révélés en éloge à ‘Alî. » 

Coran : Sourate 76 Al-Insân 

« Les hommes purs boiront à une coupe dont le mélange sera de camphre. Les serviteurs d’Allah boiront à des sources que Nous ferons jaillir en abondance. Ils tenaient fidèlement leurs promesses, ils redoutaient un Jour dont le mal sera universel. Ils nourrissaient le pauvre, l’orphelin et le captif, pour l’amour d’Allah. “Nous vous nourrissons pour plaire à Allah Seul ; nous n’attendons de vous ni récompense, ni gratitude. Oui, nous redoutons, de la part de notre Seigneur, un Jour menaçant et catastrophique.” Mais Allah les a protégés du malheur de ce Jour. Il leur fera rencontrer la fraîcheur et la joie. Il les récompensera pour leur patience, en leur donnant un Jardin et des vêtements de soie. Là, accoudés sur des lits d’apparat, ils n’auront à subir ni soleil ardent, ni froid glacial. Ses ombrages seront cueillis. On fera circuler parmi eux des vases d’argent et des coupes de cristal, de cristal d’argent, et remplies jusqu’au bord. Ils boiront à une coupe dont le mélange sera de gingembre, puisé à une source nommée là-bas: “Salsabil”. Des éphèbes immortels circuleront autour d’eux. Tu les compareras, quand tu les verras, à des perles détachées. Quand tu regarderas là-bas, tu verras un délice et un faste royal. Ils porteront des vêtements verts, de satin et de brocart. Ils seront parés de bracelets d’argent. Leur Seigneur les abreuvera d’une boisson très pure. “Cela vous est accordé comme récompense. Votre zèle a été reconnu.”» (Sourate al-Insân, 76 : 5-22) Dans ces Versets bénis, le Saint Coran parle des Ahl-ul-Bayt, et les place au sommet de la crainte révérencielle. Il les présente comme des modèles et des exemples à suivre par l’humanité, afin que les générations leur emboîtent le pas et marchent sur leurs traces. L’événement historique à l’occasion duquel ces Versets bénis sont descendus met en évidence la position élevée des Ahl-ul-Bayt, leur sublimité dans l’application et l’observance de la Chari’ah, leur dévouement aux Préceptes d’Allah, et indique qu’ils sont des gens pieux qui guident vers le Paradis quiconque les suit et suit leur Voie. En effet, al-Zamakh-charî écrit, dans son tafsîr (exégèse) de ces Versets: « Selon Ibn ‘Abbâs, al-Hassan et al-Hussayn sont tombés malades un jour, et le Messager d’Allah est venu, avec d’autres personnes, leur rendre visite. Il dit [à l’Imam ‘Alî]: “O Abû-l-Hassan ! Pourquoi ne fais-tu pas une promesse à Allah pour [la guérison de] tes fils ?”. ‘Alî, Fâtimah et Fidh-dhah, la servante, promirent de jeûner pendant trois jours s’ils guérissaient. Il s’ensuivit qu’ils guérirent. [Pour le repas de l’Iftâr] ‘Alî emprunta trois Çâ’ [mesure de grains] d’orge, dont Fâtimah moulut un pour cuire cinq pains, un pain chacun. Alors que chacun d’eux avait pris son pain pour rompre le Jeûne, n quémandeur se présenta, et leur dit : “Que la Salut soit sur vous, ô Gens de la Maison de Muhammad ! Je suis un Musulman pauvre. Nourrissez-moi, Allah vous nourrira des tables du Paradis !” Ils lui offrirent alors généreusement leurs pains, et passèrent la nuit sans avaler autre chose que de l’eau. Ils passèrent la journée du lendemain en Jeûne. Le soir, lorsqu’ils voulurent rompre le Jeûne, et alors qu’ils s’apprêtaient à manger leur nourriture, un orphelin se présenta, et ils le nourrirent. Le surlendemain, un prisonnier de guerre se présenta au même moment, et ils agirent de la même manière [que les soirs précédents]. Le matin du quatrième jour, ‘Alî amena al-Hassan et al-Hussayn chez le Prophète qui, les voyant trembler de faim comme des poussins, dit : “Que cela me fait mal, l’état dans lequel vous vous trouvez !” Sur ce, il les ramena chez Fâtimah, et il vit celle-ci dans son mihrâb(60), le ventre collé au dos et les yeux creux. Cela le chagrina. L’Ange Jibrîl descendit alors et dit : “Tiens, ô Muhammad ! Allah te bénit par les Gens de ta maison!” Puis il récita la Sourate.(61)» Al-Tabarsî a relaté le même récit dans son tafsîr “Majma’ al-Bayân”. Il a aussi rapporté le récit suivant : «’Alî ibn Ibrâhîm a mentionné que son père lui avait raconté, en citant ‘Abdullâh ibn Maymûn, qui citait Abî ‘Abdullâh [Ja’far al-Çâdiq], lequel avait dit : “Il y avait de l’orge chez Fâtimah. On en fit un peu de bouillie qu’ils(62) s’apprêtaient à manger. A ce moment-là, un pauvre se présenta et dit : “Qu’Allah vous entoure de Sa Miséricorde !” Alors, ‘Alî lui donna le tiers de la bouillie. Tout de suite après, un orphelin se présenta et dit : “Qu’Allah vous entoure de Sa Miséricorde !” Et ‘Alî lui offrit un tiers de la bouillie. Puis un captif se présenta et dit: “Qu’Allah vous entoure de Sa Miséricorde !” ‘Alî lui donna le troisième tiers [de la bouillie d’orge] sans qu’ils en aient pris même une goutte pour eux. Allah fit descendre à leur propos, et à cette occasion, des Versets qui s’appliquent à tout Croyant qui fait de même pour l’amour d’Allah. C’est là une indication que la Sourate en question(63) était “madanite” [médinoise = révélée à Médine](64). Selon Abû Hamzah al-Thamalî, dans son tafsîr : “Al-Hassan ibn al-Hassan, Abû ‘Abdullâh ibn al-Hassan, m’a informé que toute la Sourate a été révélée à propos de ‘Alî et de Fâtimah.”»(65)  Parlant des motifs de la Révélation de cette Parole d’Allah : «Ils nourrissent le pauvre, l’orphelin et le captif pour l’amour d’Allah…», al-Wâhidî a écrit: « Selon ‘Atâ’, citant ibn ‘Abbâs : “Le motif en est que ‘Alî ibn Abî Tâlib a offert un jour ses services pour arroser des dattiers pendant toute une nuit, contre un peu d’orge. Lorsqu’il reçut l’orge, le lendemain matin, il en moulut le tiers et on en fit un mets appelé al-khazîrah. Quand le mets fut prêt, un pauvre se présenta, et on le lui donna. Puis on fit cuire le reste de l’orge. Lorsque ce fut prêt, un captif polythéiste se présenta, et on lui donna le mets. Et ils restèrent à jeun ce jour-là. Ce Verset fut alors révélé, à cette occasion.” Ainsi, les exégètes s’accordent-ils pour affirmer que ce Verset a été révélé à propos de ‘Alî et de sa Famille [Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn], bien que les récits divergent quant à la narration de l’événement. »(66) On peut donc voir, dans ce Verset, un témoignage indiquant que les Ahl-ul-Bayt sont des gens pieux, qui guident vers le Paradis ceux qui les suivent.  60. Lieu de la Prière. 61. Al-Zamakh-charî, “Al-Kach-châf”, tafsîr Sourate al-Insân. Al-Fakhr al-Râzî a rapporté le même récit dans “Al-Tafsîr al-Kabîr”, citant “Al-Kach-châf”. Il l’a également attribué à al-Wâhidî. 62. Fâtimah, Ali, al-Hassan et al-Hussain. 63. Sourate al-Insân. 64. Par opposition à “mecquoise” (révélée à la Mecque). Ce qui confirme qu’elle a été révélée à propos de l”Imam `Ali et de sa Famille, et non pas à propos d’un autre événement (qui s’était déroulé à la Mecque), comme certains exégètes l’ont cru. 65. Al-Tabarsî (un savant du Vième siècle de l’hégire), “Al-Bayân Fî Tafsîr al- Qur’ân”, tafsîr Sourate al-Insân.  66. Voir l’Annexe n° 3 pour plus de détails en ce qui concerne les références qui indiquent que ce Verset a été révélé à propos des Ahl-ul-Bayt. 

Coran : « Rejetez-vous une partie du Livre ? » (2 : 85) 

Allah nous dit : « Admettriez-vous seulement une partie du Livre et en rejetteriez-vous le reste ? Quel traitement devra être réservé à ceux qui agissent de la sorte, sinon l’ignominie dans ce monde et le châtiment le plus impitoyable dans l’autre ? Dieu n’est pas inattentif à vos agissements. Ce sont ceux-là qui ont troqué la vie future contre la vie d’ici-bas. Aucun adoucissement ne sera apport à leurs tourments et aucun secours ne leur sera accordé. » (Coran, 2 :85-86) 

Coran : Le Temps » (Al-‘Asr) (103) 

1. Je prends l’époque à témoin  2. que l’humanité court à sa perte, 3. hormis ceux qui ont accepté la Vérité, pratiquent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement à la Vérité et se recommandent mutuellement l’endurance ! 

Coran : Histoire de la transmission de la sourate «L’Immunité» 

Anas, Ibn ‘Abbâs, Sa’d b. Abî Waqqâs, ‘Abdullah b. ‘Umar, Abû Sa’îd al-Khudrî, ‘Umar b. Maymun, Abû Bakr et ‘Ali b. Abî Tâlib rapportèrent tous le verset de la transmission de l’Immunité. En voici selon ‘Ali (a. s.) telle qu’elle fut relatée par Ahmed b. Hanbal dans son Musnad«Le Prophète fit venir Abâ Bakr et l’envoya avec la sourate de l’Immunité vers les habitants de Makkah pour leur transmettre ces instructions: «Il est désormais (après cette année là) défendu qu’un polythéiste fasse le pèlerinage qu’une personne nue fasse la circumbulation autour de la Maison (d’Allah). Qu’on sache qu’une âme non musulmane n’aura pas accès au Paradis, que ceux (parmi les impies) qui ont conclu un pacte avec le Messager d’Allah (SAW), leur pacte sera respecté jusqu’à son terme et que Allah et Son Messager désavouent les Associateurs». Trois jours du départ d’Abû Bakr avec l’Immunité, le Prophète dit à ‘Ali: «Rejoins-le, renvoie-le moi et transmets l’Immunité!». Ce que ‘Ali fit. A son retour, Abû Bakr pleura et demanda: «Ô Messager d’Allah! Quelque chose (de mal) fut-il révélé à mon sujet?» – Non, répondit le Prophète, il ne s’est passé que du bien; seulement, il m’a été ordonné de transmettre moi-même ou un homme de moi».  Ahmed, Musnad, 1/3, h. 4; Kanz al-‘Ummâl (Tafsîr de la sourate Barâ’h, 2/267 et 270; Thakhâ’ir al-‘Uqbâ, p.69. Les versions de ce récit, rapportées par Ibn ‘Umar et Abû Sa’îd al-Khudrî sont similaires. 

Coran : Le Prophète doit expliciter clairement (bayyana) le Coran (16 :43) 

Allah dit dans son Livre : « Ces prophètes étaient munis de preuves irréfutables et des Ecritures. Et à toi aussi, Nous envoyons ce Coran, afin que tu expliques clairement (li-tubayyna) aux humains ce qui leur a été révélé. Peut-être seront-ils amenés à y réfléchir. » (16 :43) Bayyana : selon Maurice Gloton signifie : « Rendre bien clair, donner une explication, éclaircir ». 

Coran : Ceux qui se sacrifient (‘Ali dans le lit du Prophète (saw) (2 :207) 

Quant au pourquoi Ali n’a pas accompagné le Prophète la nuit de sa migration vers Médine, ela était dû que l’Envoyé confia à Ali des fonctions plus importantes. Personne n’était aussi digne de confiance qu’Ali. Il fut laissé à la Mecque afin de rendre à des propriétaires leurs biens confiés au saint Prophète. Vos propres savants ont mentionné ce mérite dans leurs commentaires. Ibn Sab’i Maghribi dans Shifa’u’s-Sudur, Tibrani dans Ausat et Kabir, Ibn Athir dans Usudu’l-Ghaiba volume IV à la page 25, Nuru’d-din Sabbagh Maliki dans Fusuli’l-Muhimma fi Ma’rifati’l-‘aimma à la page 33, Abu Ishaq Tha’labi Fazil Nishapuri, Fakhru’d-din Razi et Jalalu’d-din Suyuti, chacun dans leurs Tafsir, Hafiz Abu Nu’aim Ispahani dans Ma Nazala’l-Qur’an fi ali, Khatib Khawarizmi dans Manaqib, Muhammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’t-Talib, chapitre 62, Imam Ahmad ibnr Hanbal dans Musnad, Ibn Hisham dans Siratu’n-Nabi, Hafiz Muhaddith Damas dans Arba’in Tiwal, Imam Ghazali dans Ihya ‘u ‘1- Ulum le volume III à la page 223, Abu’s-Sa’adat dans Faza’ilu’l-Itrati’t-Tahira, Ibn Abi’l-Hadid dans Sharhe Nahju’l­Balagha, Sibt Ibn Jauzi dans Tadhkira et d’autres signalent que par ordre divin, l’Envoyé d’Allah préconisait de laisser la Mecque pour émigrer vers Médine. Il demanda à Ali de dormir dans son lit. Ali y pris place, alors le Tout-Puissant indiqua aux anges: Gabriel et Michael sont des frères et l’un d’eux vivrait plus longtemps que l’autre. Allah leur a demandé qui serait disposé à donner sa vie pour son frère dont l’ampleur ni de l’un ni de l’autre n’était connu. Ils lui ont demandé si le choix était obligatoire. On le leur a dit que ce n’était pas obligé. Ni l’un ni l’autre n’ont choisi de mourir, alors Ces Phrases Divines retentir: “j’ai créé la fraternité entre mon vicaire, Ali et mon Prophète, Muhammad. Ali sacrifia sa vie pour sauvegarder la vie de mon Prophète en dormant dans son lit, il défend la vie de mon Prophète. Maintenant, tous les deux je vous ordonne d’aller sur terre et de lui porter secours contre le stratagème de l’ennemi.” En conséquence, les deux anges descendirent sur terre. Gabriel s‘est reposé chez lui avec Michael à ses pieds. Alors, le verset suivant fut révélé au saint Prophète: “ Mais il en est d’autres qui se sacrifient pour être agréés par Dieu[1], et Dieu est Plein de bonté pour Ses serviteurs.(2:207) Maintenant entre-nous, messieurs, considérer ce verset soigneusement lorsque vous retournerez ce soir à la maison et tirer y votre propre conclusion. La supériorité appartient-il à celui qui est resté avec le saint Prophète quelques jours en voyage, lui exprimant de la crainte et de la peine ou celui qui a risqué sa vie la même nuit, vaillamment pour la sûreté du saint Prophète. Imam Ja’far Askafi, un grand savant et chef du Mu’tazilites reconnaît comme enregistré dans le commentaire d’Abi’I-Hadid sur Nahju’l-Balagha le volume III à la page 269-281 que c’est Ali, dormant dans le lit de l’Envoyé, qui était supérieur par rapport au court séjour d’Abu Bakr avec le saint Prophète. Il explique: “les ulémas musulmans soutiennent unanimement qu’en réalité l’excellence d’Ali, cette nuit-là est évident qu’aucun homme ne pouvait atteindre excepté Ismail et Ibrahim lorsqu’ils ont été préparés pour sacrifier la vie de son fils dans l’obéissance à la volonté divine.” 

À la page 271 de Sharhe­Nahju’l-Balagha le rapport d’Abu Ja’far Askafi en réponse à Abu Uthman Jahiz Nasibi est enregistré, il est inscrit: “j’ai déjà prouvé plus tôt qu’Ali dormant dans le lit du saint Prophète, la nuit de la migration était supérieur à Abu Bakr restant avec la compagnie du Prophète dans la caverne. Afin de souligner mon argument, je m’avérerai sur deux autres points. D’abord, le Prophète d’Allah ayant été vieux et se séparé de lui, Ali l’aimait chèrement. Par conséquent, il a senti une perte d’affection lorsqu’ils se sont séparés. D’autre part, Abu Bakr a apprécié le privilège d’aller avec le Prophète. Puisqu’Ali souffrait de cette séparation, sa récompense augmenta parce que plus l’ agonie à son service est grande, plus est grande sa récompense. Deuxièmement, lorsqu’ Abu Bakr prévut de laisser le Mecque, sa situation en tant que citoyen Mécquois était devenu de plus en plus difficile. Ainsi il partit de la Mecque avec le Prophète, son angoisse fut dissipé part ce voyage. Mais, une telle excellence morale n’est pas due qu’à Ali alors qu’il souffrait d’une plus grande anxiété en risquant sa vie au devant des épées tirées de l’ennemi.”

Ibn Sab’a Maghribi relève dans son Shifa’u’s-Sudur le courage d’Ali: “il y a d’unanimité complète parmi les ulémas arabe, que la nuit de Hijra (migration), Ali dormant dans le lit du saint Prophète était supérieur que de sortir avec lui. Ali s’est fait le représentant du Prophète. Il risqua sa vie dans l’intérêt du Messager. Ce point est si clair que personne ne l’a jamais nié excepté ceux affligés avec le fanatisme.”

Coran : Autres versets sur Ahl ul Bayt et ‘Ali 

Quelques-uns des Versets coraniques concernant Amîr al-Mu’minîn ‘Alî ibn Abî Tâlib

De nombreux Versets coraniques ont été révélés à propos du “Frère” du Messager d’Allah et Doyen de sa Famille, l’Imam ‘Alî ibn Abî Tâlib, qui a été élevé dans la maison du Prophète depuis sa première enfance(67).

Il a grandi auprès de lui, y a acquis son caractère, a cru en lui dès l’âge de dix ans, et l’a suivi. Puis il est devenu son porte-étendard, son soldat courageux dans toutes les batailles : Badr, Ohod, Hunayn, al-Ahzâb, Khaybar, Thât-al-Salâçil et dans bien d’autres combats au terme desquels l’Islam a remporté la victoire. Le Prophète lui-même a témoigné du courage et du rôle de l’Imam ‘Alî dans ces batailles victorieuses, et son témoignage constitue une décoration éternelle qui orne à jamais les pages de l’Histoire et qui matérialise, à l’intention de l’humanité, l’idée suprême du Sacrifice et du Jihâd.

Nous verrons, après la lecture des motifs de la Révélation, que les Versets révélés à propos du Commandeur des Croyants et l’Imam des Musulmans, ‘Alî ibn Abî Tâlib -mis à part ceux que nous avons mentionnés à propos de l’ensemble des Ahl-ul-Bayt- parlent:

a) du courage de l’Imam ‘Alî et de son Sacrifice sur le Chemin d’Allah ;

b) de son endurance face aux ennemis et aux moqueries qu’on lui faisait subir ;

c) de sa piété, de sa Crainte révérencielle, de son action, de son offrande, et de sa Direction des Croyants.

Il y a de nombreux Versets – dont le texte et l’explication ne sauraient être contenus dans le cadre de notre présente recherche- qui parlent de la position des Ahl-ul-Bayt, de leur honorabilité, et de la grandeur de leur personnalité. Quelques-uns d’entre eux concernent le père de cet arbre béni, l’Imam ‘Alî. Le lecteur peut les trouver dans les livres de tafsîr, de hadith et les biographies, dans les chapitres relatifs aux “circonstances de la Révélation”. Nous mentionnons ci-après quelques-uns de ces Versets:

1) «Tu n’es qu’un Avertisseur. Un Guide est donné à chaque peuple.» (Sourate al-Ra’d, 13 : 7)

Il est dit à ce propos que le Prophète a posé sa main sur sa poitrine et a dit : «Je suis un Avertisseur, et le Guide de tout peuple.» Puis, pointant sa main vers l’Imam ‘Alî, il a ajouté : «Tu es celui qui guide, ô ‘Alî ! C’est par toi que seront guidés les Croyants après moi(70)

2) «Le Croyant serait-il semblable au pervers? Ils ne sont pas égaux!» (Sourate al-Sajdah, 32 : 16)

Dans ce Verset, ‘Alî est désigné comme le Croyant, et al-Walid ibn ‘Oqbah comme le pervers.(71)

3) «Celui auquel une Preuve de son Seigneur a été donnée peut-il rester dans le doute ? D’autant plus qu’un Témoin venu de la part de son Seigneur lui communique ceci.» (Sourate Hûd,11 : 17)

C’est au Prophète qu’une Preuve de son Seigneur a été donnée, et c’est l’Imam ‘Alî qui est le Témoin(72).

4) «… Sachez qu’Allah est son Maître, et qu’il a pour soutien Jibrîl et tout homme juste parmi les Croyants…» (Sourate al-Tahrîm, 66 : 4)

Le Juste parmi les Croyants, c’est ‘Alî ibn Abî Tâlib(73)

5) «… et qu’une oreille attentive le retienne.» (Sourate al-Hâqqah, 69 : 12)

Selon de nombreux témoignages, lorsque le Prophète a récité ce Verset, en se tournant vers ‘Alî pour lui dire : «J’ai demandé à Allah que ce soit ton oreille» ‘Alî répondit : «Je n’ai jamais oublié quelque chose que j’avais entendu du Messager d’Allah.»(74)

Selon al-Wâhidî, parlant des circonstances de la Révélation de ce Verset, on rapporte ce hadith, qui remonte à Buraydah:

«Le Messager d’Allah a dit à ‘Alî: “Allah m’a ordonné de te rapprocher de moi et de ne pas t’en éloigner, de t’apprendre et de te faire retenir, et Allah a voulu que tu retiennes. C’est pourquoi ce Verset a été révélé : “… et qu’une oreille attentive le retienne.”»

6) «… Le Miséricordieux accordera Son Amour à ceux qui auront cru et qui auront accompli des oeuvres bonnes.» (Sourate Maryam, 19: 96)

Selon les hadith, le Messager d’Allah a dit à l’Imam ‘Alî :

«O ‘Alî ! Dis : “O Allah ! Garde pour moi un Pacte chez Toi, et suscite dans les poitrines des Croyants un amour pour moi.”» C’est dans ces circonstances qu’Allah a révélé ce Verset relatif à ‘Alî.»(75)

7) «Quant à ceux qui croient et qui accomplissent des oeuvres bonnes, voilà le meilleur de l’humanité.» (Sourate al-Bayyenah, 98 : 7)

Selon des hadith concordants, le Prophète dit à l’Imam ‘Alî, à ce propos : «Ceux-là sont toi-même et tes Chi’ites.»(76)

8) «Placerez-vous celui qui donne à boire aux Pèlerins et qui est chargé du service de la Mosquée Sacrée, au même rang que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier ?...» (Sourate al-Tawbah, 9 : 19)

Selon les hadith, sont visés dans ce Verset, d’une part Talhah et al-‘Abbâs -désignés par le premier terme de la comparaison-, et d’autre part l’Imam ‘Alî -comme celui qui croit.(77) 

70. Voir : “Mustadrak al-Çahîhayn”, tome III, p. 129 ; “Kanz al-‘Ummâl”, tome VI, p. 157. Voir aussi al-Tabarî, dans son “Tafsîr”; al-Râzî dans son “Al-Tafsîr al-Kabîr” ; al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr”.

71. Selon Ibn Jarîr al-Tabarî, al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr”, al-Zamakh-charî dans “Tafsîr al-Kach-châf”, al-Wâhidî dans “Asbâb al-Nuzûl”, p. 263, “Ta’rîkh Baghdâd, Riyâdh al-Nadhirah”.

72. Voir: al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr”,al-Fakhr al-Râzî dans son “Tafsîr al-Kabîr”, al-Mottaqî al-Hindî dans “Kanz al-‘Ummâl”, tome I p. 251.

73. Voir : al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr”, en marge du tafsîr de ce Verset, ainsi que dans “Kanz al-‘Ummâl”, tome I p. 237. Voir aussi : al-‘Asqalânî dans “Fath al-Bârî”, tome XII, p. 27, et al-Haythamî dans son “Majma'”, tome IX, p. 194.

74. Relaté par Ibn Jarîr al-Tabarî, dans son interprétation de ce Verset, al-Zamakh-charî, dans son tafsîr “Al-Kach-châf”, al-Haythamî dans son “Majma'”, tome I, p. 31, al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr” et “Kanz al-‘Ummâl”, tome VI, p. 408, al-Wâhidî dans “Asbâb al-Nuzûl”.

75. Voir al-Zamakh-charî, dans son tafsîr “Al-Kach-châf”, al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr”, al-Haythamî dans son “Majma'”, tome IX, p. 125, et dans “Al-Riyâdh al-Nadherah”, tome II, p. 207, Ibn Hajar dans son “Çawâ’iq”, p. 102.

76. Relaté par Ibn Jarîr al-Tabarî dans son “Tafsîr”, al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr” (citant plusieurs chaînes, et y ajoutant cette remarque : «Lorsque les Compagnons du Prophète voyaient venir ‘Alî vers eux, ils disaient : “Voilà le meilleur de l’humanité.”»), et dans “Al-Çawâ’iq al-Muhriqah”, p. 96, al-Chablanjî dans “Nûr al-Abçâr”, pp. 70, 101.

77. Mentionné par al-Wâhidî dans “Asbâb al-Nuzûl”, p. 182, al-Tabarî dans son “Tafsîr”, al-Fakhr al-Râzî dans son “Tafsîr”, al-Çiyûtî dans “Al-Dur al-Manthûr”.

Coran et les Ahl ul Bayt – Imams infaillibles (autres versets) 

« Telle est Ma Voie dans toute sa rectitude (celle de Ahl-ul-Bayt). Suivez-la ! Ne suivez pas les pistes tortueuses qui ne feront que vous éloigner de la Voie du Seigneur ! » Voilà ce que Dieu vous recommande de faire ! Peut-être serez-vous ainsi amenés à Le craindre ! » (6:153) « Mais celui qui se détache volontairement du Prophète, après avoir eu connaissance de la Voie du salut, pour suivre un chemin autre que celui de ceux qui ont accepté la Vérité (al-Mu’minun : Ahl-ul-Bayt), celui-là, Nous l’abandonnerons au destin qu’il s’est choisi et Nous le précipiterons ensuite dans la Géhenne, pour qu’il y subisse son triste sort. » (4:115) « Or, ton rôle se borne à avertir, et chaque peuple a un guide (Aujourd’hui le Mahdi (p)). » (13:7) « Guide-nous dans la Voie droite ; la voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits (Ahl-ul-BaytI… » (1:6-7)  « Ils dirent (certains idolâtres) : « Le Miséricordieux S’est donné des enfants ! » Gloire à Lui ! Ils ne sont que des serviteurs et adorateurs honorés (Ahl-ul-Bayt), qui ne devancent jamais Ses décisions et agissent constamment sur Ses ordres. Dieu connaît leur passé et leur avenir. Ils n’intercèdent qu’en faveur de ceux qu’Il a déjà agréés, et ils sont saisis de crainte (respectueuse devant Lui). » (21 :26-28) « Ceux qui obéissent à Dieu et à son Prophète feront partie de ceux que Dieu aura comblés de Sa grâce, parmi les prophètes, les justes, les martyrs et les saints. Et quels excellents compagnons que ceux-là (Ahl-ul-Bayt)». (4:69) « En vérité, Je suis toute indulgence pour celui qui se repent, croit en Moi, pratique le bien et suit le droit chemin (celui de Ahl-ul-Bayt). » (20:82) « Mais il en est d’autres qui se sacrifient pour être agréés par Dieu (Ahl-ul-Bayt) et Dieu est Plein de bonté pour Ses serviteurs. Ô vous qui avez accepté la Vérité ! Soumettez-vous et obéissez entièrement à l’enseignement divin et ne suivez pas les traces de Satan ! Il est pour vous un ennemi déclaré. » (2:207-208)  « Et ce jour-là, vous aurez à rendre compte des bienfaits (Ahl-ul-Bayt) qui vous ont été accordés. » (102:8) « Ô Prophète ! Communique ce que ton Seigneur t’a révélé ! Si tu négliges de le faire, tu auras failli à ta mission ! Dieu te protégera des hommes, mais Dieu ne guidera jamais les dissimulateurs de la Vérité. » (5:67) Allah ordonne au Prophète (pslf) de prononcer un discours à Ghadir Khum pour désigner son successeur, Alî (p). « Désormais, les négateurs ont perdu tout espoir de vous détourner de votre religion. Ne les craignez plus ! Mais craignez Moi ! Aujourd’hui, J’ai amené votre religion à son point de perfection ; Je vous ai accordé Ma grâce tout entière (Ahl-ul-Bayt) et J’ai agréé l’islam pour vous comme religion. » (5:3) « excepté ceux qui accomplissent la Prière, qui sont assidus leurs prières (la Salât), qui prélèvent sur leurs biens la part due (la Zakât) au mendiant et au pauvre démuni, qui croient fermement à la vie future et qui redoutent le châtiment de leur Seigneur. » (70:22-23)  « Et lorsque ton Seigneur tira des lombes des fils d’Adam leurs descendants et les fit témoigner contre eux-mêmes, en leur demandant : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Et ils répondirent : « Oui, nous en témoignons ! » Et ce, afin que vous ne puissiez plus dire le Jour de la Résurrection : « Nous étions inattentifs à cela ». »  (7:172) (Le premier à avoir témoigné est le Prophète (pslf), puis ‘Alî (p), puis les autres infaillibles.) « Seraient-ils jaloux de ceux que Dieu a honorés de Sa grâce (Ahl-ul-Bayt) ? » (4:54)  « Ce Coran est une noble Ecriture, conforme à un Prototype bien gardé au Ciel, que seuls les purifiés saisissent (la totalité de la signification). » (56:79) « Nul autre que Dieu n’en connaît la signification exacte et ceux qui sont profondément et sincèrement enracinés dans la Science (Ahl-ul-Bayt), et qui disent : « Nous croyons en ce Livre, car tout ce qu’il renferme vient de notre Seigneur. » ; ne se rappellent que ceux qui sont doués de raison.. (3:7) « Interrogez là-dessus les gens du Rappel (Ahl-ul-Bayt), si vous l’ignorez ! » (21 :7)  « Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes auxquels Nous avons fait des révélations. Interrogez à leur sujet, si vous ne le savez pas déjà, les gens du Rappel (Ahl-ul-Bayt). » (16:43) « Il n’est pas une personne, parmi les gens des Ecritures, qui ne croira pas en lui (‘Alî) avant sa mort. Et, au Jour du Jugement, il se présentera pour témoigner contre eux. » (4 :159) 

Verset que personne n’a respecté sauf ‘Ali : Mudjadalah 58 : 12

Comment s’appelle le verset que personne n’a respecté sauf l’Imâm Ali?  Il s’agit du verset de Nadjwâ (entretien confidentiel) [Coran, 58, 12].
Dieu a dit: “ô vous qui avez cru ! Quand vous avez un entretien confidentiel avec le Messager, faites précéder d’une aumône votre entretien : cela est meilleur pour vous et plus pur.”
Les riches, en raison de leur avarice, et les pauvres, à cause de leur pauvreté, ne sont pas venus auprès du Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, pour s’entretenir avec lui ou entendre de nouveaux hadiths. C’était seulement l’Imam Ali, que la paix soit avec lui, qui payait chaque jour un dirham [en tant qu’aumône aux pauvres] pour qu’il puisse s’entretenir avec le Messager, Dieu le bénisse lui et les siens, et entendre de lui plus de hadiths. 

Hadith al-Safînah 

Le Messager d’Allah (pslf) a dit : « Les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt) sont auprès de vous comme le Bateau de Nûh : celui qui est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.»  Le Hadith Safina est une autre preuve quant à la nécessité de s’attacher aux descendants du Prophète (SAW). Ce hadith a été relaté par les plus grands ulémas, presque sans exception et sans que la chaîne de transmission soit interrompue : Hajjaj Muslim dans Sahih, l’Imam Ahmad ibn Hanbal dans son Musnad, Hafiz Abu Nu’aim dans Hilyatu’l-Auliya, Ibn Abdi’l-Birr dans Isti’ab, Abu Bakr Khatib Baghdadi dans Ta’rikh-e-Bagdad, Muhammad Talha Shafi’i dans Matalibu’s-Su’uli, Ibn Athir dans Nihaya, Sibt Ibn Jauzi dans Tadhkira, Ibn Sabbagh-e-Makki dans Fusulu’l-Muhimma, ‘Allama Nuru’d-din Samhudi dans Ta’rikhu’l-Medina, Seyyed Mu’min Shablanji dans Nuru’l-Absar, l’imam Fakhru’d-din Razi dans Tafsir-e-Mafatihu’l-Ghaib, Jalalu’d-din Suyuti dans Durru’l-Mansur, Imam Tha’labi dans Tafsir-e-Kashfu’l-Bayan, Tabrani dans Ausat,  Hakim dans Mustadrak, volume 3, page 151,  Sulayman Balkhi Hanafi dans Yanabiu’l-Mawadda, chapitre 4, Seyyed Ali Hamadani dans Mawaddatu’l-Qurba, Mawadda 2, Ibn Hajar Makki dans Sawa’iqu’l-Muhriqa, Tabari dans son Tafsir aussi bien que son histoire, Mohammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’t-Talib, chapitre 100, page 233. Beaucoup d’autres grands savants sunnites ont rapporté du Prophète (SAW) : « Mes Ahl-bayt sont comme l’arche de Noé. Celui qui y monte est sauvé; celui qui s’en détourne sera noyé et perdu. » L’Imam Muhammad Idris Shafi’i a fait référence à l’authenticité de ce hadice dans ses couplets qu‘Allama Fazil Ajib a inscrits dans son Zakhiratu’l-Ma’al. L’Imam Shafi’i, l’un des savants religieux distingués des écoles sunnites, admet que l’attachement à la famille pure du Prophète (SAW) est le moyen d’être délivré car, des soixante-treize branches que compte l’Islam, seule celle qui suit le courant de pensée des descendants du Prophète (SAW) est sûre d’être délivrée.   

Le Hadith de la Création 

Le Prophète (p) dit : « Moi et ‘Alî fûmes créés de la même lumière divine 14’000 ans avant la création d’Adam. De l’échine du Prophète Adam et par sa sainte progéniture, Abd-ul-Muttalib hérita de cette lumière, et de lui, elle fut divisée pour s’orienter vers ‘Abdullâh (père du Prophète) et Abû Tâlib (père de ‘Alî). On m’accorda la mission de Prophète, alors que ‘Alî reçut le califat. » Il a été relaté de différentes manières : Ahmad Ibn Hanbal dans son Musnad, Sayyed ‘Alî al-Hamadânî dans Mawaddat-ul-Qurbâ, Ibn al-Maghâzilî al-Shâfi’î dans Manâqib et Dailamî dans al-Firdaous. 

Coran : La Prière sur le Prophète (pslf) et Âle Mohammad (p) (33 :56) 

« Quand le verset: Certes, Allah et ses anges prient sur le Prophète… (33:56) a été révélé, nous avons demandé au Saint-Prophète : ‘ comment devons- nous prier sur vous, O Apôtre d’Allah?’  Le Prophète répondit : ‘ priez sur moi de cette façon: “O Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad. (‘Ale Mohammad)”’ » (cité par Ka’b ibn Ajza  dans Bukhari dans son Sahih, le volume III et le Muslim dans son Sahih, le volume I, Sulayman Balkhi dans son Yanabiu’l Mawadda et Hajar également dans son Sawa’iq. L’imam Fakhru’d-din Razi, volume VI de son Tafsir-e-Kabir relate également un hadith semblable.) Ibn Hajar, présentant ses observations sur la tradition indique qu’il est clair que la prière pour le Saint Prophète est égale à la prière pour ses descendants. Il cite également du Saint Prophète (SAW): « Ne soyez pas incomplets en priant pour moi » Lorsque qu’on lui demanda ce qu’il voulait dire par « ne soyez pas incomplets », il répondit : « Ne dites pas, O Allah, bénis Muhammad, mais dites: O Allah ! bénis Muhammad et  la famille de Muhammad. (Allahomma Salli ‘ala Mohammadin wa âli Mohammad)» Dailami écrit du Prophète (SAW) : « Vos prières sont incomplètes à moins que vous bénissiez ma famille. »  Shafi’i indique : « O Ahl-bayt!  Dans le Coran, Allah a rendu l’amour pour vous obligatoire.  Concernant la hauteur de votre rang et de votre position, il est suffisant de savoir que si un homme ne prie pas sur vous, sa prière n’est pas acceptée. » Si la prière pour  le Prophète et ses descendants est délibérément omise, la prière rituelle est rejetée. Le Prophète (SAW) dit : « La prière rituelle est le pilier de la foi, si la prière est acceptée, tous les autres actes sont acceptés. Si elle est rejetée, tous les autres actes sont rejetés. » Le Prophète (pslf) a dit : « Aimer la Famille du Prophète (Âle Mohammad) pendant un jour vaut mieux que l’adoration (‘ibâdah) d’un an. » Relaté par Ibn Mas’ûd et cité dans “Nûr al-Abçâr”, p.103. Le Prophète (pslf) a dit : « Les Véridiques (As-Siddiq) sont au nombre de trois: le Croyant d’Âle Yâssine, le Croyant d’Âle Pharaon et le meilleur d’entre eux, ‘Alî. »
“Al-Manâqib” d’Ahmad: 194, 239; “Kanz al-‘Ommâl”: 5/31; “Al-Jâmi'” d’al-Suyçutî: 2/83; “Ibn al-Maghâzilî”: 245; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 126. 
Le Prophète (pslf) a dit : « Après avoir prononcé le tachahhud dans la Prière, dites: Allâhumma çalli ‘alâ Mohammadin wa âle Mohammadin, wa bârik ‘alâ Mohammadin wa âle Mohammadin wa-raham Mohammadan wa âle Mohammadin kamâ çallayta wa bârakta wa tarahhamta ‘alâ Ibrâhîma wa ‘alâ âle Ibrâhîm, innaka Hamîdun Majîd (O mon Dieu! Prie sur Mohammad et sur la Famille de Mohammad, et bénis Mohammad et la Famille de Mohammad, et couvre de Ta Miséricorde Mohammad et la Famille de Mohammad, comme Tu as prié sur Ibrâhîm et la Famille d’Ibrahîm, comme Tu les a bénis et comme Tu les a couverts de Ta Miséricorde. Certes, Tu es Digne de louanges et Glorieux). » Relaté par Ibn Mas’ûd, cité dans “Sahîh Ibn Mâjah”: Kitâb al-Salât’, p. 65 Dans “Al-Dur al-Manthûr”, d’al-Siyûtî, ‘Abdur Razzâq, Ibn Abî Chîbah, Ahmad, ‘Abd ibn Hamîd, al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, al-Tirmithî, al-Nasâ’î, Ibn Mâjah et Ibn Marduwayh ont rapporté de Ka’ab ibn ‘Ajrah: Un homme a dit: « O Messager d’Allah! Pour ce qui est du Salut sur toi, nous l’avons compris. Mais comment prier sur toi? »Le Prophète répondit: « Dites: O Allah! Prie sur Muhammad et sur les Âle Muhammad (la Famille de Muhammad), comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur les Âle Ibrâhîm; en effet, Tu es Digne de Louanges et de Gloire». Le Saint-Prophète (pslf) a dit : « Quiconque meurt en aimant Âle (la Famille de) Mohammad, mourra en martyr. Oui, certes, quiconque meurt en aimant Ale Mohammad meurt pardonné! Oui certes, quiconque meurt en aimant Ale Mohammad mourra repenti! Oui certes, quiconque meurt en aimant Ale Mohammad meurt en croyant à la Foi parachevée! Oui certes, quiconque meurt en aimant Ale Mohammad, l’Ange de la mort lui annonce (la bonne nouvelle de) son entrée au Paradis (…)! Oui, certes, quiconque meurt en aimant Ale Mohammad sera escorté au Paradis comme est escortée à la maison de son mari une épousée. » “Safînat al-Bihâr”: 1/201; “Tafsîr al-Kach-châf”: 4/220. 

Hadith al-Safînah 

Le Messager d’Allah (pslf) a dit : « Les Gens de ma Maison (Ahl-ul-Bayt) sont auprès de vous comme le Bateau de Nûh : celui qui est monté a été sauvé, et celui qui l’a manqué s’est noyé.» Le Hadith Safina est une autre preuve quant à la nécessité de s’attacher aux descendants du Prophète (SAW). Ce hadith a été relaté par les plus grands ulémas, presque sans exception et sans que la chaîne de transmission soit interrompue : Hajjaj Muslim dans Sahih, l’Imam Ahmad ibn Hanbal dans son Musnad, Hafiz Abu Nu’aim dans Hilyatu’l-Auliya, Ibn Abdi’l-Birr dans Isti’ab, Abu Bakr Khatib Baghdadi dans Ta’rikh-e-Bagdad, Muhammad Talha Shafi’i dans Matalibu’s-Su’uli, Ibn Athir dans Nihaya, Sibt Ibn Jauzi dans Tadhkira, Ibn Sabbagh-e-Makki dans Fusulu’l-Muhimma, ‘Allama Nuru’d-din Samhudi dans Ta’rikhu’l-Medina, Seyyed Mu’min Shablanji dans Nuru’l-Absar, l’imam Fakhru’d-din Razi dans Tafsir-e-Mafatihu’l-Ghaib, Jalalu’d-din Suyuti dans Durru’l-Mansur, Imam Tha’labi dans Tafsir-e-Kashfu’l-Bayan, Tabrani dans Ausat,  Hakim dans Mustadrak, volume 3, page 151,  Sulayman Balkhi Hanafi dans Yanabiu’l-Mawadda, chapitre 4, Seyyed Ali Hamadani dans Mawaddatu’l-Qurba, Mawadda 2, Ibn Hajar Makki dans Sawa’iqu’l-Muhriqa, Tabari dans son Tafsir aussi bien que son histoire, Mohammad ibn Yusuf Ganji Shafi’i dans Kifayatu’t-Talib, chapitre 100, page 233. Beaucoup d’autres grands savants sunnites ont rapporté du Prophète (SAW) : « Mes Ahl-bayt sont comme l’arche de Noé. Celui qui y monte est sauvé; celui qui s’en détourne sera noyé et perdu. » L’Imam Muhammad Idris Shafi’i a fait référence à l’authenticité de ce hadice dans ses couplets qu‘Allama Fazil Ajib a inscrits dans son Zakhiratu’l-Ma’al

73 branches 

L’Imam Shafi’i, l’un des savants religieux distingués des écoles sunnites, admet que l’attachement à la famille pure du Prophète (SAW) est le moyen d’être délivré car, des soixante-treize branches que compte l’Islam, seule celle qui suit le courant de pensée des descendants du Prophète (SAW) est sûre d’être délivrée.   

Hadith complet sur ‘Ali 

Ibn Abbas rapporte que le Saint-Prophète (p) dit : « Ô ‘Alî, tu es le détenteur de ma connaissance, mon Walî (soutien rapproché) et ami, mon successeur, l’héritier de ma connaissance et mon calife. Tu es le mandataire de l’héritage de tous les prophètes précédents. Tu es le confident d’Allah sur cette terre et la preuve d’Allah pour la totalité de la création. Tu es un pilier de l’Imân (foi) et le gardien de l’Islam. Tu es une lampe dans l’obscurité, la lumière qui guide, et pour les personnes au monde, tu es la norme élevée. Ô ‘Alî ! Celui qui te suit est délivré ; celui qui te désobéit périra, tu es la voie lumineuse et le Droit Chemin ; tu es le chef des hommes purs, le chef des croyants. Ceux dont je suis le Maître (Mawlâ), ‘Alî en est également le Maître (Mawlâ) et je suis le Maître de chaque croyant et de chaque croyante. Seul celui qui est né d’un mariage légal est ton ami. Allah ne m’a pas transporté aux cieux pour discuter seulement avec moi, Il me dit : « O Muhammad ! Transmets mes salutations à ‘Alî et dis-lui qu’il est l’Imâm de Mes amis et la lumière des adorateurs d’Allah. » Félicitations à toi, O ‘Alî, de cette excellence merveilleuse. » Cheikh Sulaymân Balkhi dans Yanâbi’-ul-Mawaddah rapporte du Manâqib d’Ahmad qui rapporte lui-même d’Ibn Abbas ce hadith qui décrit plusieurs des mérites de ‘Alî. Abû Mu’ayyad ibn Muwafiq-ud-Dîn, le meilleur orateur de Khawârizm, dans son Fadhâ’il Amîr-ul-Mu’minîn, (imprimé en 1313 A.H.), chapitre XIX, page 240, cite les sources relatant que le Prophète dit : « Lorsque j’ai atteint Sidrat-ul-Muntahâ (la station la plus élevée pendant le Mi’râj), j’ai été interpelé en ces termes : « Ô Mohammad ! Quand tu as testé le peuple, qui parmi eux était le plus obéissant ? » Je répondis : « ‘Alî. » Alors Allah me dit : « Tu dis la vérité, Muhammad. » et Il ajouta : « As-tu choisi un Vicaire qui transmettra ton savoir au peuple et enseignera à mes serviteurs les choses qu’ils ne connaissent pas de Mon Livre ? » Je répondis : « Ô Allah ! Qui que tu choisiras, je le choisirai. » Il dit alors : « J’ai choisi ‘Alî pour toi. Je le fais ton Vicaire et successeur. » Et il arma ‘Alî de Sa Connaissance et de Sa Patience. Il est le Commandeur des Fidèles, que personne ne peut égaler parmi ses prédécesseurs ou successeurs. »  Il y a de nombreux hadith semblables dans les ouvrages authentiques sunnites. Une partie des ulémas sunnites équitables, comme Nizzam Basri a reconnu ce fait. Ainsi, Salâh-ud-Dîn Safdî dans son ouvrage al-Wâfî Bi-l-Wafiyyah, traitant du rapport émis par Ibrâhim ibn Sayyâr ibn Hânî al-Basrî conne sous le nom de Nizzam al-Mu’tazalî, indique : « Le Prophète d’Allah (p) confirma l’Imamat de ‘Alî et le nomma Imam (guide). Les compagnons du Prophète (p) se rendaient entièrement compte de cela mais Umar, pour préserver Abu Bakr, occulta l’Imamat de ‘Alî. » Les ulémas sunnites, comme Sheikh-ul-Islâm Hamwaini dans Farâ’id, chapitre 37, al-Khawârizmî dans Manâqib, Tibrâni dans al-Awat, Ganji al-Shâfi’i dans Kifâyat-ut-Tâlib (et une foule d’autres) citent de Abû Hurairah et d’autres que le Prophète (p) dit : « ‘Alî est avec la Vérité, et la Vérité est avec ‘Alî. » Abû Hurairah relate encore (comme enregistré par les ulémas sunnites tels que al-Hâkim al-Nîshâpûrî dans Mustadrak, volume II, page 124, l’imama Ahmad ibn Hanbal at-Tibrani, et bien d’autres) que le Prophète (p) dit : « ‘Alî est avec le Coran et le Coran est avec ‘Alî. Ces deux ne seront pas séparés jusqu’à ce qu’ils me rejoignent à la fontaine de Kauthar. ‘Alî est de moi, et je suis de ‘Alî. Celui qui le profane, me profane, et celui qui me profane, profane Allah. »  586. “Al-Manâqib” d’Ibn al-Maghâzilî: 243; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 4/410; “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 2/154; “Yanâbî’ al-Mawaddah”. 587. 587. “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 2/385; “Sunan al-Bayhaqî”: 3/276; “Al- Manâqib” d’Ibn al-Maghâzilî: 197; “Al-Tabarî”: 2/514; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/190. 588. “Kanz al-‘Ommâl”: 6/122; “Al-Tabarî”: 2/201; “Al-Khawârizmî”: 250; “Al-Fadhâ’il” d’Ahmad: 253; “Ibn al-Maghâzilî”: 42/200; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 13; “Mustadrak al-Çahîhayn” d’al-Hâkim al-Nîsâpûrî: 3/125; “Al-Bayhaqî”: 7/65; “Yanâbî’ al-Mawaddah: 282; “Musnad Ahmad”: 4/369; “Ibn al-Maghâzilî”: 254. 589. “Kanz al-‘Ommâl”: 5/95; “Al-Tarmathî”: 13/173. 590. “Al-Manâqib” d’Ahmad: 194, 239; “Kanz al-‘Ommâl”: 5/31; “Al-Jâmi'” d’al-Suyçutî: 2/83; “Ibn al-Maghâzilî”: 245; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 126. 591. “Musnad Ahmad”: 5/94; “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 3/128; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/217; “Al-Tabarânî”. 592. “Al-Fadhâ’il” d’Ahmad: 253; “Ibn al-Maghâzilî”: 67; “Al-Khawârizmî”: 83; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/201. 593. “Kanz al-‘Ommâl”: 6/158; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 11/173; “Chawâhid al-Tanzîl”: 2/223; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 94.  594. “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/201; “Al-Fadhâ’il” d’Ahmad: 253; “Ibn al-Maghâzilî”: 67; “Akhtab Khawârizm”: 83. 595. “Al-Tarmithî”: 13/178; “Ibn al-Maghâzilî”: 122; “Osod al-Ghâbah”: 4/26; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/216. 596. “Manâqibal Imâm ‘Alî Ibn Abî Tâlib (p)” d’Ibn al-Maghâzilî al-Châfi’î 597. “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 3/109; “Musn
ad Ahmad”: 4/368, 5/419; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 9, 24; “Ibn al-Maghâzilî”: 16; “Al-Manâqib” d’Akh-tab Khawârizm: 94; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 8/290; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/390; “Yanâbî’ al-Mawaddah”. 
598. “Ibn al-Maghâzilî”: 70; “Arjah al-Matâlib”: 544. 599. “Musnad Ahmad”: 1/151, 3/213; “Al-Tarmathî”: 2/135; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 20; “Kanz al-‘Ommâl”: 1/247; “Ibn al-Maghâzilî”: 222. 600. “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 2/241; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 6/58; “Akhtab Khawârizm”: 86; “Ibn al-Maghâzilî”: 90. 601. “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/109; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/157; “Al-Daylamî”. 
602. “Hulyat al-Awliyâ'”: 1/341; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/177; “Ibn al-Maghâzilî”: 242; “Al-Khawârizmî”: 42; “Yanâbî’ alMawaddah”: 112. 603. “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 1/230; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/168; “Ta’rîkh Baghdâd” d’al-Khatîb al-Baghdâdî: 1/316; “Ibn al-Maghâzilî”: 49; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 266. 604. “Kanz al-‘Ommâl”: 6/154; “Al-Tabarânî”: 5/32; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 1/165; “Thakhâ’ir al-‘Oqbâ”: 65; “Ibn al-Maghâzilî”: 230. 605. “Ibn al-Maghâzilî”: 15; “Al-Istî’âb”: 2/457. 606. “Ibn al-Maghâzilî”: 119, 242; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/177; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 112, 419; “Al-Khawârizmî”: 253. 607. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/141; “Musnad Ahmad”: 4/263; “Al-Khaçâ’iç” d’Al-Nasâ’î: 39; “Al-Tabarî”: 2/408; “Kanz al-‘Ommâl”: 5/58. 608. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/109; “Musnad Ahmad”: 4/370; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 25; “Al-Tarmathçi”; “Al-Tabarânî”. 609. “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 3/132; “Musnad Ahmad”: 1/331; “Yanâbî’ al-Mawaddah”.  610. “Al-Bohayqî”: 4/53; “Kanz al-‘Ommâl”: 7/176; “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 2/276; “Ibn al-Maghâzilî”: 93. 611. “Mustadrak al-Sahihayn” d’al-Nîsâpûrî: 3/14; “Al-Tabarî”: 2/272; “Al-Tarmathî”: 2/9; “Ibn al-Maghâzelî”: 37; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 57. 612. “Al-Khaçâ’iç” d’Al-Nasâ’î: 5; “Al-Tarmathî”; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 61; “Ibn al-Maghâzelî”. 613. “Ibn al-Maghâzelî”: 129; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 233; “Ta’rîkh Baghdâd” d’Al-Khatîb al-Baghdâdî: 5/37; “Al-Khawârizmî”: 235. 614. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/122; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/156; “Al-Daylamî”. 615. “Kanz al-‘Ommâl”: 6/153; “Al-Dârqotnî”. 616. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/129; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/153. 617. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/137; “Ibn al-Maghâzilî”: 65, 104; “Hulyat al-Awliyâ'”: 1/63; “Akh-tab Khawârizm”: 229. 

618. “Sahîh Muslim”: 2/361; “Al-Tarmathî”: 2/299; “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/130; “Musnad Ahmad”: 3/198; “Al-Nasâ’î”; “Osod al-Ghâbah”: 3/40. 619. “Al-Bokhârî”: 5/19; “Muslim”: 2/360; “Al-Tarmathî”: 5/304; “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/109; “Ibn Mâjah”: 1/28; “Musnad Ahmad”: 3/338. 620. “Ibn al-Maghzilî”: 47; “Mîzân al-I’tidâl” 2/313. 621 “Tafsîr al-Tabarî”: 3/171; “Chawâwhid al-Tanzîl”: 2/356; “Al-Dor al-Manthûr”: 6/379; “Yanâbî’ al-Mawddah”: 61. 622. “Ibn al-Maghâzilî”: 67; “Al-Khawârizmî”: 236; “Farâ’id al-Samtayn”; “Yanâbî’ al-Mawaddah”. 623. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/127; “Kanz al-‘Ommâl”: 5/30; “Al-Jâmi'” d’Al-Suyûtî: 1/374; “Al-Tarmithî”; “Ibn al-Maghâzilî”: 80. 624. “Sahîh Muslim”: 1/48; ” Al-Tarmithî”: 2/299; “Al-Nasâ’î”: 8/117; “Al-Khaçâ’iç” d’al-Nasâ’î: 27; “Musnad Ahmad”: 6/292; “Ibn al-Maghâzilî”: 191. 625. “Yanâbî’al-Mawaddah”: 88; “Farâ’id al-Samtayn”; “Rabî’ al-Abrâr”; “Mawaffaq Ibn Ahmad al-Khawârizmî”.  626. “Ibn al-Maghâzilî”: 45; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 181. 627. “Ibn al-Maghâzilî”: 69; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 125. 628. “Kanz al-‘Ommâl”: 5/33; “Al-Riyâdh al-Nadhirah” 2/211; “Ibn al-Maghâzilî”: 219; “Al-Bayhaqî”. 629. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/123; “Kanz al-‘Ommâl”: 6/156; “Al-Tabarânî”; “Ibn al-Maghâzilî”: 240, 278; “Al-Khawârizmî”: 62. 630. “Al-Tabarânî”; “Yanâbî’ al-Mawaddah”: 2/3. 631. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/122; “Musnad Ahmad”: 3/82; “Al-Tabarânî”: 6/55; “Kanz al-‘Ommâl”; “Al-Bayhaqî”. 632. “Mustadrak al-Sahîhayn” d’al-Hâkim al- Nîsâpûrî: 3/141; “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 1/583; “Ta’rîkh Baghdâd” d’Al-Khatîb al-Baghdâdî: 2/51; “Hulyat al-Awliyâ'”: 2/182; “Al-Riyâdh al-Nadhirah”: 2/219. 633. “Makârim al-Akhlâq”, op. cit., p. 444. 634. Idem, pp. 444-445. 635. Cf.: le verset coranique 25 de
la Sourate 83. 
636. Makârim al-Akhlâq, op. cit., p. 445. 637. Ahmad Ibn Hanbal dans “Al-Manâqib”. 638. Rapporté par al-Tabarânî, voir: “Al-Sawâ’iq al-Muhriqah”, p.96. 639. Rapporté par Ibn al-Maghâzilî al-Châfi’î en citant le témoignage d’Anas Ibn Mâlik, ainsi que al-Khawârizmî dans ses “Manâqib” et al-Qandûzî al-Hanafî dans “Al-Yanâbî'”. 640. “Uçûl al-Kâfî”: 2/73.  641. “Ta’rikh Ibn ‘Asâkir”: 2/442. .

AHL-UL-BAYT DANS LE SAINT CORAN

Le Saint Coran est la Source de la Pensée et l’Origine de la Législation et des Valeurs islamiques. Ce qui y est dit est Révélation et Parole Divine Sacrée, qui formule le mode de la vie et précise ses lois.  Tout Musulman le sait : ce que le Saint Coran a apporté constitue sa Législation et son Message dans la vie, et il est tenu de l’appliquer et de marcher à sa Lumière. Le Saint Coran a évoqué les Ahl-ul-Bayt (S) de la façon suivante.  1) L’évocation de leur nom courant. En effet, le Saint Coran les appelle tantôt “Ahl-ul-Bayt”, comme dans le Verset de Tat-hîr, tantôt “al-Qorbâ” (les proches parents), comme dans le Verset d’al-Mawaddah. De nombreux autres Versets ont été révélés à leur propos, Versets que la Tradition du Prophète (Ç) avait expliqués à l’intention de la Ummah, et que de nombreux exégètes et rapporteurs de hadith ont mentionnés dans leurs livres et encyclopédies.  2) La mention d’événements et de faits relatifs aux Ahl-ul-Bayt, et la Révélation de nombreux Versets faisant état de leurs vertus et de leur rang, les louant et appelant la Ummah à eux dans leur ensemble, comme dans le Verset de Mubâhalah et le Verset de It’âm dans la Sourate al-Dahr, etc. ou individuellement, comme dans le Verset d’al-Wilâyah :  «Vous n’avez pas de Maître en dehors d’Allah, de Son Prophète et de ceux qui font l’aumône tout en s’inclinant humblement.» (Sourate al-Mâ’idah, 5 : 55).  Nous allons maintenant aborder avec plus de détails quelques-uns de ces Versets – très nombreux – qui évoquent les Ahl-ul-Bayt, pour mettre en évidence leurs vertus.  Le Verset de Tat-hîr (la Purification)  «O vous, les Gens de la Maison! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, et vous purifier totalement.» (Sourate al-Ahzâb, 33 : 33)   Les interprétations et les récits concordent pour affirmer que les personnes visées par le terme “Ahl-ul-Bayt” sont les Membres de la Famille du Prophète, à savoir ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn.  Ainsi, il est rapporté, dans “al-Dur al-Manthûr”, d’al-Çiyûtî :  «Selon al-Tabarânî, citant Umm Salma, le Messager d’Allah a dit à Fâtimah : “Amène-moi ton mari et tes deux fils.” Lorsqu’elle l’eut fait, le Prophète les recouvrit d’un voile de Fadak puis, posant la main sur eux, il dit : “O Allah ! Ils sont la Famille de Muhammad ! Prie donc sur la Famille de Muhammad et bénis-la comme Tu l’as fait pour la Famille d’Ibrâhîm. Tu es en effet Digne de Louanges et de Gloire.”»  Umm Salma ajoute : «J’ai alors levé le voile pour entrer avec eux, mais le Prophète l’a retiré de ma main en me disant : ‘”Tu es bien, là où tu es.”»  Selon Umm Salma, l’épouse du Prophète, un jour, alors que le Saint prophète se trouvait chez elle, sur un lit lui appartenant, recouvert d’un voile khaybarite, Fâtimah apporta un récipient contenant un mets. Le Prophète lui dit: «Appelle ton mari et tes deux enfants al-Hassan et al-Hussayn.» Elle s’exécuta. Pendant qu’ils mangeaient, il fut révélé au Prophète :  «O vous les Ahl-ul-Bayt ! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.»  Le Prophète les couvrit alors de son voile, dont il sortit la main pour la lever vers le ciel en disant : «O Allah ! Ce sont les Gens de ma maison et les miens ! Eloigne donc d’eux la souillure et purifie-les totalement.» Il répéta ces paroles trois fois.  Et Umm Salma d’ajouter : «J’ai alors fait entrer ma tête sous le voile en disant : O Messager d’Allah ! Suis-je aussi avec vous? – Tu vas bien deux fois, me répondit-il.»   Le Messager d’Allah continua d’expliquer à la Ummah le sens de ce noble Verset et à le lui faire assimiler afin qu’elle marche à sa Lumière. Il dit notamment : «Ce Verset a été révélé à propos de cinq personnes : moi-même, ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn. O vous les Ahl-ul-Bayt ! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.»  De même, l’interprétation de ce Verset et la confirmation des noms qu’il désigne sont attribués à ‘Ayechah : «Un jour, le Prophète est sorti, revêtu d’un drap à poils noirs. Lorsqu’al-Hassan est venu, il l’a placé sous le drap ; puis al-Hussayn est venu, et il l’a placé sous le drap ; ensuite Fâtimah est venue, et il l’a placée sous le drap ; enfin ‘Alî est venu, et il l’a placé sous le drap. Puis il a dit : “O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.”»  Selon un autre récit, le Messager d’Allah avait l’habitude de passer à la porte de la maison de Fâtimah chaque fois qu’il sortait pour la Prière de l’aube, et de dire: «A la Prière ! O Ahl-ul-Bayt ! A la Prière!.. Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.»  Ainsi, le Saint Coran met en évidence le rang élevé des Ahl-ul-Bayt, et insiste sur leur Pureté et leur éloignement de la souillure, des péchés et des caprices de l’âme. Leur conduite est donc un exemple à suivre. Le Saint Coran ne les a présentés de la sorte que pour attirer l’attention de la Ummah sur l’importance de leur rang et leur position exaltée, et pour lui recommander de les vre et de se référer à eux afin de bien comprendre la Chari’ah, de déterminer ses statuts à travers leurs explications, et de recourir à eux en tant que critère lorsque des litiges apparaissent et que les avis divergent.  Plusieurs Versets du Saint Coran désignent clairement les Ahl-ul-Bayt comme des Imams, des exemples à suivre par les Musulmans après le Prophète.  Lorsque le Prophète s’appliqua pendant plusieurs mois à s’arrêter, à l’aube, devant la porte de la maison de ‘Alî et de Fâtimah pour les appeler à la Prière, en les désignant sous l’appellation de “Ahl-ul-Bayt”, il voulait à l’évidence faire connaître l’identité de ces Ahl-ul-Bayt, expliquer la signification exacte du Verset d’al-Tat-hîr, attirer l’attention de la Ummah sur la place de choix qu’ils occupent, et lui signifier l’obligation de les aimer, de les soutenir et de leur obéir.  En effet, Abû-l-Hamrâ’, cité par al-Tabarî, témoigne: «Pendant six mois, le Messager d’Allah s’arrêta au niveau de la porte de ‘Alî et de Fâtimah, pour dire: “O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.”»  Selon al-Fakhr al-Râzî, dans “al-Tafsîr al-Kabîr”, après la Descente du Verset coranique : «Ordonne la Prière à ta Famille, et persévère toi-même dans la Prière.» (Sourate Tâhâ, 20 : 132), le Prophète allait chaque matin chez ‘Alî et Fâtimah, et disait: “A la Prière !” Il le fit pendant plusieurs mois.   Selon un récit rapporté par Hammâd ibn Salma, citant ‘Alî ibn Zayd, citant Anas : «Le Prophète passa dant six mois devant la porte de Fâtimah chaque fois qu’il sortait pour prier, et il disait : “A la Prière ! O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.”»  Ceci montre clairement l’attention soutenue du Prophète pour cette Ma
ison bénie et sa volonté d’amener les Musulmans à bien comprendre que les occupants de cette Maison sont les siens, de qui Allah a éloigné la souillure et qu’Il a purifiés totalement, après qu’Il lui a intimé cet Ordre :
 
«Ordonne la Prière à ta Famille, et persévère toi-même dans la Prière.» (Sourate Tâhâ, 20 : 132)  Il ressort clairement de ce Verset : «O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.», qui s’adresse aux Ahl-ul-Bayt à la deuxième personne du pluriel, au masculin et non pas au féminin (‘ankum = de vous) et Yotahirrukum = vous purifier), que les personnes visées par ce Verset sont les cinq dont les noms ont été cités plus haut, et non pas les épouses du Prophète -comme l’ont cru certains exégètes. Car s’il s’agissait effectivement des épouses du Prophète, la Parole d’Allah se serait adressée à elles en employant le féminin: ‘ankun-na = de vous [épouses du Prophète], et Yotahirkun-na = vous purifier [vous, les épouses du Prophète].  
Ce Verset trace une voie au contenu et à la signification larges, et attire notre attention sur des vérités essentielles dans la vie islamique, afin de nous éviter de tomber dans un problème de compréhension et de manquer les desseins véritables du Livre d’Allah, Qui a voulu fonder la Ummah sur la Pureté et l’éloignement de la souillure et du vice, et Qui a fait des Ahl-ul-Bayt l’axe et le phare de cette fondation. Car aucun autre Musulman n’a eu droit à une telle description dans le Saint Coran, et Prophète ne s’est adressé à aucun autre Musulman avec ce qualificatif, le qualificatif de la Pureté absolue et de l’éloignement des péchés et des fautes.  Le Verset de Mawaddah  «Dis : “Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour envers les Proches.”»
(Sourate al-Chûrâ, 42 : 23)
 Le Messager d’Allah a bien spécifié qui est désigné par ce Verset béni, et qui sont ceux envers qui l’amour, l’obéissance et l’imitation sont obligatoires.  

Selon les exégètes, les rapporteurs de hadith et les biographes, les ”proches” visés dans ce Verset sont ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn.  Ainsi, selon al-Zamakh-charî, dans son “Tafsîr al-Kach-châf”:  «… On raconte qu’une fois, les polythéistes s’étaient réunis et s’étaient dit les uns aux autres : “croyez-vous que Muhammad soit interrogé sur le salaire qu’il touche…?” Et alors fut révélé le Verset:  «Dis : “Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour envers les proches.”»  Et al-Zamakh-charî d’ajouter:  «Et on relate que lorsque ce Verset a été révélé, on demanda au Prophète: O Messager d’Allah ! Qui sont tes proches que nous avons l’obligation d’aimer? – ‘Alî, Fâtimah, et leurs fils, répondit le Prophète.»  Selon al-‘Allâmah al-Bahrânî, citant “Al-Musnad” d’Ahmad ibn Hanbal, citant Sa’îd ibn Jubayr, Ibn ‘Abbâs a dit :  «Lorsque cette Parole : “Dis : “Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour envers les proches” a été révélée, on demanda : O Messager d’Allah ! Qui sont tes proches que nous avons l’obligation d’aimer? – ‘Alî, Fâtimah, et leurs fils, répondit le Prophète.»   Al-Fakhr al-Râzî a confirmé ce qui suit dans le ”Tafsîr al-Kabîr”, après avoir mentionné la parole d’al-Zamakh-charî (l’auteur d'”Al-Kach-châf”), concernant la Famille de Muhammad:  «Et moi je dis : la Famille [Âle] de Muhammad sont ceux dont le sort lui revient. Car plus le sort de quelqu’un lui est totalement et solidement lié, plus on est de sa famille. Or il ne fait pas de doute que les liens entre le Messager d’Allah et Fâtimah, ‘Alî, al-Hassan et al-Hussayn sont des plus solides, et cela est prouvé par des témoignages concordants.  C’est donc eux qui sont obligatoirement la Famille du Prophète.»  De même, il y a eu controverse concernant le mot “Âle”. Les uns ont dit que “Âle” désigne les proches, les autres disent qu’il signifie la Ummah du Prophète. Or, si nous considérons la première hypothèse, il s’applique aux quatre personnes déjà citées, soient ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn ; et si nous retenons la seconde hypothèse, il s’applique également à eux. Ainsi, dans tous les cas, les personnes précitées font partie des “Âle”. Mais y en a-t-il d’autres, qui soient désignées par ce terme? Cela est controversé, et la controverse est alimentée aussi bien sur le plan des témoignages rapportés que sur celui du rationnel, comme nous l’avons Toujours est-il que, selon l’auteur d'”Al-Kach-châf”, lorsque ce Verset fut révélé, on a demandé au Prophète: «O Messager d’Allah ! Qui sont tes proches que nous avons le devoir d’aimer ?» Et le Prophète a répondu : «’Alî, Fâtimah et leurs deux fils.»  Il en ressort donc que ces quatre personnes sont les “proches” du Prophète. Ce lien étant établi, les quatre personnes en question ont droit à plus de révérence. La preuve en est :  1) La Parole d’Allah précitée : «… si ce n’est l’amour envers les proches.» “Les proches” signifie ici, comme nous l’avons vu à travers des témoignages concordants, les quatre personnes déjà citées.  2) Il ne fait pas de doute que le Prophète aimait Fâtimah, puisqu’il a dit :  «Fâtimah est une partie de moi. Celui qui lui fait du mal m’aura fait du mal.»   De même, des témoignages concordants prouvent que Muhammad aimait ‘Alî, al-Hassan et al-Hussayn. Et cela étant établi, toute la Ummah a l’obligation de lui emboîter le pas et de les aimer, puisqu’Allah dit :  «O Prophète ! Dis : “Suivez-moi, si vous aimez Allah ; Allah vous aimera.”» (Sourate Âl ‘Imrân, 3 : 31)  «… suivez-le [le Prophète] ! Peut-être alors serez-vous dirigés.» (Sourate al-A’râf, 7 : 158)  «… ceux qui s’opposent à son ordre [du Prophète] doivent prendre garde…» (Sourate al-Nûr, 24 : 63)  «… vous avez, dans le Messager d’Allah, un bel exemple…» (Sourate al-Ahzâb, 33 : 21)  3) La Prière pour les “Âle” a une importance de premier plan, c’est pourquoi une telle Prière a été placée à la fin de la Prière rituelle prescrite, laquelle se termine par les mots : «Allâhumma Çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad» (O Allah ! Prie sur Muhammad et sur la Famille (Âle) de Muhammad). Personne d’autre que les “Âle” n’a eu droit à une telle glorification. Ainsi, l’amour  our les “Âle” de Muhammad s’affirme comme une obligation. Il est utile de rappeler ici ce qu’a professé l’imam al-Châfi’î (R) :  «Si l’amour pour les Âle Muhammad est un “refus”,   «Que les Thaqalaynattestent que je suis un “refusard”.»  Selon al-Tabarî, citant Ibn ‘Abbâs :  «Lorsque le Verset : “Dis : “Je ne vous demande pour cela aucun salaire, si ce n’est votre amour pour les proches” a été révélé, on a demandé au Prophète: “O Messager d’Allah ! Qui sont tes proches qu’il nous est obligatoire d’aimer ?”, et le Prophète a répondu: “‘Alî, Fâtimah, et leurs deux fils.”» (Rapporté par Ahmad dans “Al-Manâqib”.  Ibn al-Monthir, Ibn Abî Hâtam, Ibn Marduwayh et al-Tabarânî ont rapporté, dans “Al-Mu’jam al-Kabîr”, en citant Ibn ‘Abbâs, exactement la même affirmation concernant les personnes visées par le Verset. (24)  Selon un récit sain (Hadith Çahîh) sur al-Hassan ibn ‘Alî, celui-ci fit un jour un prône dans lequel il déclara :  «Je suis un des membres des Ahl-ul-Bayt, de qui l’amour est rendu obligatoire par Allah à tout Musulman, puisqu’Allah a dit : “Dis : “Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour envers les proches.”»  Dans le Verset d’al-Tat-hîr (la Purification), Allah a établi la Purification des Ahl-ul-Bayt, et les a dépouillés de toute souillure. Il a fait comprendre à la Ummah, par l’établissement de cette Purification, leur valeur et leur rôle missionnaire dans sa vie (de la Ummah), et c’est pourquoi ils ont mérité l’amour et la fidélité qu’ordonne le Saint Coran dans ce Verset. Le Saint Coran n’entend pas, par cet amour, seulement le lien affectif et l’amour cordial -car l’amour et l’affection qui vivraient dans l’âme et la conscience, sans se traduire par des actes qui les incarneraient, c’est-à-dire sans suivre l’exemple des Ahl-ul-Bayt, marcher sur leurs traces, et se conformer à leur Ecole et à leurs actes et paroles, n’auraient pas de valeur.  Lorsque le Saint Coran prête la parole au Prophète dans ce Verset, en lui ordonnant d’informer sa Communauté et tout le monde qu’il ne leur demande, en contrepartie du fait de lancer l’Appel et de les orienter vers Allah, que d’aimer ses proches, de leur rester fidèles et de suivre leur Voie, il veut seulement sauvegarder la Marche originelle de la Ummah, et garantir sa ligne doctrinale et législative en s’orientant vers les Ahl-Bayt, conformément aux Préceptes du Coran.  Sans la garantie de l’intégrité des Ahl-ul-Bayt, et de leur compétence pour guider la Ummah vers le Droit Chemin, le Saint Coran n’aurait pas parlé d’eux en ces termes spécifiques, et il n’aurait pas ordonné au Prophète de demander à la Communauté musulmane l’amour envers les Ahl-ul-Bayt, comme compensation de sa Mission.  Ce texte coranique nous fait connaître la nécessité d’observer les Enseignements des Ahl-ul-Bayt et de suivre leur exemple, en raison de leur Pureté et de leur intégrité. Le Saint Coran veut nous suggérer, par ce moyen, d’être rassurés lorsque nous nous attachons aux Ahl-ul-Bayt, que nous observons leur Voie, et comprenons l’Islam à leur façon, étant donné qu’ils constituent une Voie dont la rectitude est garantie.  La masse de témoignages des “mufassir”, des conteurs et des rapporteurs de hadith, mettant en évidence l’interprétation par le Prophète de ce Verset béni, interprétation que nous avons citée, n’a pu que susciter dans les coeurs des Musulmans l’amour envers les Ahl-ul-Bayt, et l’a érigé en une Vérité qui vit dans le for intérieur de tout Musulman, s’incarne dans sa conduite, apparaît dans ses sentiments, et se détermine dans son attitude vis-à-vis des Ahl-ul-Bayt, de leurs amis et de leurs ennemis, de leur Voie, de leur Jurisprudence, de leur exégèse, de leur orientation, de leur explication de la Doctrine et de la Chari’ah, de leur programme d’action politique et de leur Direction.  L’honneur particulier auquel ont eu droit les Ahl-ul-Bayt a donc une signification particulière, et constitue une indication précieuse sur laquelle les Musulmans doivent méditer profondément afin d’être pleinement conscients de leurs devoirs envers eux.  Le Verset de Mubâhalah  «Si quelqu’un te contredit après ce que tu as reçu en fait de Science, dis : “Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes: nous ferons alors une exécration réciproque en appelant la Malédiction d’Allah sur les menteurs.”» (Sourate Âle ‘Imrân, 3 : 61)  Il s’agit d’un événement historique immortel, que les historiens et les mufassir ont relaté, et qui a mis en évidence l’immunité de la Famille du Prophète (‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn) aux yeux d’Allah, et sa place sublime dans la Ummah.  Cet événement, comme nous le rapportent les historiens et les exégètes, est la “Mubâhalah”. Il a eu lieu lorsqu’une délégation (26) de Chrétiens de Najrân crut pouvoir discuter avec le Prophète et tenter de le contredire.   Alors, Allah ordonna à Son Messager, dans ce Verset, d’appeler ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn, et de se diriger avec eux vers la vallée, et de demander aux Chrétiens de convoquer leurs fils et leurs femmes pour venir avec eux, afin de prier Allah de faire descendre Sa Malédiction sur les menteurs d’entre les deux parties.  Selon al-Zamakh-charî, dans “Al-Kach-châf”:  «Lorsque le Prophète les [les Chrétiens] appela à l’invocation de l’exécration, ils dirent : “Attendez, que nous nous concertions.”  Puis, lorsqu’ils entreprirent leur concertation, ils demandèrent à leur vicaire : “O ‘Abdul Maçih ! Qu’en penses-tu ?” Celui-ci répondit: “O assemblée des Chrétiens ! Muhammad est un Prophète Envoyé (…). Par Allah ! Aucun peuple n’a jamais affronté un Prophète dans une invocation d’exécration sans que périssent ses vieillards, et sans qu’il ne soit privé de ses enfants ! Si vous le faites, vous périrez tous (…). Préservez donc la paix avec cet homme, et rentrez chez vous.” Lorsque le Prophète revint, en étreignant al-Hussayn et en tenant la main d’al-Hassan, laissant Fâtimah marcher derrière lui, et ‘Alî derrière elle, et qu’il dit à ces derniers : “Si j’invoque Allah, dites : Amîn !”, l’archevêque de Najrân s’écria : “O assemblée des Chrétiens ! Je vois des visages par lesquels si Allah voulait déplacer une montagne, Il le pourrait ! N’invoquez pas l’exécration d’Allah, sinon vous périrez et aucun Chrétien ne restera à la surface de la terre jusqu’au Jour du Jugement !” Sur ce, les Chrétiens dirent au Prophète : “O Abû-l-Qâsim (28) ! Nous avons décidé de ne pas te provoquer en invocation d’exécration, de t’approuver pour ta Religion, et de rester fidèles à la nôtre.” Le Prophète leur dit : “Si vous refusez l’invocation de l’exécration, convertissez-vous donc à l’Islam, et vous aurez les devoirs et les droits des Musulmans.” Comme ils  refusaient son offre, il leur dit : “Je vous combats donc !” Ils répondirent : “Nous ne pouvons pas combattre les Arabes. Mais nous concluons avec toi un traité de réconciliation en vertu duquel tu t’abstiendras de nous attaquer, de nous menacer et de nous détourner de notre religion, et nous t’offrons en contrepartie deux mille dalmatiques, mille au mois de Çafar, et mille autres au mois de Rajab, ainsi que trente cuirasses ordinaires en fer.” Le Prophète accepta l’offre de réconciliation et dit: “Par Celui Qui tient mon âme entre Ses mains! Le dépérissement planait sur les gens de Najrân. S’ils avaient invoqué l’anathème, ils auraient été transformés en singes et en porcs, et la vallée aurait éclaté en feu autour d’eux. Allah aurait déraciné Najrân ses habitants, et même les oiseaux juchés sur la cime des arbres.Avant l’écoulement d’une année, tous les Chrétiens auraient péri.”»  Poursuivant son interprétation du Verset de Mubâhalah, et l’exaltation de la position sublime des Ahl-ul-Bayt, en prenant le hadith de ‘Ayechah pour témoin, il écrit :  «Si le Prophète a fait passer leur invocation avant lui-même, c’est pour attirer l’attention sur leur position sublime, leur place proche [d’Allah], et pour montrer qu’ils ont la primauté sur soi-même, et qu’on a le devoir de se sacrifier pour eux. Il y a dans tout cela une preuve des plus solides de la Vertu des Gens du manteau (Ahl al-Kisâ’) et une indication évidente de la véracité de la prédication du Prophète, car personne parmi les amis de l’Islam ou parmi ses détracteurs n’a prétendu qu’ils [les Chrétiens de Najrân] ont répondu positivement à l’invitation du Prophète.»  L’événement met face à face le camp de la Foi et celui du polythéisme. Ceux qui représentaient le camp de la Foi représentaient naturellement l’avant-garde de la Bonne Direction, le sommet de la Ummah, le meilleur d’elle-même, et dont lque le Coran a défié les ennemis de l’Islam, et que ce sont leurs adversaires qu’il a traités de menteurs passibles de l’Anathème et de la Torture : «… en appelant la Malédiction d’Allah sur les menteurs.»  

Sans la garantie de leur intégrité et de leur véracité, Allah ne leur aurait pas conféré un tel honneur, et le Saint Coran ne les aurait pas considérés comme tels.  Al-Fakhr al-Râzî a noté, dans son “Tafsîr al-Kabîr” le même récit qu’avait relaté al-Zamakh-charî. La concordance totale de leurs exégèses en ce qui concerne ce point est à cet égard significative. Après avoir rapporté ce que al-Zamakh-charî avait relaté, al-Râzî commente :  «Sachez que l’authenticité de ce récit fait l’unanimité des exégètes [mufassir] et des rapporteurs de hadith.»  Al-‘Allâmah al-Tabâtabâ’î, parlant de la signification de ce Verset et affirmant que les personnes qu’il désigne -celles par lesquelles Allah a défié Ses ennemis- sont le Messager d’Allah, ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn, a écrit :  «Les rapporteurs de hadith l’ont transmis et admis [ce fait] unanimement. Les auteurs des recueils (Jâmi’) l’ont établi dans leurs recueils; parmi eux, citons Muslim, dans son “Çahîh”, al-Tirmithî, etc. De même, les historiens l’ont confirmé.  Puis les exégètes ont tenu unanimement à le citer et à le faire figurer dans leurs exégèses, sans aucune réserve ni objection. Parmi eux, il y a de nombreux rapporteurs de hadith et d’historiens, comme al-Tabarî, Abû-l-Fidâ’, Ibn Kathîr, al-Çiyûtî et bien d’autres.»  Il y a donc unanimité chez les exégètes pour préciser l’identité des Ahl-ul-Bayt, affirmer l’obligation de les aimer et souligner leur position sublime dans la Ummah.  Lorsque les deux Versets précités confèrent la qualité de Pureté aux Ahl-ul-Bayt -‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn- nous devons comprendre que cette Pureté s’applique à la totalité de leur être, la Pureté de la pensée, de l’âme, de la conscience et de la conduite. Une Pureté qui exclut toute souillure, tout élément contaminé et étranger à l’esprit de l’Islam. Leur Pureté s’identifie à celle de l’Islam dans toute son originalité et s’incarne dans leur pensée, leur conduite, leurs sentiments. Par conséquent, l’Islam qu’ils prêchent est à l’abri de toute contamination, de toute intrusion, de toute erreur et de toute déviation, Allah les ayant purifiés et dépouillés de tout péché, et ayant établi leur Droiture et leur Intégrité. C’est pour préserver la Pureté de l’Islam et permettre aux Musulmans de ne pas s’écarter de ses Enseignements, que le Saint Coran a rendu obligatoire l’amour et l’obéissance envers eux.   Dans le Verset de Mubâhalah, Allah défie, par les Ahl-ul-Bayt, les détracteurs de l’Islam. Et c’est parce qu’ils occupent une position privilégiée auprès de Lui qu’Il ordonne au Saint Prophète de se mettre à la tête de cette constellation pure pour lancer un défi aux ennemis d’Allah, un défi que personne ne saurait oser relever, puisque lancé par une élite de gens pieux dont la Prière de demande (Du’â’) est à coup sûr exaucé et entendu par Allah. Car Allah ne refuse pas la demande de ceux qu’Il a tant privilégiés, purifiés et rapprochés de Lui.  Dans ce Verset, il y a des détails linguistiques auxquels il est impératif de s’arrêter et qu’il est indispensable d’expliquer dans leur contexte précis si l’on veut éviter toute confusion et tout malentendu. Le Verset parle de “nous-mêmes”, de “nos femmes” et de “nos fils”, et le Prophète a amené ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn. Si le Prophète n’était pas sorti précisément avec ces quatre personnes, on aurait pu penser que “nos femmes” désigne les épouses du Prophète en général, “nos enfants”, Fâtimah et les autres filles du Prophète, et “nous-mêmes”, le Prophète tout seul. Mais, en sortant avec ces quatre personnes, à l’exclusion de toute autre, le Prophète a écarté toute ambiguïté et nous a fait savoir que l’élite et l’avant-garde des femmes de la Ummah, c’est Fâtimah, que l’élite des fils des Musulmans sont bien al-Hassan et al-Hussayn -que le Saint Coran a établis comme étant les fils du Prophète. Enfin, le Saint Coran a considéré ‘Alî comme faisant partie du Prophète lui-même (“nous-mêmes”).  Le Verset de Çalât  «Oui, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète. O vous les Croyants ! Priez sur lui et appelez sur lui le Salut.» (Sourate al-Ahzâb, 33: 56)  Dans les Versets précédents, le Saint Coran a parlé de la Pureté des Ahl-ul-Bayt et de l’obligation de les aimer, tout en les désignant.  Les exégètes ont précisé leur identité et leurs noms. Dans le Verset dont nous traitons ici, Allah annonce comme un Ordre obligatoire la Prière sur le Prophète et sur sa Famille. Une telle obligation réaffirme et rehausse la position des Ahl-ul-Bayt, et ne laisse aucun doute sur l’obligation faite à la Ummah de les révérer.  Al-Fakhr al-Râzî a mentionné, dans son “Tafsîr al-Kabîr”, l’explication de ce Verset faite par le Prophète. Il écrit à ce propos :  «Lorsque l’on a demandé au Prophète : “O Messager d’Allah ! Comment prier sur toi ?”, il a répondu : «Dites: “O Allah ! Prie sur Muhammad et sur les Âle Muhammad, comme Tu a prié sur Ibrâhîm et sur les Âle Ibrâhîm ; et bénis Muhammad et les Âle Muhammad comme Tu as béni Ibrâhîm et les Âle Ibrâhîm ; en effet, Tu es Digne de Louanges et de Gloire.”»  Et avant d’introduire ce hadith, il a exposé l’exégèse, l’interprétation, de ce Verset en faisant ce commentaire:  «C’est la preuve, chez les Châfi’ites, que cet Ordre [de prier sur Muhammad] est une obligation. Ainsi, la Prière sur le Prophète devient obligatoire ; tout en n’étant pas obligatoire en dehors du Tachah-hud, elle est obligatoire dans le Tachah-hud.»  Et al-Râzî de s’interroger:  «Si Allah et Ses Anges prient sur lui [le Prophète], en quoi aurait-il besoin de notre Prière ?»  A cette interrogation, nous répondons que la Prière sur lui ne soulève pas la question de savoir s’il a besoin ou non de notre Prière ; autrement il n’aurait pas besoin non plus de la Prière des Anges, une fois qu’il a la Prière d’Allah !  L’Ordre nous est intimé de prier sur lui, par compassion pour nous, car notre Prière sur lui nous donne l’occasion de le glorifier afin qu’Allah nous en récompense. C’est pourquoi le Prophète a dit:  «Quiconque prie sur moi une fois, Allah prie sur lui dix fois.»  Dans “al-Dur al-Manthûr”, d’al-Çiyûtî, ‘Abdur Razzâq, Ibn Abî Chîbah, Ahmad, ‘Abd ibn Hamîd, al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, al-Tirmithî, al-Nasâ’î, Ibn Mâjah et Ibn Marduwayh ont rapporté de Ka’ab ibn ‘Ajrah:   «Un homme a dit: “O Messager d’Allah ! Pour ce qui est du Salut sur toi, nous l’avons compris. Mais comment prier sur toi ?” Le Prophète répondit : “Dites: O Allah ! Prie sur Muhammad et sur les Âle Muhammad [la Famille de Muhammad], comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur les Âle Ibrâhîm; en effet, Tu es Digne de Louanges et de Gloire.”»  Il y a, en dehors de ce récit, dix-huit hadith qui établissent que les Âle du Prophète lui sont associés dans la Prière, et ces hadith sont rapportés par les auteurs de Sunan et
de recueils, en citant plusieurs Compagnons dont : Ibn ‘Abbâs, Talhah, Abû Sa’îd al-Khidrî, Abû Hurayrah, Abû Mas’ûd al-Ançârî, Buraydah, Ibn Mas’ûd, Ka’ad ibn ‘Umrah et ‘Alî.
 
A ce propos, Ahmad et al-Tirmithî ont rapporté de l’Imam al-Hassan ibn ‘Alî que le Prophète avait dit :  «L’avare est celui qui ne prie pas sur moi lorsque je suis évoqué chez lui.»  Ainsi, les jurisconsultes s’accordent-ils pour affirmer l’obligation de la Prière sur Muhammad et sur les Âle Muhammad pendant le Tachah-hud de la Prière rituelle et l’obligation d’évoquer les Âle Muhammad dans la Prière.  Lorsqu’on observe bien ce Verset, on comprend clairement la raison d’être de cette Législation et de son caractère d’obligation, à savoir la glorification des Âle Muhammad, qu’Allah a purifiés totalement en les dépouillant de toute souillure, afin que la Ummah suive leur exemple, emprunte leur Voie, et résolve ses différends en se référant à eux.  Ainsi, si la Prière rituelle est considérée comme nulle et non avenue lorsqu’on omet de prier sur les Âle Muhammad, c’est parce que ceux-ci sont l’avant-garde de la Ummah et doivent être reconnus comme l’exemple à suivre. Si leur Droiture n’était pas garantie, et si la justesse de tout ce qu’ils ont fait n’était pas incontestable, Allah n’aurait pas ordonné aux Musulmans de toutes les époques de s’attacher à eux et de prier sur eux dans chaque Prière rituelle. Cette répétition de la Prière sur Muhammad et les Âle Muhammad, et l’obligation de la faire dans la Prière rituelle, visent à attirer l’attention des Musulmans, pendant chaque Prière, sur leur importance, leur position et la nécessité de les suivre, de marcher sur leurs traces et de s’attacher à eux.  La Sourate al-Insân  

«Les hommes purs boiront à une coupe dont le mélange sera de camphre. Les serviteurs d’Allah boiront à des sources que Nous ferons jaillir en abondance. Ils tenaient fidèlement leurs promesses, ils redoutaient un Jour dont le mal sera universel. Ils nourrissaient le pauvre, l’orphelin et le captif, pour l’amour d’Allah. “Nous vous nourrissons pour plaire à Allah Seul ; nous n’attendons de vous ni récompense, ni gratitude. Oui, nous redoutons, de la part de notre Seigneur, un Jour menaçant et catastrophique.” Mais Allah les a protégés du malheur de ce Jour. Il leur fera rencontrer la fraîcheur et la joie. Ils les récompenseras  pour leur patience, en leur donnant un Jardin et des vêtements de soie. Là, accoudés sur des lits d’apparat, ils n’auront à subir ni soleil ardent, ni froid glacial. Ses ombrages seront cueillis. On fera circuler parmi eux des vases d’argent et des coupes de cristal, de cristal d’argent, et remplies jusqu’au bord. Ils boiront à une coupe dont le mélange sera de gingembre, puisé à une source nommée là-bas: “Salsabil”. Des éphèbes immortels circuleront autour d’eux. Tu les compareras, quand tu les verras, à des perles détachées. Quand tu regarderas là-bas, tu verras un délice et un faste royal. Ils porteront des vêtements verts, de satin et de brocart. Ils seront parés de bracelets d’argent. Leur Seigneur les abreuvera d’une boisson très pure. “Cela vous est accordé comme récompense. Votre zèle a été reconnu.”» (Sourate al-Insân, 76 : 5-22)  Dans ces Versets bénis, le Saint Coran parle des Ahl-ul-Bayt, et les place au sommet de la crainte révérencielle. Il les présente comme des modèles et des exemples à suivre par l’humanité, afin que les générations leur emboîtent le pas et marchent sur leurs traces. L’événement historique à l’occasion duquel ces Versets bénis sont descendus met en évidence la position élevée des Ahl-ul-Bayt, leur sublimité dans l’application et l’observance de la Chari’ah, leur dévouement aux Préceptes d’Allah, et indique qu’ils sont des gens pieux qui guident vers le Paradis quiconque les suit et suit leur Voie.  En effet, al-Zamakh-charî écrit, dans son tafsîr (exégèse) de ces Versets:  «Selon Ibn ‘Abbâs, al-Hassan et al-Hussayn sont tombés malades un jour, et le Messager d’Allah est venu, avec d’autres personnes, leur rendre visite. Il dit [à l’Imam ‘Alî]: “O Abû-l-Hassan ! Pourquoi ne fais-tu pas une promesse à Allah pour [la guérison de] tes fils ?”. ‘Alî, Fâtimah et Fidh-dhah, la servante, promirent de jeûner pendant trois jours s’ils guérissaient. Il s’ensuivit qu’ils guérirent. [Pour le repas de l’Iftâr] ‘Alî emprunta trois Çâ’ [mesure de grains] d’orge, dont Fâtimah moulut un pour cuire cinq pains, un pain chacun. Alors que chacun d’eux avait pris son pain pour rompre le Jeûne, n quémandeur se présenta, et leur dit : “Que la Salut soit sur vous, ô Gens de la Maison de Muhammad ! Je suis un Musulman pauvre. Nourrissez-moi, Allah vous nourrira des tables du Paradis !” Ils lui offrirent alors généreusement leurs pains, et passèrent la nuit sans avaler autre chose que de l’eau. Ils passèrent la journée du lendemain en Jeûne. Le soir, lorsqu’ils voulurent rompre le Jeûne, et alors qu’ils s’apprêtaient à manger leur nourriture, un orphelin se présenta, et ils le nourrirent. Le surlendemain, un prisonnier de guerre se présenta au même moment, et ils agirent de la même manière [que les soirs précédents]. Le matin du quatrième jour, ‘Alî amena al-Hassan et al-Hussayn chez le Prophète qui, les voyant trembler de faim comme des poussins, dit : “Que cela me fait mal, l’état dans lequel vous vous trouvez !” Sur ce, il les ramena chez Fâtimah, et il vit celle-ci dans son mihrâb, le ventre collé au dos et les yeux creux. Cela le chagrina. L’Ange Jibrîl descendit alors et dit : “Tiens, ô Muhammad ! Allah te bénit par les Gens de ta maison!” Puis il récita la Sourate.»  Al-Tabarsî a relaté le même récit dans son tafsîr “Majma’ al-Bayân”. Il a aussi rapporté le récit suivant :  «’Alî ibn Ibrâhîm a mentionné que son père lui avait raconté, en citant ‘Abdullâh ibn Maymûn, qui citait Abî ‘Abdullâh [Ja’far al-Çâdiq], lequel avait dit : “Il y avait de l’orge chez Fâtimah. On en fit un peu de bouillie qu’ils s’apprêtaient à manger. A ce moment-là, un pauvre se présenta et dit : “Qu’Allah vous entoure de Sa Miséricorde !” Alors, ‘Alî lui donna le tiers de la bouillie. Tout de suite après, un orphelin se présenta et dit : “Qu’Allah vous entoure de Sa Miséricorde !” Et ‘Alî lui offrit un tiers de la bouillie. Puis un captif se présenta et dit: “Qu’Allah vous entoure de Sa Miséricorde !” ‘Alî lui donna le troisième tiers [de la bouillie d’orge] sans qu’ils en aient pris même une goutte pour eux. Allah fit descendre à leur propos, et à cette occasion, des Versets qui s’appliquent à tout Croyant qui fait de même pour l’amour d’Allah. C’est là une indication que la Sourate en question était “madanite” [médinoise = révélée à Médine]. Selon Abû Hamzah al-Thamalî, dans son tafsîr : “Al-Hassan ibn al-Hassan, Abû ‘Abdullâh ibn al-Hassan, m’a informé que toute la Sourate a été révélée à propos de ‘Alî et de Fâtimah.”»  Parlant des motifs de la Révélation de cette Parole d’Allah : «Ils nourrissent le pauvre, l’orphelin et le captif pour l’amour d’Allah…», al-Wâhidî a écrit:  «Selon ‘Atâ’, citant ibn ‘Abbâs : “Le motif en est que ‘Alî ibn Abî Tâlib a offert un jour ses services pour arroser des dattiers pendant toute une nuit, contre un peu d’orge. Lorsqu’il reçut l’orge, le lendemain matin, il en moulut le tiers et on en fit un mets appelé al-khazîrah. Quand le mets fut prêt, un pauvre se présenta, et on le lui donna. Puis on fit cuire le reste de l’orge. Lorsque ce fut prêt, un captif polythéiste se présenta, et on lui donna le mets. Et ils restèrent à jeun ce jour-là. Ce Verset fut alors révélé, à cette occasion.” Ainsi, les exégètes s’accordent-ils pour affirmer que ce Verset a été révélé à propos de ‘Alî et de sa Famille [Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn], bien que les récits divergent quant à la narration de l’événement.» (42)   On peut donc voir, dans ce Verset, un témoignage indiquant que les Ahl-ul-Bayt sont des gens pieux, qui dent vers le Paradis ceux qui les suivent.  Quelques-uns des Versets coraniques concernant Amîr al-Mu’minîn ‘Alî ibn Abî Tâlib  De nombreux Versets coraniques ont été révélés à propos du “Frère” du Messager d’Allah et Doyen de sa Famille, l’Imam ‘Alî ibn Abî Tâlib, qui a été élevé dans la maison du Prophète depuis sa première enfance.  Il a grandi auprès de lui, y a acquis son caractère, a cru en lui dès l’âge de dix ans, et l’a suivi. Puis il est devenu son porte-étendard, son soldat courageux dans toutes les batailles : Badr, Ohod, Hunayn, al-Ahzâb, Khaybar, Thât-al-Salâçil et dans bien d’autres combats au terme desquels l’Islam a remporté la victoire. Le Prophète lui-même a témoigné du courage et du rôle de l’Imam ‘Alî dans ces batailles victorieuses, et son témoignage constitue une décoration éternelle qui orne à jamais les pages de l’Histoire et qui matérialise, à l’intention de l’humanité, l’idée suprême du Sacrifice et du Jihâd.  Nous verrons, après la lecture des motifs de la Révélation, que les Versets révélés à propos du Commandeur des Croyants et l’Imam des Musulmans, ‘Alî ibn Abî Tâlib -mis à part ceux que nous avons mentionnés
à propos de l’ensemble des Ahl-ul-Bayt- parlent:
 a) du courage de l’Imam ‘Alî et de son Sacrifice sur le Chemin d’Allah ;  b) de son endurance face aux ennemis et aux moqueries qu’on lui faisait subir ;  c) de sa piété, de sa Crainte révérencielle, de son action, de son offrande, et de sa Direction des Croyants.  
Mentionnons-en quelques exemples:  Le Verset de la Wilâyah  «Vous n’avez pas de Maître en dehors d’Allah et de Son Prophète, et de ceux qui croient: ceux qui s’acquittent de la Prière, ceux qui font l’aumône tout en s’inclinant humblement. Ceux qui prennent pour Maîtres Allah, Son Prophète et les Croyants : voilà ceux qui forment le parti d’Allah, et qui seront les vainqueurs!» (Sourate al-Mâ’idah, 5 : 55-56)  Selon al-Zamakh-charî, dans “Al-Kach-châf”:  «Il [ce Verset] a été révélé à propos de ‘Alî (qu’Allah ennoblisse son visage) lorsqu’un mendiant l’a sollicité pendant qu’il était en position d’Inclination dans sa Prière, et qu’il a laissé tomber pour lui sa bague -qui flottait à son petit doigt- sans interrompre sa Prière. Si vous vous demandez comment il [ce Verset] peut être relatif à ‘Alî (qu’Allah ennoblisse son visage), alors que le terme désigne un pluriel, je vous répondrai : si le terme désigne un pluriel, bien qu’il s’agisse d’un seul homme, c’est pour inciter les gens à faire comme lui -dans le but d’obtenir la récompense qu’il a obtenue – et pour rappeler que la nature des Croyants devrait être tellement soucieuse de la piété, de la bienfaisance et du secours envers les pauvres, que même quand ils sont en train de faire la Prière, ils ne devraient pas ajourner l’accomplissement d’une action de bienfaisance – qui ne supporte aucun retard- jusqu’à la fin de leur Prière.»  Citant al-Kalbî, et parlant des circonstances de la Révélation de ce Verset : «Vous n’avez pas de Maître en dehors d’Allah et de Son Prophète, et de ceux qui croient : ceux qui s’acquittent de la Prière, ceux qui font l’aumône tout en s’inclinant humblement», al-Wâhidî a écrit:  «La fin de ce Verset concerne ‘Alî (que la Satisfaction d’Allah lui soit acquise), car il a donné sa bague à un mendiant pendant qu’il se trouvait dans la phase d’Inclination de sa Prière.»  Un grand nombre d’ouvrages de tafsîr et de hadith ont affirmé que ce Verset a été révélé à propos de ‘Alî. Pour plus de détails concernant ces livres, le lecteur peut consulter l’Annexe n° 4, à la fin de cet ouvrage.   Autres Versets  Il y a de nombreux Versets – dont le texte et l’explication ne sauraient être contenus dans le cadre de notre présente recherche- qui parlent de la position des Ahl-ul-Bayt, de leur honorabilité, et de la grandeur de leur personnalité. Quelques-uns d’entre eux concernent le père de cet arbre béni, l’Imam ‘Alî. Le lecteur peut les trouver dans les livres de tafsîr, de hadith et les biographies, dans les chapitres relatifs aux “circonstances de la Révélation”. Nous mentionnons ci-après quelques-uns de ces Versets:  1) «Tu n’es qu’un Avertisseur. Un Guide est donné à chaque peuple.» (Sourate al-Ra’d, 13 : 7)  Il est dit à ce propos que le Prophète a posé sa main sur sa poitrine et a dit : «Je suis un Avertisseur, et le Guide de tout peuple.» Puis, pointant sa main vers l’Imam ‘Alî, il a ajouté : «Tu es celui qui guide, ô ‘Alî ! C’est par toi que seront guidés les Croyants après moi 2) «Le Croyant serait-il semblable au pervers? Ils ne sont pas égaux!» (Sourate al-Sajdah, 32 : 16)  Dans ce Verset, ‘Alî est désigné comme le Croyant, et al-Walid ibn ‘Oqbah comme le pervers  3) «Celui auquel une Preuve de son Seigneur a été donnée peut-il rester dans le doute ? D’autant plus qu’un Témoin venu de la part de son Seigneur lui communique ceci.» (Sourate Hûd,11 : 17)  C’est au Prophète qu’une Preuve de son Seigneur a été donnée, et c’est l’Imam ‘Alî qui est le Témoin.  4) «… Sachez qu’Allah est son Maître, et qu’il a pour soutien Jibrîl et tout homme juste parmi les Croyants…» (Sourate al-Tahrîm, 66 : 4)  Le Juste parmi les Croyants, c’est ‘Alî ibn Abî Tâlib  5) «… et qu’une oreille attentive le retienne.» (Sourate al-Hâqqah, 69 : 12)  Selon de nombreux témoignages, lorsque le Prophète a récité ce Verset, en se tournant vers ‘Alî pour lui dire : «J’ai demandé à Allah que ce soit ton oreille» ‘Alî répondit : «Je n’ai jamais oublié quelque chose que j’avais entendu du Messager d’Allah.»   Selon al-Wâhidî, parlant des circonstances de la Révélation de ce Verset, on rapporte ce hadith, qui remonte à Buraydah:  «Le Messager d’Allah a dit à ‘Alî: “Allah m’a ordonné de te rapprocher de moi et de ne pas t’en éloigner, de t’apprendre et de te faire retenir, et Allah a voulu que tu retiennes. C’est pourquoi ce Verset a été révélé : “… et qu’une oreille attentive le retienne.”»  6) «… Le Miséricordieux accordera Son Amour à ceux qui auront cru et qui auront accompli des oeuvres bonnes.» (Sourate Maryam, 19: 96)  Selon les hadith, le Messager d’Allah a dit à l’Imam ‘Alî :  «O ‘Alî ! Dis : “O Allah ! Garde pour moi un Pacte chez Toi, et suscite dans les poitrines des Croyants un amour pour moi.”» C’est dans ces circonstances qu’Allah a révélé ce Verset relatif à ‘Alî.»  7) «Quant à ceux qui croient et qui accomplissent des oeuvres bonnes, voilà le meilleur de l’humanité.» (Sourate al-Bayyenah, 98 : 7)   Selon des hadith concordants, le Prophète dit à l’Imam ‘Alî, à ce propos : «Ceux-là sont toi-même et tes Chi’ites.»  8) «Placerez-vous celui qui donne à boire aux Pèlerins et qui est chargé du service de la Mosquée Sacrée, au même rang que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier ?…» (Sourate al-Tawbah, 9 : 19)  Selon les hadiths, sont visés dans ce Verset, d’une part Talhah et al-‘Abbâs -désignés par le premier terme de la comparaison-, et d’autre part l’Imam ‘Alî -comme celui qui croit. 

Le Coran: des centaines de versets en référence aux Imams (as)


Ne sont-ils pas le lien d’Allah dans: « Et cramponnez-vous ensemble au câble de Dieu et ne soyez pas divisés »,Les Véridiques dans « et soyez avec les véridiques », et « Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques dans ce sur quoi ils ont fait un pacte avec Dieu. Tel est donc, qui a achevé le terme de sa vie, et tel qui attend : tandis qu’ils n’ont varié d’aucune variation. »Le Chemin d’Allah dans « et voilà en tout droiture Mon chemin : suivez-le donc »,Son sentier dans « et ne suivez pas les sentiers : ils vous détacheraient de Son sentier »,Les commandants dans « O vous les croyants ! Obéissez à Dieu, et obéissez au messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement »,Les gens du Rappel dans « Demandez donc aux gens du Rappel si vous ne savez pas »,Les Croyants dans « et quiconque fait scission d’avec le Messager après que la guidée se soit manifestée à lui, et qui suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le détournerons comme il s’est détourné et le jetterons dans la Géhenne »,Ne sont-ils pas ceux qui ont reçu la faveur divine, mentionnés dans le Saint Coran, disant : « Guide-nous dans le chemin droit, le chemin de ceux que tu as comblés de bienfaits. » Il dit également : « Quiconque obéit à Dieu et au Messager, c’est ceux-là qui seront avec ceux que Dieu a comblé de Son bienfait : prophètes, véridiques, martyrs, gens de bien. » Ne leur a-t-il pas consacré le gouvernement général ? Ne le leur a-t-il pas réservé après le Messager ? Lisez : « Vous n’avez d’autre ami que Dieu et Son messager, et les croyants qui établissent l’Office et acquittent l’impôt cependant qu’ils s’inclinent. Et quiconque prend pour ami Dieu et Son messager et les croyants, c’est le parti de Dieu qui domine. »N’a-t-il pas fait de l’absolution à ceux qui se sont repentis, ont cru et ont fait de bonnes actions, une condition de leur guidance par leur gouvernement, en disant : « Je suis le grand pardonneur pour celui qui se repent et croit, et fait bonne œuvre puis se guide. »Leur gouvernement ne représente-t-il pas la sécurité ? « Le Dépôt que nous avions proposé aux cieux et à la terre et aux montagnes, ils ont refusé de le porter, et en ont eu peur, alors que l’homme le porta : celui-ci reste très prévaricateur, très ignorant. »Ne représentent-ils pas la soumission qu’Allah nous a ordonnée « Entrez à plein dans la soumission ; et ne suivez point les pas du Diable. »Ne sont-ils pas le délice à propos duquel Allah nous demandera : « Puis très certainement vous serez interrogés, ce jour-là, sur le délice. »Le Messager d’Allah n’a-t-il pas reçu l’ordre d’annoncer ce gouvernement ? N’a-t-il pas été pressé, sinon menacé par Allah, Exalté Soit-Il, de le faire : « Ô messager, communique ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur ; si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Dieu te protègera des gens. Non, Dieu ne guide pas le peuple mécréant. »Le Messager d’Allah n’a-t-il pas exécuté cet ordre le jour d’Al-Ghadîr, clamant son discours devant la foule rassemblée. Allah lui révéla ce jour-là : « Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la soumission soit votre religion. »Ne voyez-vous pas comment votre Seigneur a agi envers ceux qui ont renié ouvertement leur gouvernement, et comment le Prophète s’adressa publiquement, disant : « O Allah, si cela est la vérité que vous nous révélez, faites pleuvoir sur nous les pierres du ciel, ou bien faites-nous durement souffrir. » Allah fit alors pleuvoir des pierres d’argile comme Il le fit avec les gens de l’Eléphant, et révéla à cette occasion : « Un demandeur a demandé un châtiment échéant. Pour les mécréants, il n’est personne pour l’empêcher. » Les gens seront interrogés, le jour de la Résurrection, à propos de leur gouvernement, comme cela est rapporté dans le commentaire de la Parole Divine : « Et qu’on les arrête : ils doivent être interrogés. » Sans nul doute, leur gouvernement concerne ceux à qui Allah envoya les prophètes et installa pour eux les arguments et les régents, comme cela est expliqué dans le commentaire de la Parole Divine : « Et demande à ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi… »Ce gouvernement est ce qu’Allah a fait promettre, comme il est dit dans Ses Paroles, Exalté Soit-Il : « Et quand ton Seigneur prit, des enfants d’Adam, – de leurs dos, – leurs descendants, et qu’Il les fit témoigner sur eux-mêmes : ‘Ne suis-Je pas votre Seigneur ?’ Eux de dire : ‘Mais oui, nous témoignons !’ »Ils sont ceux qui suscitent l’envie, qu’Allah décrit en ces termes : « Vont-ils envier aux gens ce que Dieu leur a donné de par Sa grâce ? »Ils sont ancrés dans le savoir : « Ceux qui sont bien enracinés en la science disent : Nous y croyons. »Ils sont les gens des Limbes : « et sur les Limbes, des gens qui reconnaîtront tout le monde par ses traits caractéristiques. »Ils sont ceux qui glorifient leur Seigneur et L’exaltent : « Son nom est rappelé, matins et après-midi, chantent Pureté de Lui des gens que négoce ni troc ne distraient du Rappel de Dieu et de l’établissement de l’Office et de l’acquittement de l’impôt, qui redoutent le jour où les cœurs seront bouleversés, et aussi les regards. »Leurs demeures furent mentionnées ainsi : « dans les maisons que Dieu a permis que l’on élève haut, où son Nom est rappelé. »Leur chandelier, dans le verset al-Nûr, fut comparé à Sa lumière : « Il en est de Sa lumière comme d’une niche où se trouve une lampe … » et « Le plus haut exemple, lui, s’applique à Dieu. Et c’est Lui le Puissant, le sage. » Ils sont « ceux qui l’emportent, c’est bien eux qui l’emportent. »Ils sont les jeunes, les martyrs, les gens intègres, Allah en parle, et parle de leurs partisans en ces termes : « Parmi ceux que Nous avons créés, il y a une communauté qui guide par le droit : c’est par là qu’elle exerce la justice. »Il dit, à propos de leur parti et de celui de leurs ennemis : « Ne sont pas égaux les gens du Feu et les gens du Paradis. Ce sont les gens du Paradis qui réussissent. »Concernant ces deux partis, Il dit également : « Ferons-Nous de ceux qui croient et font œuvres bonnes comme de ceux qui commettent du désordre sur la terre ? Ou ferons-Nous des pie
ux comme des pervers ? »
Et aussi « Ceux qui s’acquièrent des maux comptent-ils que Nous allons les traiter comme ceux qui croient et font de bonnes œuvres, puisque sont égales leur vie et leur mort ? Que mauvais ce qu’ils jugent. »
Il dit à leur propos et de leurs partisans : « quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, ce sont eux les meilleurs de toute la création. »A leur propos et à propos de leurs adversaires : « Voici deux disputeurs qui disputent de leur Seigneur. Puis, quant à ceux qui mécroient, on leur taillera des vêtements de feu, tandis que dessus leurs têtes on versera l’eau bouillante. »A leur propos et à propos de leurs ennemis : « Celui qui est croyant est-il comme celui qui est pervers ? Ils ne sont point égaux ! Quant à ceux qui croient et font de œuvres bonnes, à eux alors les jardins du Refuge comme hôtel, pour prix de ce qu’ils œuvraient. Et quant à ceux qui pratiquent la perversité, leur refuge, alors, sera le Feu : toutes les fois qu’ils voudront en sortir, ils y seront ramenés, et on leur dira ‘Goûtez au châtiment du Feu, que vous traitiez de mensonge.’ »A leur propos et à propos de ceux qui se sont enorgueilli d’abreuver les pèlerins et de contrôler la Maison de Dieu, Il dit : « Ferez-vous égale la charge de donner à boire aux pèlerins et de contrôler ceux qui peuplent la Sainte Mosquée, à celui qui croit en Dieu et au Jour dernier, et lutte dans le sentier de Dieu ? Ils ne sont pas égaux, auprès de Dieu ! Et Dieu ne guide pas les gens prévaricateurs. »
Concernant leur honorable endurance et leur labeur bienfaisant, Il dit : « En voici un parmi les gens qui s’est vendu lui-même pour la recherche de l’agrément de Dieu. Et Dieu est doux avec Ses esclaves. » De même : « Dieu a-t-il acheté leurs personnes et leurs biens : ils combattent dans le sentier de Dieu, puis ils tuent, aussi bien qu’ils sont eux-mêmes tués. Promesse vraie qui, dans la Thora et l’Evangile et le Coran, Lui incombe. Et qui, plus que Dieu, est à remplir son pacte ? – Réjouissez-vous du troc que vous avez troqué. Voilà l’énorme succès. Ceux-là même qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui cheminent, qui s’inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable, ainsi que ceux qui gardent les bornes de Dieu ! Et fais bonne annonce aux croyants. » Et « Ceux qui, de nuit et de jour, en secret et ouvertement, font largesses de leurs biens, ont leur salaire auprès de leur Seigneur. Point de crainte sur eux ; ils ne seront pas affligés. »Ils furent vraiment véridiques, Il leur témoigna le droit : « celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux. »Ils sont le clan fidèle du Messager d’Allah, sa tribu la plus proche à laquelle Allah accorda Sa clémente protection et Sa magnifique sollicitude, disant : « Et avertis ton clan le plus proche. »Ils sont liés par la parenté : « cependant, ceux qui sont liés par la parenté ont priorité les uns sur les autres, d’après le Livre d’Allah. »Ils s’élèvent le Jour dernier jusqu’à Lui et Le rejoignent dans la demeure du Paradis, goûtant au délice : « ceux qui auront cru, et que leur descendance aura suivis en la foi, Nous ferons que leur descendance les rejoigne. Nous ne rognerons cependant quoi que ce soit de leurs œuvres. »Ils sont les gens du droit, dont le Coran parle : « Apporte donc au proche parent son droit. »Ils sont ceux à qui est dû le cinquième pour se laver la conscience : « Sachez qu’en vérité, de toute chose que vous capturez en butin, le cinquième appartient à Dieu et à Son messager, au proche parent », et ceux à qui le butin est réservé : « Tout ce que Dieu a fait qu’il revienne de butin à Son messager, des habitants des cités, cela appartient à Dieu et au Messager et aux gens de la parenté. »Ils sont les gens de la Famille à qui Allah s’adresse en ces termes : « Dieu ne veut, en vérité, que faire partir de vous la souillure, gens de la maison, et vous purifier de purification »

Ils sont les gens de la famille de Yassine qu’Allah a salué ainsi : « paix sur la famille de Yassine », sur la famille de Mohammad pour laquelle Allah a exigé de Ses serviteurs la prière et le salut : « Dieu et Ses anges se penchent sur le Prophète. O croyants, penchez-vous sur lui et saluez-le de salutations. » Ils dirent : « O Messager d’Allah, nous savons vous saluer, mais comment prier pour vous ? Il répondit : « Allah ! Prie sur Mohammad et la famille de Mohammad » (Hadith)
Il fut établi dans ce verset que la prière sur eux fait partie de la prière qu’Allah exigea de Ses serviteurs. C’est pour cette raison que les savants considèrent que ce verset les concerne. Abû Hajar, dans le chapitre 11 d’Al-Sawa’iq le pense aussi : « à eux le plus grand bien et aussi la plus belle retraite » et « les jardins d’Eden aux portes pour eux ouvertes.»Ils sont les élus parmi les serviteurs d’Allah Exalté, Soit-Il, les premiers à jouir des biens avec la permission divine, les héritiers du Livre divin, et à leur propos, Allah dit : « Ensuite, nous fîmes hériter du Livre ceux de Nos esclaves que nous avions choisis. Mais tel se manque à lui-même [celui qui ne reconnait pas les Imams], et tel est modéré [le partisan des Imams] et tel l’emporte au concours du bien par la permission de Dieu [c’est l’Imam]. C’est cela la grande grâce. » Tiré de “correspondances, les réponses chiites aux questions sunnites”Quelques Hadithes tirés de Târîkh al-Kholafâ’, de Jalâl-ul-Dîn As-Suyûtî Concernant les mérites de `Alî  1. Ahmad Ibn Hanbal dit : “Ce qui nous a été transmis concernant les mérites de `Alî, n’a été égalé par les mérites d’aucun des Compagnons du Messager de Dieu”. (A1-Hâkim) 

2. Citant Ibn `Abbâs, Ibn `Asâkir atteste : “Le livre de Dieu n’a révélé à propos d’aucune autre personne autant qu’il a révélé concernant `Alî. Trois cents versets ont été révélés au sujet de ‘Ali 

3. Al-Tabarânî et Abû Hatim rapportent qu’Ibn `Abbâs a dit: “Jamais le Seigneur n’a révélé les termes “Ô vrais Croyants” sans que `Alî y soit compris comme étant leur maître et leur chef. Le Seigneur a réprouvé à divers endroits les Compagnons du Prophète, mais il n’a jamais mentionné `Alî sans approbation”. Târîkh al-Kholafâ’, de Jalâl-ul-Dîn As-Suyûtî Concernant les mérites de `Alî 
4. A1-Tirmithî, AI-Nasâ’î et Ibn Majah, citant Habchi Ibn Jonada, ont rapporté que le Messager de Dieu avait dit : ” `Alî est de moi et je suis de `Ali’. 5. A1-Tabarânî rapporte, dans “Awsat”, citant Jâbir Ibn `Abdullâh, que le Messager de Dieu a dit : “Les gens sont de souches diverses, mais moi et `Alî, sommes d’une seule souche”. 
6. A1-Tabarânî rapporte dans “Awsat” et “Çaghîr” qu’Om Salma a relaté : “J’ai entendu le Messager de Dieu dire : “`Alî est avec le Coran et le Coran est avec `Alî. Ils ne se sépareront pas avant qu’ils arrivent à la fontaine de Kawthar au Paradis”. 


7. Ibn Sa`d rapporte que `Alî a dit : “Par Allah, jamais un verset du Coran n’a été révélé sans que je voie maintenant ce qu’il a révélé, où il a été révélé et à propos de qui il a été révélé, car mon Seigneur m’a doté d’un cœur sage et d’une langue éloquente”. 

8. Ibn Sa`d et d’autres rapportent d’Ibn Tofayl, que `Alî a dit: “Interrogez-moi sur le Coran, car il n’y a pas un verset dont je ne sache pas s’il a été révélé la nuit ou le jour, dans les plaines ou sur les montagnes”. 

9. A1-Tirmithî et al-Hâkim rapportent de `Alî que le Prophète a dit : “Je suis la Cité du Savoir, et `Alî en est la Porte”. 

10. Ibn Mas`ûd rapporte que le Prophète a dit : “Regarder `Alî est un acte de dévotion”. 

11. Ibn `Asâkir, citant le témoignage d’Abû Bakr, écrit : “Le Prophète dit : “Regarder `Alî est un acte de piété”. 

12. Muslim rapporte que `Alî a dit : “Par Celui qui a fendu les graines et créé l’âme, le Prophète m’a promis que ne m’aimera qu’un vrai Croyant et que ne me détestera qu’un hypocrite”. 

13. A1-Tirmithî rapporte qu’Abû Sa`îd al-Khudri a dit : “Nous avions l’habitude de reconnaître les hypocrites à leur haine pour `Alî”. 

14. Al-Tabarânî, citant le témoignage d’Om Salma, rapporte que le Prophète a dit : “Celui qui aime `Alî m’aura aimé et celui qui déteste `Alî m’aura détesté, et celui qui m’aura détesté aura détesté le Seigneur”. 

15. Abû Ya`lâ et A1-Bazzâr, citant Sa`d Ibn Abî Waqqâç, rapportent que le Messager de Dieu a dit : “Celui qui injurie `Alî, m’injurie aussi”. 

16. Ahmad rapporte, et al-Hâkim le confirme, qu’Om Salma a dit : “J’ai entendu le Messager de Dieu dire : “Celui qui injurie `Alî, m’injurie aussi”. 

17. Sa`îd Ibn al-Mussyyab rapporte que `Omar Ibn al-Khattâb avait l’habitude d`implorer Dieu de le préserver d’une situation difficile dans laquelle le père d’al-Hassan (`Alî) n’aurait pas été présent pour la résoudre, et qu’il dit un jour : “Personne parmi les Compagnons, à part `Alî, n’avait l’habitude de dire “Interrogez-moi”.” 

18. A1-Tabarâni rapporte dans “A1-Awsat” qu’Ibn `Abbâs a dit: “`Alî possédait dix-huit qualités éminentes qui n’étaient communes à aucun autre de ce peuple”. 

19. Al-Bazzâr rapporte en citant Sa`d, que le Messager de Dieu a dit à `Alî : “I1 n’est permis à personne ayant l’obligation d’accomplir l’ablution totale d’entrer dans la mosquée, excepté moi et toi”. 

20. Abû Ya`lâ rapporte qu’Abû Horayrah a relaté que `Omar Ibn al-Khattâb avait dit : “`Alî a été doté de trois choses dont si je ne possédais qu’une seule, elle me serait plus précieuse que si on m’avait donné des chameaux de haute race”. Lorsqu’on lui demanda quelles étaient ces trois choses, il répondit : “Son mariage avec Fâtimah, la fille du Prophète, son autorisation de rester à la mosquée dans le cas où cela me l’est interdit, et le fait d’avoir porté l’Etendard le jour de Khaybar”. 

21. Les deux Cheikhs (Al-Bokhâri et Muslim), se référant à Sa`d Ibn Abî Waqqâç, rapportent que le Messager de Dieu, ayant décidé de laisser derrière lui `Alî Ibn Abî Tâlib comme son Lieutenant pendant l’expédition de Tabuk, `Alî lui dit : “Ô Messager de Dieu ! Me laisses-tu derrière, parmi les femmes et les enfants ?” Le Prophète répondit : “N’es-tu pas content d’être à moi ce qu’Aaron avait été à Moïse, à cette différence près qu’il n’y aura pas de Prophète 
après moi ?” 

22. Selon Sahl Ibn Sa`d, le Messager de Dieu dit, le jour de Khaybar : “Je confierai sûrement l’Etendard, demain, à un homme entre les mains duquel le Seigneur accordera la victoire, un homme qui aime Dieu et Son Prophète et que Dieu et Son Prophète aiment”. Les gens passèrent la nuit à s’interroger sur l’identité de celui d’entre eux à qui l’Etendard serait confié. Une fois que l’aube se fut levée, ils se hâtèrent chez le Prophète, chacun d’eux espérant être l’heureux élu. “Où est `Alî le fils Abû Tâlib ?” demanda-t-il. Ils lui dirent : “il souffre d’un mal aux yeux”. I1 dit : “Faites-le venir”. Ils l’amenèrent et le Messager de Dieu projeta un peu de sa salive sur ses yeux et pria pour lui. `Alî fut rétabli parfaitement, comme s’il ne souffrait de rien, et le Prophète lui remit l’Etendard”. 

23. Citant Sa`d Ibn Abî Waqqaç, Muslim relate que lorsque le verset : “Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, etc.” (Sourate Âle `Imrân, verset 61) fut révélé, le Messager de Dieu convoqua `Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn et dit : “Ô Mon Dieu ! Ils sont ma Famille (Ahl ul Bayt)”. 

24. A1-Tirmithî et al-Hàkim confirment, en se référant à Borayda, que le Messager de Dieu dit: “Le Seigneur m’a ordonné l’amour de quatre hommes et m’a déclaré qu’Il les aime”. On lui demanda : “Ô Messager de Dieu ! Nomme-les”. I1 répondit : “`Alî en fait partie (il le répéta trois fois), Abû Thar, al-Miqdad et Salmân”. 

25. Abû No`aym rapporte dans “Al-Dalâ’il”, en se référant au père de Ja`far Ibn Mohammad que : “Deux hommes ayant eu une altercation, furent amenés devant `Alî qui s’assit au pied d’un mur. Un homme lui ayant dit : “Le mur va tomber”, il répondit : “Va au… Dieu est le Protecteur”. Il jugea entre les deux parties et s’en alla. Le mur tomba après son départ. 

26. A1-Tabarânî rapporte dans “Awsat”, et Abû No`aym dans “A1-Dalâ’il”, en citant Zadan, que pendant que `Alî relatait un Hadiths, un homme l’accusa de parler faussement. `Alî lui dit: “Pourrais je appeler l’anathème sur toi, si j’ai menti ?” I1 répondit : “Appelle-le”. `Alî le maudit, et lorsqu’il se retira de l’endroit sa vue l’avait quitté”. 

27. Abû1-Qâcim al-Zajjâjî relate dans ses “Dictées” que `Alî travailla sur les principes de la langue arabe, “La Grammaire de la Langue Arabe”. 

D’autres paroles du Prophète (saw) :

Le Prophète de Dieu (saws) a dit : « J’ai combattu pour la révélation du Coran et Ali combattra pour son Ta’wil (explication, interprétation) » (Rapporté par Al Tabarani dans son Kabir et dans Kanz ‘Amal) « ‘Alî est le plus grand véridique (As-Siddiq). » Cité dans “Al-Bohayqî”: 4/53; “Kanz al-‘Ommâl”: 7/176; “Al-Jâmi'” d’al-Suyûtî: 2/276; “Ibn al-Maghâzilî”: 93.  Le Prophète (p) dit : « Moi et ‘Alî fûmes créés de la même lumière divine 14’000 ans avant la création d’Adam. De l’échine du Prophète Adam et par sa sainte progéniture, Abd-ul-Muttalib hérita de cette lumière, et de lui, elle fut divisée pour s’orienter vers ‘Abdullâh (père du Prophète) et Abû Tâlib (père de ‘Alî). On m’accorda la mission de Prophète, alors que ‘Alî reçut le califat. »Il a été relaté de différentes manières : Ahmad Ibn Hanbal dans son Musnad, Sayyed ‘Alî al-Hamadânî dans Mawaddat-ul-Qurbâ, Ibn al-Maghâzilî al-Shâfi’î dans Manâqib et Dailamî dans al-Firdaous.  Seyyed Ali Hamadani Faqih Shafi’i indique dans la seconde des six Mawadda en son livre Mawaddatu’l-Qurba, citant un récit d’Anas ibn malik, que le Prophète a dit: “certes, Allah m’a rendu supérieur à tous les Prophètes, m’a choisi pour l’excellence et fait pour moi un successeur: mon cousin, Ali. Par lui, il a renforcé mes épaules, comme les épaules de Moise étaient renforcées par Aaron. Il (Ali) est mon successeur et mon auxiliaire. S’il y avait n’importe quel Prophète après moi, ca serait Ali, mais il n’y aura aucun Prophète après moi.” 


[1] Ahl-ul-Bayt

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